L'autre Monde » Paix et Amour entre les peuples

 L'autre Monde

9/11/2008


L'autre monde.

 

«As-tu vu, as-tu entendu d'où Je vous ais amenés et jusqu'où ? Maintenant encore, Je te dis et Je ne te laisserais pas ici non plus, Je t'emmènerai au-delà de ce ciel et de cette terre, en une terre très douce et un ciel qu'on ne peut imaginer ni se représenter : sa nature est de dilater l'âme dans la Joie.

 Et au sein de ce firmament, ce qui est jeune ne devient pas vieux, ce qui est nouveau ne devient pas ancien ; nulle chose ne se corrompt, ni se s'abîme, rien ne meurt, aucune personne éveillée ne s'endort parce que le sommeil est fait pour le repos et pour chasser la douleur ; et dans ce lieu il n'y a ni souffrance ni chagrin.

 Et si tu ne le crois pas, réfléchis un instant : comment cette goutte de sperme aurait-elle pu te croire si tu lui avais dit que Dieu a créé un monde en dehors de ce monde de ténèbres, un monde où il y a un ciel, un soleil, un clair de lune, des provinces, des villes, des villages,des jardins ; où il existe des créatures parmi lesquelles il y a des rois, des riches, des gens en bonne santé, des malades, des aveugles ?

Maintenant, crains, ô goutte de sperme ! Lorsque tu sortiras de cette demeure ténébreuse, à quelle catégorie appartiendras-tu ?

Aucune imagination et aucune intelligence ne pourraient croire à cette histoire: qu'il existe en dehors de ces ténèbres et de cette nourriture du sang un autre monde et une autre nourriture. Or, bien que cette goutte ignorât et niât une telle possibilité, elle n'a pas pu pourtant éviter de sortir, car on l'a amenée de force au-dehors…

Alors tu te trouveras en dehors de ce monde pareil au sein maternel : tu quitteras cette terre pour pénétrer dans une vaste étendue, sachant que la parole « la terre de Dieu est vaste » désigne cette ample région où sont arrivés les saints.» (Rûmi)

 « Toute chose est périssante, sauf la Face de Dieu »
(Coran XXVIII, 88).

Toutes choses s'anéantiront et seront détruites. Les âmes pures des anges, les cieux, la terre, l'empyrée, le trône céleste, la tablette et le calame, et le reste. Mais la mort du croyant, bien qu'elle soit en apparence une mort et un anéantissement, on ne l'appelle pas mort. Car le bien qui existait en lui et qui semblait détruit et anéanti, en réalité est multiplié par mille. Sa mort n'est pas vraiment une mort. Car, lorsqu'il meurt, il devient mille fois plus grand. C'est comme le grain de blé ou le noyau de l'arbre qu'on enfouit dans le sol. Quand on soufflera dans la trompette du printemps, les semences revivront ; cela montre qu'en réalité elles n'étaient pas anéanties : En vérité, cette graine n'était pas morte.

Quelle graine étant enfouie dans la terre qui n'en a surgi? Pourquoi doutes-tu de la semence de l'homme ?

La mort consiste en ce qu'une graine amère ou une épine piquante, qui s'écrie à chaque instant :« Puissé-je ne pas exister et ne pas être venue en ce monde ! » devient, quand elle meurt et s'anéantit, cent mille fois plus laide. On appelle une telle mort une mort véritable. Cet état est pire que la mort. Car il y a beaucoup d'hommes qui, au sein des tortures et des peines souhaitent mourir. Et l'impie, lui aussi, quand il voit sa propre laideur, s'écrie :

« Hélas pour moi ! Si je pouvais être poussière ! » (Coran LXXVIII, 40)…

Quant à la mort des croyants, des hommes de bien et des saints, bien qu'elle soit mort, elle n'es pas mort, mais vie.

«Ne considère pas comme morts ceux qui ont été tués dans le sentier de Dieu. Ils sont vivants, au contraire, auprès de leur Seigneur, et bien pourvus, se réjouissant de ce que Dieu leur donne » (Coran III, 169-170).

(Sultân Valad dans Maître et disciple)

 

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