Les meilleurs hommes (les plus aimés par Allah) » Paix et Amour entre les peuples

 Les meilleurs hommes (les plus aimés par Allah)

10/10/2007

Les meilleurs hommes ( les plus aimés par Allah )

 

L'Islam est venu pour faire accomplir à l'humanité des pas de géant vers une vie scintillant de vertus et de règles de bienséance. Car, il considère que ces étapes conduisant à ce noble but relèvent de la substance de son Message, et estime que le non respect de ces règles éloigne de sa Foi. C'est dire que la morale n'est pas un luxe dont on peut se passer. Elle est plutôt la source de la vie agréée par la religion qui honore ceux qui la pratiquent. D'autant plus que l'Islam a recensé les vertus et incite ses adeptes à s'attacher à elles une à une.

D'ailleurs, si nous nous mettions à rassembler les paroles du Prophète (BP sur lui) sur la conformité aux nobles caractères moraux, nous finirions par avoir dans les mains un volume sans équivalent du plus grand maître parmi les réformateurs. Mais, avant d'entrer dans les détails au sujet de ces vertus et de mentionner les traditions rapportées à propos de chacune d'elles, nous voulons évoquer une part de son appel vivant en faveur des nobles caractères moraux et des qualités sublimes.

Usâma Ibn Sharîk (qu’Allah soit satisfait de lui) rapporte ceci :

" Pendant que nous étions assis auprès du Prophète (BP sur lui) - qu'Allah lui accorde la Grâce et la Paix - en gardant un silence grave, des hommes sont venus et lui ont demandé : Quel est le serviteur le plus aimé par Allah - qu'Il soit exalté ? Il a dit : Celui qui a le meilleur caractère moral"  [ Rapporté par At-Tabarânî ].

Dans une autre version:

"Quelle est la meilleure chose donnée à l'homme ? Il a dit: Un bon caractère moral" [Rapporté par Ibn Hibbân].

Il (BP sur lui) a dit également :

"L'indécence et l'obscénité n'ont rien à voir avec l'Islam. Et le meilleur musulman parmi les hommes est celui qui a le meilleur caractère"  [ Rapporté par At-Tirmidhî ].

On lui a demandé :"Quel est le croyant dont la Foi est la plus parfaite ? et il a dit :"Celui qui a le meilleur caractère" [Rapporté par A-Tabarânî ].

`Abdallâh Ibn 'Amr (qu’Allah soit satisfait de lui) rapporte ceci :

"J'ai entendu l'Envoyé d'Allah (BP sur lui) dire : Voulez-vous que je vous indique qui m'est d'entre vous le plus cher, qui sera le plus proche de moi au Jour de la Résurrection ? - et il a répété cela deux ou trois fois - Les gens présents lui ont dit : Oui, ô Envoyé d'Allah. Il leur a dit : Celui d'entre vous qui a le meilleur caractère" [Rapporté par Ahmad ].

Il (BP sur lui) a dit aussi :

" Rien ne pèsera dans la balance du croyant au Jour de la Résurrection comme le bon caractère. Car Allah déteste l'homme obscène et grossier. Et l'homme doté d'un bon caractère atteindra par cette qualité le degré de celui qui jeûne et prie" [Rapporté par Ahmad].

Si une telle déclaration émanait d'un philosophe concerné par l'éthique et la réforme de la morale seulement, cela ne provoquerait pas l'étonnement. Mais, ce qui est extraordinaire, c'est quand elle émane d'un grand fondateur de religion. Car les religions s'appuient, en premier lieu dans leur réalité, sur l'adoration pure.

Or, le Prophète de l'Islam a appelé pour l'observance de nombreux actes d'adoration et instauré un Etat fondé sur un long combat contre des ennemis multiples. Aussi, si malgré l'ampleur des tâches de sa foi et la diversité des aspects de l'action devant ses disciples, il trouve le moyen de leur indiquer que le bon caractère pèsera beaucoup dans leurs balances au Jour de la Résurrection, cela montre clairement la place qu'occupe la bonne morale en Islam.

A vrai dire, si la religion est question de bon caractère entre un homme et un autre, elle est dans sa nature céleste un lien sublime entre l'homme et son Seigneur. Ainsi, les deux cas se ramènent à la même vérité.

Il est vrai qu'il y a des religions qui annoncent qu'embrasser un dogme particulier remet les péchés et qu'accomplir certains actes d'adoration efface les fautes. Mais l'Islam ne le confirme que si le dogme embrassé constitue un axe pour faire le bien et accomplir le devoir, et que si l'adoration proposée conduit à se purifier du mal et à se préparer pour la perfection recherchée. C'est-à-dire que les mauvaises actions ne sont annihilées que par les bonnes actions assumées par l'homme, ce qui lui permet de s'élever vers un niveau meilleur.

Le Prophète (BP sur lui) a tenu à insister sur ces principes justes pour que sa Communauté les assimilent bien, de manière à ce qu'elle ne sous-estime pas la valeur de l'éthique et afin que la valeur des actes cultuels soit rehaussée. Anas (qu’Allah soit satisfait de lui) rapporte que l'Envoyé d'Allah (BP sur lui) a dit :

"Le serviteur peut, grâce à son bon caractère, atteindre les sommets des degrés de la Vie future et les plus sublimes demeures, tout en ayant une adoration faible. Mais il peut, par son mauvais caractère, s'enfoncer dans les abîmes de l'Enfer" [ Rapporté par At-Tabarânî ].

De même, Aïcha [qu'Allah soit satisfait d'elle] rapporte ceci :

"J'ai entendu l'Envoyé d'Allah (BP sur lui) dire : Le fidèle croyant peut, grâce à son bon caractère, atteindre le degré de celui qui jeûne et passe ses nuits dans la prière". Dans une autre version : " Le fidèle croyant peut, grâce à son bon caractère, atteindre les degrés de celui qui prie la nuit et jeûne le jour" [Rapporté par Abû Dâwud].

Ibn 'Omar (qu’Allah soit satisfait de lui)  rapporte ceci :

"J'ai entendu l'Envoyé d'Allah (BP sur lui) dire : Le musulman économe dans son adoration peut atteindre le degré de celui qui jeûne et passe ses nuits à prier en récitant les versets d'Allah, et ceci grâce uniquement à son bon caractère et à la noblesse de sa nature" [ Rapporté par Ahmad ].


Abû Hurayra (qu’Allah soit satisfait de lui) rapporte que le Prophète (BP sur lui) a dit:

"la noblesse du croyant c'est sa Foi. Sa grandeur d'âme, c'est son entendement. Et sa lignée, c'est son caractère moral" [ Rapporté par Al-Hâkim ].

 De même Abû Dhar (qu’Allah soit satisfait de lui)  rapporte qu'il (BP sur lui) a dit :

"L'homme qui a réussi est celui qui a voué son cœur sincèrement à la Foi, qui a rendu son cœur sain, sa langue véridique, son âme apaisée et son naturel droit" [ Rapporté par Ibn Hibbân ].

Dans la société, le bon caractère n'est pas fondé à coup d'enseignements prescrits, de simples ordres ou d'interdictions. Car il ne suffit pas, pour imprégner les âmes de vertus, que le maître dise à l'élève : Fais cela ou ne fais pas cela. En effet, l'éducation utile exige une longue initiation et des soins continus. En plus, aucune éducation ne réussit que si elle s'appuie sur un bon modèle. Ainsi, l'homme mauvais ne peut laisser un bon effet sur les âmes autour de lui. On ne peut attendre un bon effet que de celui vers lequel les regards se tournent pour être saisis par sa politesse et ravis par sa noblesse. Alors, par admiration pour ses qualités, les regards s'inspirent de son attitude et par amour sincère ils suivent ses traces. C'est dire que, pour que le suiveur acquiert beaucoup de vertus, il faut que celui qui est suivi comme modèle en possède davantage.
Or, le Prophète de l'Islam était au milieu de ses Compagnons (qu’Allah soit satisfait d’eux) un modèle suprême pour l'éthique à laquelle il appelait. En effet, il enracinait cette morale sublime chez ses Compagnons d'abord par son noble comportement et ensuite par ses sagesses et ses exhortations.

A ce sujet, `Abdallâh Ibn 'Amr (qu’Allah soit satisfait de lui)  disait :

"L'Envoyé d'Allah (BP sur lui) n'était ni grossier ni obscène. Il disait : Les meilleurs d'entre vous sont ceux qui possèdent le meilleur caractère" [ Rapporté par Al-Bukhârî ].

Anas (qu’Allah soit satisfait de lui) rapporte pour sa part :

"J'ai servi le Prophète (BP sur lui) pendant dix années. Par Allah ! Il ne m'a jamais dit : Ouf ! et ne m'a jamais interpellé en ces termes : Pourquoi as-tu fait cela ? ou tâches de faire cela ?" [ Rapporté par Muslim ].


Anas (qu’Allah soit satisfait de lui) disait également : "Il arrivait qu'une femme prenait la main de l'Envoyé d'Allah (BP sur lui) et le conduisait là où elle voulait. De même, quand un homme se mettait en face de lui et lui serrait la main, il ne la retirait pas avant que cet homme ait retiré la sienne et il ne détournait pas son visage avant que cet homme ne le fisse. De même, on ne l'a jamais vu adopter une position assise hautaine en présence d'un visiteur" [ Rapporté par At-Tirmidhî ].


De son côté Aicha [qu'Allah soit satisfait d'elle] disait :

"Chaque fois qu'il avait à choisir entre deux choses, l'Envoyé d'Allah (BP sur lui) optait pour la plus aisée, tant qu'elle ne comportait pas de péché. Si cette chose comportait un péché, il était d'entre les hommes celui qui s'en éloignait le plus. De même, l'Envoyé d'Allah (BP sur lui) n'a jamais sévi pour lui-même. Il ne sévissait que lorsqu'une prescription divine était violée. De même, l'Envoyé d'Allah (BP sur lui) n'a jamais frappé de sa main aucune chose, ni femme, ni serviteur, sauf quand il combattait dans le chemin d'Allah" [Rapporté par Muslim].


Anas (qu’Allah soit satisfait de lui) disait aussi:

"Je marchais à côté de l'Envoyé d'Allah qui portait un manteau avec des bordures dures. Un homme l'a rattrapé et l'a tiré brutalement vers lui, au point que j'ai vu les traces laissées par les bordures du manteau sur le cou de l'Envoyé d'Allah. L'homme lui a dit : Ô Muhammad ! ordonne en ma faveur une part de l'argent dont tu disposes ! l'Envoyé d'Allah s'est tourné vers lui, a souri et il a ordonné une part pour lui" [ Rapporté par Al-Bukhârî ].


Aïcha [qu'Allah soit satisfait d'elle] rapporte que l'Envoyé d'Allah (BP sur lui) a dit :

"Allah est bienveillant et aime la bienveillance. Il donne pour la bienveillance ce qu'Il ne donne pas pour la violence ou pour toute autre chose" [ Rapporté par Muslim].

Dans une autre version : "Chaque fois que la douceur se trouve dans une chose elle l'anoblit, et chaque fois qu'elle y est arrachée elle l'altère".

Jarîr rapporte que le Prophète (BP sur lui) a dit :

" Allah - qu'Il soit exalté et magnifié - donne pour la bienveillance ce qu'Il ne donne pas pour la stupidité. Et quand Allah aime un serviteur, Il lui donne la bienveillance. Chaque fois que les gens d'une maison sont privés de la bienveillance, ils sont privés de tout le bien" [ Rapporté par At-Tabarânî ].

On a interrogé `Aïcha - qu'Allah soit satisfait d'elle :

" Que faisait l'Envoyé d'Allah quand il était chez lui ? Elle a répondu : Il était au service des membres de sa famille. Quand sonnait l'heure de la prière, il faisait ses ablutions et sortait pour l'accomplir".

 `Abdallâh Ibn Harith rapporte : "Je n'ai jamais vu un homme plus souriant que l'Envoyé d'Allah (BP sur lui) " [Rapporté par Muslim].

Anas (qu’Allah soit satisfait de lui) disait :

"De tous les hommes, l'Envoyé d'Allah était celui qui avait le meilleur caractère. J'avais un jeune frère  surnommé Abû Umayr qui avait un oiseau malade appelé al-Nughayr. Or, l'Envoyé d'Allah cajolait ce jeune enfant et lui disait : ô Abû Omayr ! qu'a fait al-Nughayr ?" [ Rapporté par Al-Bukhârî ].

Parmi ses qualités bien connues, l'Envoyé d'Allah (BP sur lui) était généreux et ne refusait jamais quelque chose. Il était courageux et ne revenait jamais sur un droit. Il était juste et ne manquait jamais d'équité dans son jugement. II était véridique et loyal dans tous les moments de sa vie.

Allah ordonne, d'ailleurs, aux musulmans de se conformer à ses hautes qualités et à ses nobles vertus :

"Vous avez dans l'Envoyé d'Allah un beau modèle pour celui qui aspire à Dieu et au jour du Jugement et qui invoque beaucoup Dieu". [Sourate 33. Al-Ahzâb - les Coalisés - verset 21]


Le Qadi 'Iyâdh disait:

" Le Prophète (BP sur lui) était le meilleur des hommes, le plus généreux des hommes, le plus courageux des hommes. Une nuit les habitants de Médine furent alerté par un bruit. Certaines personnes sont allées vers la source de ce bruit. Mais l'Envoyé d'Allah (BP sur lui) les a croisés à son retour, après avoir été le premier à arriver sur les lieux et vérifier qu'il s'agissait d'une jument détachée d'Abû Talha qui avait une épée plantée au collier. Il a dit alors à ces personnes : N'ayez crainte".

Alî (qu’Allah soit satisfait de lui) disait : "Au comble de la bataille nous nous protégions derrière l'Envoyé d'Allah (BP sur lui) qui se trouvait le plus exposé face à l'ennemi".

Jâbir Ibn `Abdallâh (qu’Allah soit satisfait de lui)  disait: "On n'a jamais rien demandé au Prophète (BP sur lui) et qu'il ait répondu par : non".

Son épouse Khadîja  [qu'Allah soit satisfait d'elle] lui a dit un jour : "Tu supportes le plus dur, tu donnes au plus démuni et tu assistes dans les moments les plus difficiles". On lui a apporté un jour soixante-dix mille Dirhams qu'on a mis sur un paillasson. Il s'est levé et les a distribués jusqu'au dernier centimes, sans renvoyer un seul demandeur.

Un jour un homme vint lui demander un peu d'argent. Il lui dit: "Je n'ai rien, mais emprunte en mon nom et quand nous aurons quelque chose nous le réglerons". 'Omar (qu’Allah soit satisfait de lui) lui dit: "Allah ne t'a pas chargé de ce que tu ne peux supporter". Le Prophète (BP sur lui) n'a pas aimé cela. Un homme des Ansârs (auxiliaires) se leva et dit : "Ô Envoyé d'Allah ! Dépense et ne crains pas une raréfaction de don de la part du Maître du Trône". L'Envoyé d'Allah (BP sur lui) sourit, son visage s'illumina et il dit : "C'est ainsi qu'on m'a ordonné de faire" .

De même l'Envoyé d'Allah (BP sur lui) s'employait à rapprocher ses Compagnons et à ne pas les diviser. Il honorait le plus illustre de chaque groupe et lui confiait sa direction. Il mettait aussi les gens en garde et s'en méfiait, mais sans en priver aucun de son sourire et de son bon caractère. Il s'enquerrait de la situation de ses Compagnons et accordait à ses visiteurs une place de mérite, de sorte que chacun d'eux pensait qu'il était le plus honoré auprès de lui.

Il était patient avec son visiteur, jusqu'à ce qu'il partait de son plein gré. Celui qui lui demandait quelque chose ne partait jamais sans cette chose ou au moins avec des paroles apaisantes. Sa bonté et sa libéralité ont gagné les gens, au point qu'il était un père pour eux et qu'ils sont devenus égaux en droit auprès de lui. Il était toujours souriant, de nature simple, facilement abordable, ni grossier, ni dur, ni criard, ni obscène, ni réprobateur, ni distributeur de compliments. Il fermait les yeux devant ce qu'il n'aimait pas et son visiteur ne désespérait jamais de lui.


Aïcha [qu'Allah soit satisfait d'elle] disait :

"Personne n'avait de meilleur bon caractère que l'Envoyé d'Allah (BP sur lui), jamais aucun de ses Compagnons ou des membres de sa Famille ne l'avait appelé sans qu'il ne répondisse par : je suis à toi".


Jarir Ibn Abdallâh (qu’Allah soit satisfait de lui) disait :

"Jamais l'Envoyé d'Allah (BP sur lui) ne s'est détourné de moi depuis que j'ai embrassé l'Islam. Il souriait chaque fois qu'il me voyait".

Il plaisantait avec ses Compagnons, se mêlait à eux et les ménageait. Il jouait avec leurs enfants et les mettait sur ses genoux. II répondait à la demande de l'homme libre, de l'esclave, de la servante et du déshérité, rendait visite aux malades au fin fond de Médine et acceptait l'excuse de celui qui la présente.

Anas (qu’Allah soit satisfait de lui) disait :

"Jamais l'Envoyé d'Allah (BP sur lui) n'a détourné la tête face à un homme qui lui parlait en confidence à l'oreille avant que cet homme ne détourne la tête le premier. Jamais il n'a retiré sa main à un homme qui la lui serrait avant que celui-ci ne retire la sienne. En plus, il commence toujours par saluer celui qu'il rencontre et serre le premier la main de ses Compagnons".


De même, on ne l'a jamais vu allonger les pieds au milieu de ses Compagnons, de manière à gêner l'un d'eux. Il honorait celui qui entrait chez lui. Il lui arrivait même d'étaler pour lui son manteau, ou de lui donner l'oreiller sur lequel il était adossé et de l'inviter à s'y asseoir s'il refusait. Il surnommait ses Compagnons et les appelait par leurs meilleurs noms pour les honorer. Il ne coupait jamais la parole à quiconque avant que celui-ci s'arrête de parler ou se lève pour s'en aller.

Anas (qu’Allah soit satisfait de lui) disait:

"Lorsqu'on lui apportait un cadeau, le Prophète (BP sur lui) disait : Portez-le à la maison d'une telle, car elle était une amie de Khadîja ; elle aimait Khadîja".

Aïcha [qu'Allah soit satisfait d'elle] disait:

"Je n'étais jalouse d'aucune femme autant que de Khadîja en raison de ce que je l'ai entendu dire d'elle. Il lui arrivait d'immoler une chèvre et de la donner en cadeau à ses amies. Un jour, sa soeur (de Khadîja) a demandé qu'il la reçoive et il a été réjoui par elle. Un autre jour il a aimablement reçu une femme et l'a longuement interrogé sur sa situation. Après son départ, il a dit : Elle venait nous voir du vivant de Khadîja. Or, la fidélité au pacte fait partie de la Foi".

De même, il était attentif et bienveillant avec les gens de sa lignée, mais sans les préférer à ceux qui ont du mérite. Abû Qatâda (qu’Allah soit satisfait de lui) rapporte ceci :

"Quand la délégation du Négus (al-Najâchî) est venu à Médine, le Prophète (BP sur lui) se leva pour les servir. Ses Compagnons lui dirent : nous pouvons assumer cette tâche à ta place. Il leur dit : Ils ont honoré nos Compagnons et j'aime les récompenser".

Abû Umâma (qu’Allah soit satisfait de lui) rapporte ceci :

"L'Envoyé d'Allah (BP sur lui) est sorti vers nous et nous nous sommes levés. Il nous a dit alors : Ne vous levez pas comme le font les non-Arabes pour s'honorer les uns les autres".

Il a dit également :

"Je ne suis qu'un serviteur qui mange comme tout serviteur, et je m'asseois comme s'asseoit tout serviteur".


Il montait également à dos d'âne, montait à deux sur le dos d'une monture, rendait visite aux démunis, tenait compagnie aux pauvres, se mêlait à ses Compagnons et s'asseyait là où il y avait une place.
De même l'Envoyé d'Allah (BP sur lui) a accompli un pèlerinage à dos de chameau avec une selle usée, sur laquelle il y avait une couverture qui ne valait pas quatre Dirhams. II a dit à cette occasion : "C'est un pèlerinage sans la moindre hypocrisie ni ostentation".

Quand il a conquis la Mecque, il y entra la tête tellement baissée sur sa monture qu'elle touchait presque le bois placé devant la selle, par modestie envers Allah.

Il gardait souvent le silence et ne parlait pas inutilement. II se détournait également de celui qui proférait de mauvais propos. Son rire était du sourire et son discours était tranchant, là où il n'y a ni indiscrétion ni insuffisance. Le rire de ses Compagnons en sa présence était du sourire, par égard pour lui et par conformité à lui. Les séances qu'il tenait étaient des séances de magnanimité, de bien et de fidélité, où les voix ne s'élèvaient point et où on ne portait pas atteinte aux honneurs. Quand il parlait, ses Compagnons présents baissaient la tête en restant immobiles et silencieux. Quand il se déplaçait, il marchait en entier et on savait en le regardant marcher qu'il n'était ni las, ni paresseux.

Ibn Abû Hâla (qu’Allah soit satisfait de lui) disait :

"Il gardait le silence pour quatre choses par magnanimité, par prudence, par égard et par réflexion".

Aïcha [qu'Allah soit satisfait d'elle] disait :

"Quand il parlait d'une chose ses mots pouvaient être comptés".

II aimait le parfum et les bonnes odeurs et en usait beaucoup. Toutes les richesses de la vie d'ici-bas lui ont été offertes, mais il s'est détourné de leurs attraits et mourût en ayant son bouclier hypothéqué chez un juif en échange de dépenses en faveur des siens.

 

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