La générosité dans l'islam » Paix et Amour entre les peuples

 La générosité dans l'islam

26/9/2007

La générosité dans l’islam .


 la générosité a plusieurs sens : altruisme, gentillesse, bienveillance, complaisance, bonté, indulgence, humanité, charité, compassion, largesse, prodigalité, libéralité, philanthropie, abandon, cœur, grandeur, bienfait, don, courage, héroïsme, magnanimité, noblesse, vaillance, valeur.


La générosité de Dieu envers ses serviteurs


Dieu nous a crée avec un but qui est celui de l'adorer et de le connaître. Et nous le remercions pour les innombrables faveurs qu'Il nous a données. Il n'y a qu'un seul Dieu, et toutes Ses qualités sont uniques. Par exemple, considérons Sa générosité envers ses serviteurs.  

Dieu est le Seul Patron qui paye même lorsque, à priori on ne
travaille pas. Par exemple, pour la personne qui fait ses ablutions chez elle, et qui se rend à la mosquée, Dieu lui donne à chaque pas une récompense, et lui pardonne un péché, alors que cette personne n'est pas encore arrivée à la mosquée. De plus, de façon générale, lorsque l'on est soumis à un employeur dans ce monde, les deux parties profitent de la situation. Pour nous, il y a le salaire au bout, et pour lui, il y a le service rendu. Mais dans le cas d'obéir aux ordres de Dieu, c'est à sens unique. C'est une situation, où à chaque moment, nous sommes les seuls à profiter, puisque nos adorations ne font rien augmenter du trésor inépuisable de Dieu. 

Dieu est au dessus de tout besoin, et personne ne peut se plaindre de Ses décisions, sans risquer la destruction immédiate. Dieu lorsqu'Il décide d'une chose, n'a pas besoin de conseillers, et Il n'a pas peur de représailles de qui que ce soit. Dans une telle situation de domination, Allah aurait pu être injuste et personne n'aurait rien à redire. Mais de par Sa toute grâce, Il s'est interdit à Lui-même toute injustice, et Il a ouvert la porte de Son pardon à tout un chacun.


La générosité humaine


La générosité, la munificence et la dépense dans les œuvres de bien, étant pleinement confiant que cela sera restitué par Dieu le Très-Haut. 

Dieu le Très-Haut a dit: «Tout ce que vous dépensez (au service de Dieu), II vous le remplace». (Sourate 34 - verset 39) 

« Tout ce que vous dépensez comme bien c'est pour vous-mêmes. Vous ne dépensez qu'en vue du Visage de Dieu. Tout ce que vous dépensez comme bien vous sera rendu et vous ne subirez aucune injustice». (Sourate 2 - verset 272)

«Tout ce que vous dépensez comme bien, Dieu le sait parfaitement». (Sourate 2 - verset 273)

Quant aux Hadiths qui parlent de la générosité, nous trouvons: Selon Ibn Mas'ûd (Radia Allah ‘anh), le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) a dit: «L'envie n'est permise que dans deux cas:

1. Un homme à qui Dieu a donné une fortune et lui a donné la force de la dépenser dans les causes justes.

2. Un homme à qui Dieu a donné une sagesse (un savoir) qu'il emploie pour arbitrer les litiges et qu'il enseigne aux autres». (URA) 

Toujours selon Ibn Mas'ûd (Radia Allah ‘anh), le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) a dit: «Lequel de vous préfère l'argent de son héritier à son propre argent?» Ils dirent: «O Messager de Dieu! chacun parmi nous  préfère son propre argent». Il dit: «Son argent est ce qu'il a avancé (pour le Jugement dernier) et l'argent de son héritier est celui qu'il a remis à plus tard pour le dépenser». (Rapporté par Al Boukhâri)

Selon 'Adi Ibn Hâtem (Radia Allah ‘anh), le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) a dit: «Protégez-vous du feu (de l'Enfer) ne serait-ce que par un morceau de datte». (ura)

Jàber (Radia Allah ‘anh) rapporte: «Jamais on n'a demandé quelque chose au Messager de Dieu (Salla Allah ‘alih wa Salam) et qu'il ait dit «non». (ura)

Selon Abou Hourayra (Radia Allah ‘anh), le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) a dit: «Au matin de chaque nouvelle journée deux Anges descendent du ciel. L'un d'eux dit: «Seigneur Dieu! Donne à toute personne qui dépense (dans les œuvres de bien) la compensation de ce qu'elle dépense». Et l'autre dit: «Seigneur Dieu! Donne à tout avare un fléau pour l'emporter ou emporter ses biens». (ura)

Toujours selon lui, le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) a dit: «O fils d'Adam! Dépense (pour les autres) et on dépensera pour toi». (ura)

Selon 'Abdullàh Ibn 'Amr Ibn Al 'As (Radia Allah ‘anh), un homme demanda au le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) quel était le meilleur Islam. Il dit «Tu donnes à manger et tu salues qui tu connais et qui tu ne connais pas » (ura)

Toujours selon 'Abdullàh Ibn 'Amr Ibn Al 'As (Radia Allah ‘anh), le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) a dit: «II y a quarante bonnes actions dont la plus élevée est de prêter à son prochain une chèvre laitière (pour le faire profiter de son lait). Quiconque fait l'une de ces bonnes œuvres dans l'espoir de sa récompense et croyant fermement à ce que Dieu a promis pour elle, Dieu exalté l'introduit au Paradis». (Rapporté par Al Boukhâri) 

Selon Abou Oumâma (Radia Allah ‘anh), le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) a dit: «O fils d'Adam! Il t'est bien préférable de donner ce qui dépasse tes besoins; et si tu le gardes c'est pour toi un mal. Jamais on ne te reprochera de détenir ce qui répond à tes justes besoins. Quand tu donnes, commence par ceux qui sont à ta charge. La main supérieure vaut mieux que la main inférieure». (Rapporté par Moslem)

Anas (Radia Allah ‘anh) rapporte: «II n'est pas une seule fois où l'on ait demandé quelque chose au le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) comme prix de son entrée en Islam et qu'il ne l'ait pas donnée. Une fois quelqu'un vint à lui et il lui donna un troupeau remplissant l'espace qui séparait deux montagnes. Cet homme retourna parmi les siens et leur dit: «O mon peuple! Entrez en Islam car ce Mohammad donne à la manière de celui qui ne craint pas la pauvreté». Et effectivement on voyait quelqu'un entrer d'abord en Islam ne visant par cela que les biens de ce monde mais il ne tardait pas à aimer l'Islam bien plus que ce monde et tout ce qu'il porte». (Rapporté par Moslem)

'Omar (Radia Allah ‘anh) rapporte: «le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) fit une distribution. Je lui dis: «O Messager de Dieu! Il y a certainement d'autres gens qui méritaient plus ces donations». Il dit: «C'est comme s'ils m'avaient dit: «Ou bien tu nous donnes, ou bien nous te dirons ce que nous te dirons». Je leur ai donné pour qu'ils ne m'accusent pas d'avarice alors que je ne suis pas avare». (Rapporté par Moslem)  

Joubeyr Ibn Mot'im (Radia Allah ‘anh) rapporte: «Alors que je marchais aux côtés du le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) à son retour de la bataille de Houneyn, voilà que des Bédouins s'accrochèrent à lui, lui faisant leurs demandes. Si bien qu'ils l'acculèrent à des arbustes épineux qui lui arrachèrent son manteau. Le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) s'arrêta et leur dit: «Donnez-moi mon manteau. Si j'avais du bétail au nombre de ces arbustes, je le partagerais entre vous et jamais vous ne me trouverez ni avare ni menteur, ni poltron». (Rapporté par Al Boukhâri)

 

Selon Abou Hourayra (Radia Allah ‘anh), le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) a dit: «Jamais aumône n'a rien diminué d'une richesse et jamais pardon n'a ajouté à celui qui pardonne autre chose que de la considération. Chaque fois que quelqu'un se montre modeste par amour de Dieu, Dieu glorifié et honoré ne fait que l'élever davantage». (Rapporté par Moslem) 

Abou Kabsha (Radia Allah ‘anh) rapporte qu'il a entendu dire le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam): «Trois choses je jure de leur authenticité et apprenez bien ce Hadith que je vais vous citer:  

1. Jamais la richesse de quelqu'un n'a été diminuée par une aumône.  

2. Chaque fois que quelqu'un subit une injustice et la supporte avec patience, Dieu ne fait qu'augmenter sa considération.  

3. Chaque fois que quelqu'un choisit la porte de la mendicité, Dieu lui ouvre la porte de l'indigence.

Je vous cite maintenant un autre Hadith, apprenez-le: Les biens de ce monde appartiennent à l'un de ces quatre individus:  

1. Quelqu'un à qui Dieu a octroyé une fortune et une science (sagesse). Il craint ainsi Dieu dans la façon de la dépenser. Il en donne à ses proches et il sait que Dieu a une part dans cette fortune. Cet homme occupe la position la plus enviable.

2. Quelqu'un à qui Dieu a octroyé une science sans lui donner de fortune. Or son intention est sincère quand il dit: «Si j'avais de l'argent, je le dépenserais à la manière d'untel (celui dont on vient de parler). Il est alors jugé sur son intention; lui et le précédent sont égaux dans le salaire. 

3. Quelqu'un à qui Dieu a octroyé une fortune sans lui donner de science. Le voilà dépensant son argent à tort et à travers, sans ne nullement craindre son Seigneur dans ses dépenses et sans rien donner à ses parents. Il ne reconnaît non plus à Dieu aucun droit dans sa fortune. Celui-là occupe la position la plus mauvaise.  

4. Quelqu'un à qui Dieu n'a donné ni fortune ni science. Il ne fait que dire: «Si j'avais la richesse d'untel (celui dont on vient de parler), je la dépenserais à sa manière». Il est alors jugé sur son intention et son salaire est le même que celui du précédent». (Rapporté par Attirmidhi) 

Selon Aicha (Radia Allah ‘anha), ils avaient tué un mouton. le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) dit: «Qu'est-ce qui en est resté?» Elle dit: «II n'en reste que cette épaule». Il dit: «II est resté tout entier sauf cette épaule». (Rapporté par Attirmidhi)               

Asma fille d’Abou Bakr (Radia Allah ‘anhoma), rapporte: «le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) m'a dit: «Ne ferme jamais la porte de ta caisse sinon Dieu te ferme la porte de la Sienne». (ura)

Abou Hourayra (Radia Allah ‘anh) rapporte qu'il a entendu dire le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam): «L'image de l'avare et du généreux est celle de deux hommes couverts chacun d'une cotte de maille qui lui va du sein à la clavicule. Celui qui est généreux ne dépense pas quelque chose sans que son armure ne s'allonge pour lui couvrir la peau jusqu'à ses doigts, puis descend jusqu'à traîner par terre et effacer les traces de ses pas. Quant à l'avare, chaque fois qu'il veut dépenser quelque chose, les anneaux de sa cuirasse s'accrochent fortement à leur place. Il cherche en vain à les écarter mais ils ne s'écartent pas. (ura) 

 Toujours selon lui, le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) a dit: «Alors qu'un homme marchait dans une terre aride, il entendit tout à coup une voix s'adressant à un nuage: «Arrose le jardin d'untel». Aussitôt le nuage se déplaça et déversa son eau dans un terrain couvert de pierres noires. Une rigole recueillit toute cette eau. L'homme suivit le parcours de la rigole et trouva un homme debout dans son jardin, détournant l'eau avec sa houe. Il lui dit: «O esclave de Dieu! Quel est ton nom?» Il dit: «Untel» (le nom prononcé par la voix). Puis il lui dit: «O esclave de Dieu! Pourquoi me demandes-tu mon nom?» Il dit: «J'ai entendu une voix dans le nuage dont voici l'eau dire: «Arrose le jardin d'untel (ton nom)». Comment donc gères-tu ton jardin?» Il dit: «Maintenant que tu m'as dit cela, sache que j'attends ce qui pousse de cette terre, je fais aumône de son tiers, je mange le deuxième tiers et je remets en terre le reste». (Rapporté par Moslem)

 

Source : http://imaniatte.over-blog.com  

 

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