De la constance dans les épreuves et les malheurs. » Paix et Amour entre les peuples

 De la constance dans les épreuves et les malheurs.

25/8/2009

De la constance dans les épreuves et les malheurs

Ibn 'Abbas a rapporté que l'Envoyé d'Allah a dit:
Jeune homme, ne veux tu pas que je t'apprenne des prescriptions grâce auxquelles Allah Exalté t'accordera le salut?
J'ai répondu:
« Si, ô Envoyé d'Allah! »
Il m'enseigna:
«Sois attentif envers Allah ,Il le sera envers toi. Sois attentif envers Allah , tu Le trouveras devant toi.Souviens-toi d'Allah dans l'aisance, Il se souviendra de toi dans la gêne. Si tu demandes adresse-toi à Allah. Lorsque tu sollicites une aide, sollicite-la d'Allah exalté. L'encre a séchée et tout ce qui a été prédestiné est déjà inscrit. Si tous les hommes voulaient t'être utiles en quelque chose qu'Allah n'a pas décrété pour toi, ils n'y parviendraient jamais. Et s'ils voulaient te nuire en quelque chose qu'Allah n'a pas écrite, ils ne pourraient jamais la commettre. Oeuvre pour Allah avec reconnaissance et certitude et sache que supporter avec patience ce que tu redoutes comporte un grand avantage, que la victoire n'arrive que par la constance, que la délivrance est à côté de l'affliction, que l'infortune est à côté du bonheur».

Le prince des croyants 'Ali a prononcé ces paroles:
«Ô hommes! Retenez de moi ces cinq vérités, deux, deux et une:

1- Que chacun de vous ne redoute pour son salut que son péché et qu'il n'implore que son Seigneur.

2- Que nul n'ait honte de soi, s'il ne sait pas, qu'il s'instruise.

3- Que nul d'entre vous n'éprouve de l'embarras s'il est interrogé et qu'il ne sait pas de dire: " je ne sais pas".

4- Sachez que la patience par rapport à la vie équivaut à la tête par rapport au corps. Lorsque la tête se détache du corps, celui-ci dépérit; et lorsque la patience se détache de la vie, celle-ci se corrompt.

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- Puis il a ajouté: ne vous indiquerai-je pas les traits du théologien qui soit le vrai savant?» Ils répondirent: «Si, ô prince des croyants!» Il poursuivit: «C'est celui qui ne fait pas désespérer les hommes de la bonté d'Allah ; c'est celui qui ne fait pas décourager les hommes de la miséricorde d'Allah , c'est celui qui les avertit de la manoeuvre d'Allah , c'est celui qui n'embellit pas à leurs yeux les interdits d'Allah , qui n'impute pas le paradis aux savants, fidèles à Allah , ni aux pécheurs désobéissants l'enfer, avant qu'Allah ne tranche entre eux leurs différends ; que les meilleurs de cette communauté ne se considèrent pas être à l'abri du supplice d'Allah; et Allah n'a-t-il pas dit:
Et qui donc se croit à l'abri de la ruse d'Allah, excepté le peuple condamné à la perdition?
[Sourate Al-'A`râf 7:99]

Et que les plus méchants de cette communauté ne se désespèrent pas de la bonté d'Allah à lui la puissance et la gloire, qui a dit: Et ne désespérez pas de la miséricorde d'Allah, car seuls les ingrats désespèrent de la miséricorde d'Allah
( Sourate Yoûsouf 12:87).

Yazid Al-Roukachy a dit:
Aussitôt que l'homme sera introduit dans la tombe, la prière se tiendra à sa droite, l'aumône légale à sa gauche, la charité paraîtra devant lui, et la patience disputera sa place et dira:

«Soyez attentifs à votre compagnon sinon je serai à ses côtés; en d'autres termes repoussez loin de lui le supplice si vous en êtes capables, sinon je me charge de lui et je le défendrai contre le supplice
Ces hadiths constituent déjà une preuve que la patience est la meilleure des actions. Allah dit:
Les endurants auront leur pleine récompense sans compter
[SourateAz-Zoumar 39:10].

Muhammad Ibn Mouslima a rapporté un hadith qu'il remonte à l'Envoyé d'Allah :
"Un homme a dit: «Ô Envoyé d'Allah! Mon argent a disparu et mon corps s'est affaibli
Le Prophète répondit:
«Un serviteur n'aura pas le salut s'il ne perd son argent, et que son corps ne s'affaiblit. Lorsque Allah aime un serviteur, Il lui fait subir un malheur; et aussitôt qu'il l'éprouve, Il lui apporte la patience".

'Ali Ibn Abi Talib a dit: "Quiconque sera incarcéré injustement par le souverain et qu'il mourra dans sa prison, sera tenu pour un martyr; s'il le combat et qu'il meurt, il sera tenu également pour un martyr".

Le Prophète a dit:
« Pour que l'homme obtienne un degré élevé auprès d'Allah , il ne peut y parvenir par ses bonnes oeuvres, mais seulement jusqu'à ce qu'il soit éprouvé dans sa santé, dès lors, il y parviendra.» On a ajouté dans ce hadith: lorsque la parole d'Allah fut révélée : Quiconque aura fait le mal sera rétribué par le mal [Sourate An-Nisâ' 4:123]
Abou Bakr dit: « O Envoyé d'Allah! Qui pourrait se réjouir après ce verset? ».
Il lui répondit: « O Abou Bakr ! Qu'Allah Exalté te pardonne! Ne tombes-tu pas malade? Est-ce que le malheur ne te frappe pas ? Est-ce que tu n'éprouves pas la souffrance? Est-ce que tu ne ressens pas le chagrin ? Voilà les châtiments que l'on t'inflige. Tout ce qui peut te frapper n'est qu'une expiation de tes péchés ».

'Ali Ibn Abi Talib a dit:
«Lorsque ce verset fut révélé à l'Envoyé d'Allah ,il nous rejoignit et nous dit: « Un verset m'a été révélé, un verset qui vaut pour ma communauté plus que tous les biens de ce monde. Puis il nous a récité ce verset: Quiconque aura fait le mal sera rétribué par le mal. Puis il a ajouté: lorsque le serviteur, à la suite d'un péché qu'il a commis, sera frappé de malheur ou éprouvé dans le monde d'ici-bas, Allah est si clément qu'Il ne le fera pas souffrir une deuxième fois ».

Sache que le serviteur n'atteindra le rang des élus que par la constance dans les malheurs et la gêne. Allah a ordonné à son Prophète la patience et la constance. Il dit:
Endure (Muhammad) donc, comme ont enduré les Messagers doués de fermeté
[Sourate Al-'Ahqâf 46:35].

Khabbab Ibn Al-Arath a dit:
«Nous avons cherché l'Envoyé d'Allah et nous le trouvâmes couché sur son manteau à l'ombre de la Ka'ba. Nous nous plaignîmes à lui. Nous lui dîmes: «O Envoyé d'Allah! Pourquoi n'invoques-tu pas Allah en notre faveur? Pourquoi ne demandes-tu pas qu'Allah nous secoure contre nos ennemis?» Il se redressa, les joues rouges de colère. Mais il se contint et dit:
« Dans les époques antérieures, on prenait l'homme qu'on cherchait à torturer, on le plaçait dans un fossé creusé dans la terre, on lui mettait une scie sur la tête que l'on coupait en deux. Cependant et en dépit de la douleur atroce, il ne reniait passa foi ».

Anas Ibn Malik a rapporté que le Prophète a dit:
«On fera venir, au jour de la résurrection, le plus fortuné parmi les hommes, on le plongera dans le feu une fois, et il sera retiré noir et calciné. On lui dira: «As-tu jamais été un homme fortuné dans le bas monde?» Il répondra: «Jamais! Je ne cesse d'être dans ce malheur depuis qu'Allah m'a créé». Ensuite, on fera venir l'homme le plus éprouvé et il sera plongé dans le paradis une fois  (en d'autres termes il passera une heure au paradis) ; Il en sortira plus beau que la pleine lune. On lui dira: «As-tu jamais été rudement éprouvé dans le bas monde? Il répondra: «Jamais ! Depuis qu'Allah Exalté et loué m'a créé je ne cesse d'être dans cette félicité ».

Ibn 'Abbas a rapporté que le Prophète a dit:
«Les premiers qui seront appelés à être introduits au paradis, ce sont ceux qui ont célébré les louanges d'Allah dans la prospérité et l'infortune».

Le devoir incombe à tout serviteur de faire preuve de patience envers les épreuves qui pourront l'accabler et qu'il sache qu'Allah lui a épargné beaucoup plus d'épreuves qu'il n'en a subis et qu'il en rende par conséquent grâce à Allah. Il faut que le serviteur suive l'exemple de son Prophète qui a enduré la méchanceté des idolâtres.

Ibn Mas'oud a relaté le récit suivant:
«Alors que l'Envoyé de Dieu priait auprès de la Maison sacrée, Abou Jahl et ses compagnons étaient assis. Comme on venait d'égorger un mouton la veille, Abou Jahl  s'adressa à ses compagnons et dit: «Qui d'entre vous se lève, apporte le placenta de ce mouton et le met sur l'épaule de Muhammad quand il se prosternera ?» Le plus méchant d'entre eux se leva, s'en saisit et le déposa sur le dos du Prophète prosterné. Ses compagnons rirent aux éclats et ricanèrent. Quand à moi je l'observais n'osant m'approcher. Je réfléchis: « Si seulement j'avais un certain appui je le débarrasserais de ces détritus ». Le Prophète demeura prosterné et ne releva pas la tête. Un homme se rendit chez Fatima et l'informa de l'état de son père. Elle arriva sur place, accompagné de Jouwayria et retira le placenta de l'épaule de son père et se mit à les insulter. Lorsque l'Envoyé d'Allah acheva sa prière, il leur adressa des imprécations à voix haute et répéta trois fois: [«O Grand Seigneur! A Toi de ruiner Quraish!». Lorsque les idolâtres entendirent les imprécations, leur rire s'effaça car ils redoutaient sa supplication. Le Messager d'Allah supplia: «Grand Seigneur ! Tire vengeance d'Abou Jahl, de 'Ouqba, de 'Outba, de Chalba, d'Al-Walid Ibn Al-Moughira et d'Oumaya Ibn Khalaf!».

'Oubeid Allah Ibn Mas'oud a dit:
«Par celui qui a envoyé Muhammad avec la vérité, tout ceux qu'il  avait maudits, je les ai trouvés morts sur le champ de bataille de Badr».

Ibn 'Abbas a raconté que l'un des Prophètes s'était plaint à son Seigneur: «O Seigneur ! bien que le serviteur croyant obéisse à Tes commandements et se défend de commettre ce que Tu as interdit, Tu éloignes cependant de lui les biens de ce monde, et Tu le soumets davantage aux épreuves. En revanche, le serviteur qui n'obéit pas à Tes prescriptions et qui ne cesse de transgresser ce que Tu as interdit, Tu éloignes de lui les épreuves et Tu lui dispenses les biens de ce monde». Alors, Allah lui révéla: «Les serviteurs m'appartiennent, les épreuves aussi m'appartiennent et tout ce qui existe dans l'univers célèbre Mes louanges. C'est à cause de tant de péchés que le croyant a commis que je le prive des biens de ce monde et que je l'expose aux dures épreuves. Ce n'est qu'une expiation de ses péchés. Et quand il comparaîtra devant Moi, Je lui accorderai pour prix de ses bonnes oeuvres une belle rétribution. Au mécréant qui n'a que des mauvaises actions, Je lui verse à pleines mains les biens de ce monde et je le préserve des épreuves; cependant lorsqu'il comparaîtra devant Moi, Je lui infligerai un juste châtiment pour prix de ses mauvaises actions».

Anas Ibn Malik a rapporté que l'Envoyé a dit:
« Lorsque Allah veut honorer Son serviteur ou encore le prendre comme élu, Il lui enverra en abondance les épreuves. Il les fera déverser à grands flots jusqu'à l'engloutir. Mais dès qu'il invoquera Allah , les anges diront: «O Seigneur! C'est une voix bien connue ». Mais dès qu'il L'implorera pour la deuxième fois en s'écriant; «O Seigneur!», Allah le réconfortera: «Me voilà prêt à te répondre! Je t'accorderai tout ce que tu sollicites, Je repousserai loin de toi tout mal, Je t'ai réservé chez moi tant de grâces, bien meilleures que tout ce que tu as subi dans ce monde d'ici-bas». Lorsque le jour de la résurrection aura lieu, on fera venir ceux qui ont accompli les bonnes actions et ils seront équitablement rétribués à la Balance; les justes qui se sont acquittés de la prière, du jeûne, de l'aumône et du pèlerinage.
Ensuite on fera venir ceux qui ont été rudement éprouvés, on ne leur établira pas la Balance, leurs registres ne seront point étalés; on fera pleuvoir sur eux des dons magnifiques comme jadis pleuvaient sur eux, dans le monde d'ici-bas, les épreuves. Alors les gens bien portants de ce monde souhaiteraient que leur chair soit cisaillée, lorsqu'ils verront toutes les rétributions accordées aux éprouvés. Allah a affirmé: Les endurants auront leur pleine récompense sans compter [Sourate Az-Zoumar 39:10].

Voici un autre récit qui illustre le hadith précédent: «Jadis, un croyant et un mécréant partirent à la pêche. Le mécréant commença par invoquer ses divinités. Mais à peine eut-il lancé le filet qu'il le retira plein de poissons. Le croyant, quant à lui, se mit à implorer l'aide d'Allah mais aucun poisson ne fut pris. Au crépuscule, il parvint à prendre un poisson qui frétilla et retomba dans l'eau. Le croyant rentra chez lui bredouille tandis que le mécréant rentra chez lui le filet gorgé de poissons. L'ange, chargé de lui, s'affligea de le voir ainsi dans cet état. Lorsqu'il s'éleva au ciel, Allah lui montra la demeure du croyant au paradis. Alors l'ange s'exclama: «Je jure par Allah! L'indigence qu'il vient de subir ne lui nuira pas puisqu'il sera introduit dans un lieu pareil» ensuite Allah lui montra la demeure du mécréant au Feu. Et l'ange de s'écrier: «Je jure par Allah! Tout ce qu'il a gagné dans le monde d'ici-bas ne lui sera d'aucune utilité lorsqu'il sera précipité dans un lieu pareil».

On a rapporté qu'Allah se disputera avec quatre catégories d'hommes en tirant argument de quatre.

1 - Il incriminera les riches en leur opposant le cas de Suleyman, fils de Daoud . Lorsque le riche arguera: La fortune m'a détourné de Ton adoration, Allah lui opposera Suleyman et lui prouvera; «Tu n'étais pas plus riche que Salomon et cependant la fortune ne l'a jamais empêché de M'adorer».

2 - Il incriminera les esclaves en leur opposant le cas de Joseph . L'esclave se défendra: j'étais un esclave et la servitude m'a détourné de Ton adoration. Alors Allah rétorquera: cependant la servitude n'a pas empêché Joseph de M'adorer.

3 - Aux pauvres, Allah leur opposera 'Issa . Le pauvre prétendra: l'indigence m'a détourné de Ton adoration». Alors Allah rétorquera: tu n'étais pas plus pauvre que 'Issa et cependant l'indigence ne l'a pas empêché de M'adorer.

4- Aux malades, Allah le leur opposera Yacoub . Le malade dira: la maladie m'a détourné de Ton adoration. Alors Allah objectera: est-ce que ta maladie était plus chronique que celle de Yacoub. Cependant sa maladie ne l'a point empêché de M'adorer. Ainsi, au jour de la résurrection, personne n'aura d'excuses devant Allah ».

Les vertueux se réjouiront de la maladie et de l'adversité parce qu'elles seront une expiation de leurs péchés.

Abou Darda a dit: «Les hommes détestaient la pauvreté mais moi je l'aimais; ils exécraient la mort et je l'aimais; ils abhorraient la maladie cependant je l'aimais parce qu'elle était une expiation de mes péchés. J'aime la pauvreté pour m'humilier devant mon Seigneur; et j'aime la mort parce que je m'aspire ardemment à Lui ».

Ibn Mas'oud a rapporté que l'Envoyé d'Allah a dit: « Celui qui fait preuve de ces trois qualités aura obtenu la plus belle rétribution dans le monde d'ici-bas et dans la vie future: la satisfaction de tout ce que Allah a destiné, la constance dans les épreuves et la prière lors de l'opulence ».

Abou Horaira - a raconté qu'un homme arriva chez le Prophète et le trouva étendu sur le dos. Il s'écria: « De quoi tu souffres? » - De la faim, répondit-il. L'homme pleura puis repartit. Il travailla chez un homme en lui puisant de l'eau pour une datte par seau plein d'eau. Puis il retourna chez le Prophète et lui apporta quelques dattes. Il lui dit: «Je vois que tout ce que tu as fait n'était que parce que tu m'aimes» «- Mais bien sûr que je t'aime! Par Allah!, affirma-t-il.« Si tu es sincère, prépare-toi à endurer les épreuves. Je jure par Allah les épreuves atteindront beaucoup plus vite celui qui m'aime que le torrent qui tombe du haut de la montagne jusqu'à l'abîme».

'Ouqba Ibn Amir a rapporté que le Prophète a dit: « Lorsque vous verrez un homme à qui Allah lui a accordé tout ce qu'il a convoité et qui persévère dans ses péchés, sachez que cela est un ménage. Puis il récita la parole d'Allah : Et lorsqu'ils eurent oublié les avertissements qu'on leur faisait, nous ouvrîmes devant eux les portes de tous les biens jusqu'au moment où, plongés dans la joie à cause des biens qu'ils reçurent nous les saisîmes tout à coup, et les voilà dans le désespoir [Sourate Al-'An`âm 6:44].

Abou Horayra a rapporté que le Prophète a été un jour interrogé; «Quels sont les hommes les plus éprouvés?» Il répondit: «Les Prophètes puis les vertueux et ainsi de suite...»

On a soutenu que ces trois vertus comptaient parmi les trésors de la bienfaisance: la discrétion en s'acquittant de l'aumône, la dissimulation de la douleur, la dissimulation du malheur.

Wahb Ibn Mounabbih a dit : «J'ai transcrit d'un livre qui appartenait à un docteur de la loi: «Lorsque l'on te fait conduire dans la voie des épreuves, réjouis-toi car, tu suivras la voie frayée par les Prophètes et les vertueux; et lorsque l'on te fait conduire dans la voie de la fortune, déplore ton âme parce que tu t'es écarté loin de leur droit chemin».

 Le Prophète  (puisse Allah le mentionner dans la meilleure assemblée et le saluer) a dit: « Celui qui verra sa fortune décroître et les membres de sa famille augmenter et qui s'est acquitté parfaitement de sa prière et qui n'a pas calomnié les musulmans, il m'accompagnera ainsi, le jour de la résurrection» et il réunit ses deux doigts.

Abou Horayra a rapporté le récit suivant: «Par Allah, il n'y a de dieu que Lui, il m'est arrivé parfois de me replier contre terre sous l'effet de la faim, ou encore de serrer une pierre contre le ventre à cause de la faim. Un jour, je m'assis sur le chemin des compagnons; Abou Bakr passa près de moi, alors je l'interrogeai sur le sens d'un verset du Livre d'Allah , je ne l'ai interrogé que pour qu'il m'invitât à le suivre chez lui. Il passa mais sans le faire. Peu après, passa près de moi 'Omar ( ). Je ne l'ai interrogé sur le sens d'un verset que pour qu'il me demandât de le suivre. Il est passé mais sans le faire. Enfin le Prophète passa près de moi et me sourit. Il devina ce que je ressentais puis il me dit: «O Abou Horayra!» A tes ordres ô Envoyé d'Allah, répondis-je. Il me demanda: « Suis-moi », Il continua son chemin et je le suivis. Aussitôt arrivé je demandai l'autorisation d'entrer chez lui. Il me l'accorda. Je trouvai alors du lait dans un récipient. Le Prophète demanda: «D'ou provient ce lait?» On lui répondit: « C'est un tel ou une telle qui t'en a fait cadeau».Il s'écria: «Abou Horayra!» - «A tes ordres»,dis-je. Il poursuit: «Va chez les gens de Souffa (les compagnons démunis de tout qui vivaient dans la mosquée) et invite-les chez moi. Je me suis dit d'un ton de dépit: «Comment donner ce verre de lait aux gens de Souffa, j'en ai plus de droit pour retrouver mes forces! Mais que faire? L'obéissance à Allah et à Son Envoyé était indispensable. J'allai les retrouver et les invitaient. Ils arrivèrent, et après avoir obtenu l'autorisation d'y entrer, ils prirent leur place dans la maison. Le Prophète me dit: «O Abou Horaira ! Prends ce verre et donne-leur à boire?» Je pris alors le verre de lait et je le passai d'un homme à un autre de sorte que chacun d'eux se désaltéra. Lorsque le tour de l'Envoyé d'Allah arriva, il saisit le verre, le mit sur dans main et dit: «O Abou Horayra!» A tes ordres! Ô Envoyé d'Allah répondis-je ! Il ne reste que toi et moi, dit-il. Je répliquai: « Justement ô Envoyé de Dieu.» II me dit :«Assieds-toi et bois.» Je m'assis et bus. Il reprit: «bois!» et je bus. Il ne cessa de m'ordonner à boire, qu'à la fin je lui dis; «Par Celui qui t'a envoyé apportant la vérité, je n'en peux plus». Je lui donnai le verre de lait. Après avoir loué Allah , le Prophète but le reste». L'auteur a commenté: les compagnons de l'Envoyé d'Allah souffraient de la détresse que causaient la méchanceté des idolâtres et la faim. Il les ont supportées avec patience jusqu'au moment où Le Tout Puissant les en a délivrés.

Allah trouvera une issue à quiconque fera preuve de constance. La délivrance viendra avec la patience et avec l'infortune le bonheur. Les vertueux se réjouissaient de la détresse à cause de la belle rétribution qu'ils en attendaient.

Mosshim Ibn Yassar a rapporté le récit suivant: «Arrivé à Bahraïn, une femme m'offrit l'hospitalité. Elle avait beaucoup d'enfants, d'esclaves, d'argent et de biens. Cependant, je la trouvais toujours abattue. Avant de la quitter, je lui demandai: «As-tu besoin de quelque chose?» «Oui» répondit-elle, je voudrais que tu descendes chez moi lorsque-tu retourneras dans notre pays». Je m'absentai tant d'années.
Un jour, je retournai chez elle mais je vis que personne ne gardait sa maison. Je lui demandai l'autorisation d'entrer et je la trouvai souriante et gaie. Je lui demandai: « que t'est-il arrivé? » Elle me raconta:« Depuis que tu nous a quittés, nous n'avons rien envoyé au large qu’il ne soit péri, ni sur terre qu'il ne soit endommagé. Les esclaves nous ont abandonnés et les enfants morts ! Je repris; «Qu'Allah te fasse miséricorde! Autrefois-je t'ai trouvée abattue et aujourd'hui tu es heureuse?» Oui me répondit-elle, lorsque j'étais comblée de tant de biens de ce monde j'ai redouté qu'Allah n'ait hâté mes récompenses dans ce monde; mais lorsque j'ai perdu mes biens, mes enfants et mes esclaves, alors j'ai souhaité qu'Allah m'ait réservé une belle rétribution et je fus heureuse ».


Al-Hassan Al-Bassri rapporta qu'un homme des compagnons du Prophète avait rencontré une femme qu'il avait déjà connue à l'époque pré islamique. Il entama une conversation avec elle ensuite la quitta. Elle poursuivit son chemin, et l'homme qui ne cessait de l'épier, se heurta brusquement contre un mur. Le choc laissa des traces sur son visage. Il vint trouver le Prophète et lui raconta l'incident. Il lui dit: «Lorsque Allah Exalté veut du bien à Son serviteur, Il hâte son châtiment dans le monde d'ici-bas».

'Ali Ibn Abi Talib a dit également: «Ne vous révèlerai-je pas le verset le plus prometteur du Livre d'Allah le Très-Haut?».On lui répondit: « Si ». Alors il récita: Tout malheur qui vous atteint est dû à ce que vos mains ont acquis. Et Il pardonne beaucoup [Sourate Ach-Choûrâ 42:30].

Les malheurs qui surviennent constituent une expiation des fautes commises. Lorsque Allah châtie un serviteur dans ce monde, Il est d'une clémence absolue pour ne pas le faire souffrir une deuxième fois dans l'au-delà. Et lorsqu'Il lui pardonne dans ce monde, Il est d'une clémence absolue pour ne pas le torturer au jour de la résurrection.

'Aïcha a rapporté que l'Envoyé d'Allah a dit: «Tout mal qui atteint le croyant, même l'égratignure d'une épine lui vaut de la part d'Allah Exalté une rémission de son péché».


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