SALMAN AL FARISI » Paix et Amour entre les peuples

 SALMAN AL FARISI

25/4/2010

 

SALMAN AL FARISI

QUALIFICATIF : Le Chercheur de Vérité.

ORIGINE : Perse d'Ispahan d'un village appelé Dji.

ORIGINE SOCIALE : Aisée.

SA MORT : Mort à de vieillesse sous le Califat d’Ohmane (raa) à Médine.

 Salman Al Farisi était Persan. Ces derniers étaient connus pour être les adorateurs du feu. C'est lui qui était chargé par son père d'entretenir le feu de sorte qu'il ne devait jamais s'éteindre. Lors d'une visite dans un village appartenant à son père, il passa près d'une église et fut séduit par les chants religieux. Il médita sur sa croyance et en conclut qu'il était illogique qu'un homme qui adore un Dieu, en l’occurrence le Feu, doive l'entretenir pour qu'il ne meure pas. Son père inquiet de l'absence de son fils le fit chercher et le corrigea dès qu'il comprit ses idées. Salman Al Farisi déjoua la vigilance des siens et s'enfuit avec une caravane. Il suivit l'enseignement de plusieurs évêques chrétiens monothéistes. A la mort de son dernier maître, il s'en alla vers la Cité des Palmiers, cité qui devait selon les dires de son mentor, accueillir un Prophète.

Il partit avec une caravane mais il fut vendu comme esclave à un Juif des Banou Qoraidha de Médine. Alors que les jours s'écoulaient, il apprit qu'un homme se faisait appeler Prophète de Dieu. Avant d'aller à sa rencontre, il décida de le mettre à l'épreuve suite aux conseils de son maître. Il se présenta à Mohamed (paix et bénédiction d’Allah sur lui) avec un plateau de dattes. l'Envoyé d'Allah (paix et bénédiction d’Allah sur lui) déclara "Est ce un cadeau ou de la zakat". Salman répondit "C'est de la Zakat". Le Prophète (paix et bénédiction d’Allah sur lui) accepta le plateau en soulignant "Que cela soit pour les pauvres car pour nous, Prophètes , la Zakat nous est interdite". Un autre jour, il vint avec un plateau de dattes. Le Prophète lui demanda "Est ce un cadeau ou de la zakat" Salman lui dit "Ceci est un cadeau", le Prophète (paix et bénédiction d’Allah sur lui) accepta le cadeau et en mangea. Salman savait ces points particuliers qui étaient les signes des Prophètes, il ne lui manquait plus qu'à contrôler si Mohamed avait une excroissance de chair à la nuque comme l'avait précisé l'Evêque Chrétien. Cela fut chose faite. Dès confirmation, il témoigna devant le Prophète (paix et bénédiction d’Allah sur lui) et se convertit.

Salman ne put pas prendre part aux expéditions de Badr et d'Ohod en raison de son statut d'esclave en fuite. Il fut affranchi par un contrat de rachat. Salman fut l'homme qui apporta la réponse aux problèmes des Musulmans lorsqu'ils allaient faire face aux Coalisés. Il leur dit "Construisons une tranchée autour de la ville de telle sorte que l'ennemi soit désemparé". Le Prophète (paix et bénédiction d’Allah sur lui) fut séduit par cette idée originale qui n'avait pas court chez les Arabes mais qui était par contre bien connue des Perses. Les Coalisés (Mecquois et autres tribus), menés par Abou Sofiane, furent incapables après un mois de siège de prendre Médine. Les Musulmans sortirent vainqueur de cette attaque sans combat grâce à Dieu qui les assista et aux différentes ruses des Croyants.

Il demeura à Médine avec Abou Darda à qui il reprocha son excès de pratique en lui disant "Tes yeux et ta femme ont leurs droits, jeûne et mange, prie et dors". Salman était physiquement robuse, intelligent, pieux et d'un très bon caractère si bien que chaque tribu de Médine disait "Il est des Nôtres". Le Messager (paix et bénédiction d’Allah sur lui) répondit "Salman est des Nôtres et de la famille de Mohamed (paix et bénédiction d’Allah sur lui)". Ali (raa) lui donna le pseudo de Loqman le Sage.

Il recherchait sans cesse à s'informer, lisait tous les livres utiles qu'il trouvait.  Omar (raa) lui fit l'honneur de l'accueillir avec ses trois Compagnons durant le Califat. Il vendait des paniers d'osiers pour trois dirhams, un dirham représentait le coût d'un panier, un dirham était pour sa famille et le dernier était distribué aux Pauvres, acte qu'Omar (raa) lui reprocha. Il refusait la richesse malgré que l'Islam était la première puissance, il refusa le poste de gouverneur et disait "Si tu peux manger du sable sans commander deux hommes, alors, manges du sable". Il fut, malgré lui, nommé gouverneur. Il s'adressait à plus de 30 000 personnes s'assoyant sur la moitié d'un drap et se servant de l'autre moitié pour se couvrir. Il donnait tout son salaire de gouverneur et vivait de son travail manuel.

Un jour, un Damasquin (habitant de Damas) qui venait d'arriver en ville, l'aperçut, sans se douter qu'il s'adressait au Gouverneur de la région. Le Damasquin lui dit à peu près ceci "Dis moi, contre de l'argent peux tu me porter mes effets personnels jusqu'à untel !". Salman saisit les biens du Damasquin et les porta. Tout le long du chemin les Musulmans qui croisaient le Gouverneur lui disait "Que la paix et le salut soit sur le Gouverneur !" et ceci se répéta plusieurs fois de telle sorte que le Damasquin comprit que l'homme qui se tenait auprès de lui était en fait Salman Al Farisi. Le Damasquin pria Salman de laisser ses biens ! Salman lui répondit "Un contrat est un contrat !". Quelle modestie ! Imaginez vous un Président actuel en train de porter vos bagages pour quelques francs et traversant la ville chargé comme un domestique ?

Le poste de gouverneur ne lui convenait pas, il dit à ce sujet :"Ce qui me fait haïr ce poste, est qu'il est la douceur du lait et l'amertume du sevrage". Alors qu'il devait se bâtir une maison, il fit venir un homme qui lui dit "Tu me demandes de te bâtir une maison et si je tiens compte de exigences, ta maison te préservera du froid et de la chaleur et si tu te lèves ta tête touchera le toit et si tu t'allonges tes pieds toucheront le mur".

A l'approche de sa mort Saâd ibnou Abi Waqas (raa) vint le voir et le trouva en train de pleurer. "Qu'as tu ? lui demanda saâd ?" "N'as-tu pas vu dans quelle richesse je vis !" Saâd tourna son regard et ne vit qu'une écuelle dans laquelle il mangeait, un récipient qui lui servait de verre et de vase pour ses ablutions et une paillasse ! voilà quel était le capital de Salman sur terre !

Salman possédait un sac de musc qu'il avait gardé d'une bataille et se sentant faible, il demanda à sa femme de l'asperger de son contenu car l'odeur du musc était l'odeur préféré des Anges. "Je reçois des créatures de Dieu qui ne mangent pas mais qui aiment le parfum" disait-il. Quand sa femme l'eût parfumé, Salman lui demanda qu'elle se retire. A son retour, l'âme de Salman avait été cueilli par l'Ange de la Mort pour être donnée à son Créateur.

Salman Al Farisi mourut sous le califat d'Othman Ibn Al Affane de mort naturelle à Médine. Que la paix et la miséricorde de Dieu soit sur celui que l'on appelait "Le Chercheur de Vérité".

 

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