Ce que l'on a, ce que l'on est. » Paix et Amour entre les peuples

 Ce que l'on a, ce que l'on est.

4/5/2010

 

Mosquée Prophète MohammedCe que l'on a, ce que l'on est

 Le matérialisme et ses nombreuses ramifications constituent tout un pan de la philosophie occidentale. Dans ce schéma de pensée, le bonheur est quantifiable. Il se mesure au nombre et à la qualité des choses que l’on possède. On y confond le progrès de ce que l’on a et le progrès de ce que l’on est.

L’islam met en garde contre cette confusion des genres : nous pouvons avoir beaucoup et pourtant n’être pas grand-chose. Si je roulais dans une petite voiture et que maintenant je roule dans le coupé dernier cri, est-ce moi qui ai progressé ou ma voiture ?

En proclamant que le succès est lié aux choses que l'on possède, le matérialisme a plongé les hommes dans une spirale infernale : le matériel de plus en plus et de plus en plus vite. La personne en tant qu'être est mise en aparté et il ne reste plus qu'un consommateur qui désire perpétuellement avoir plus et mieux. En conséquence, l'humanité a pris le chemin de l'effort sur les choses : produire plus, produire mieux, produire plus vite. On qualifiera de développés les pays qui produisent plus. On qualifiera de pays en voie de développement ceux qui sont en retard dans la production des choses. Quant à ceux qui peinent à suivre la cadence, les pays sous-développés, ils sont les laissés-pour-compte d'un système où seuls existent ceux dont les chiffres de la croissance économique sont satisfaisants. Le problème de cette logique est qu'en faisant l'effort sur les choses, on améliore les choses mais pas les hommes !

L'islam proclame au contraire que le succès n'est pas lié aux choses mais à la foi et aux actions. Le secret de cette vérité est qu'en faisant des efforts sur sa foi et ses actions, l'individu prend de la valeur. Il devient honnête. Il devient doux. Il devient véridique. Il devient sincère. Il devient généreux. Les Prophètes (‘alayhimoussalâm) ne furent pas envoyés pour enseigner aux hommes l'utilisation des choses. Mais ils furent envoyés pour enseigner aux hommes la foi et les actions. « Vous êtes plus au courant que moi des affaires de ce monde » disait le Messager de Dieu (swallallâhou ‘alayhi wasallam) quand la récolte s'avéra mauvaise à Médine après que le Prophète (swallallâhou ‘alayhi wasallam) eût suggéré l'abandon d'une méthode traditionnelle pour la pollinisation des palmiers. Mais pour ce qui est de la foi et des actions, nul n'était plus savant que le Dernier des Messagers (swallallâhou ‘alayhi wasallam) : « Si Moûssa était vivant, il n'aurait eu d'autre choix que de me suivre. »

Cheikh 'Abdoul-Wahhâb (hafidhoihoullâh) disait : « La différence essentielle entre la science prophétique et les autres sciences est la suivante. Dans les autres sciences, on apprend à tirer profit des créatures. L'agriculture nous montre comment tirer profit de la terre. Les sciences exactes nous indiquent comment tirer profit de la matière... Mais la science prophétique nous montre comment tirer profit du Créateur pour devenir un profit pour les créatures. »

Quand cet effort sur la foi et les actions est développé, les choses que l'homme possède sont pour lui une bénédiction. Il les acquiert avec dignité sans piétiner la dignité des autres. Il les dépense avec générosité et contribue à rapprocher les êtres. « Quel bienfait que l'argent dans la main de l'homme pieux » nous dit le hadîth.

Mais quand l'effort sur la foi et les actions est délaissé, l'homme devient un loup au milieu d'une jungle : tous les coups sont permis pour avoir plus. « Ce n'est pas la pauvreté que je crains pour vous. Mais je crains que vous soient ouvertes les portes de ce bas monde comme elles le furent pour ceux d'avant vous. Je crains qu'alors vous vous battiez pour ce bas monde comme le firent ceux d'avant vous. Je crains qu'alors ce bas monde ne vous détruise comme il a détruit ceux d'avant vous. »

 Source : http://www.nasiha-islam.com

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