Le monde est-il au bord de la récession ? » Paix et Amour entre les peuples

 Le monde est-il au bord de la récession ?

19/12/2007

Le monde est-il au bord de la récession ?

 

. Jacques Attali, qui préside la commission pour la croissance, estime que le monde est "au bord de la récession" et la France "sur la pente du déclin".

Selon lui, les Français doivent accepter "de considérer que l'inflation, si elle reste modérée, n'est pas une tragédie

L'économie mondiale pourrait bientôt connaître une crise comparable à celle de 1929 si "les banquiers continuent à paniquer". C'est que qu'affirme Jacques Attali, selon qui l'économie mondiale est au bord de la récession. Dans une interview au Journal du dimanche, il estime que les Français pourraient éviter cela s'ils acceptent "de considérer que l'inflation, si elle reste modérée, n'est pas une tragédie". "Nous sommes au bord d'une récession. Elle tire son origine de l'effondrement du marché du crédit hypothécaire américain, qu'on nomme la crise des subprimes", dit-il. "Elle a détruit, en quelques mois, des richesses égales à 10% du PIB mondial, soit 4000 milliards de dollars, c'est-à-dire 50 fois plus que les pertes générées dans les industries de pointe par l'explosion de la bulle internet", ajoute-il.

Pour lui, cette crise "n'est pas cantonnée au secteur du logement, car elle révèle que les banques ont reprêté leurs prêts à n'importe qui, pour les racheter ensuite beaucoup plus cher". "Devant la révélation de la folie que cela représentait, on est passé, en une semaine, de l'euphorie à la panique : plus personne ne prête à personne. Plus aucune banque ne prête à une autre banque", dit-il. "Et si les banquiers continuent à paniquer, nous risquons une crise de 1929."

Des fondamentaux économiques excellents

Selon l'économiste, cette situation risque de provoquer une récession "alors même que les fondamentaux économiques mondiaux sont excellents". "Notre croissance, que l'on espère encore voir atteindre les 2% en 2008, risquerait de souffrir gravement", explique-t-il. "Nous pourrions, toutefois, éviter cela. Une des conditions, c'est d'accepter de considérer que l'inflation, si elle reste modérée, n'est pas une tragédie. Les grands pays qui admettent qu'elle peut atteindre sans risque 5 ou 6% affichent une croissance forte: l'Inde, la Chine, la Russie", ajoute-t-il.

"En Europe comme au Japon, c'est l'inverse : nous nous arc-boutons sur un seuil maximum de 2%. Et la croissance est presque nulle". Président de la commission chargée de la "libération de la croissance française", Jacques Attali doit livrer ses conclusions à Nicolas Sarkozy le 15 janvier.

. George W. Bush a reconnu lundi que des "nuages d'orage" se formaient au-dessus de l'économie américaine, mais a assuré que celle-ci restait forte.

Les craintes de récession sont pourtant nettes, et même Alan Greenspan, ancien patron de la Fed et apôtre des marchés financiers, ne s'en cache pas.

Face aux craintes croissantes pour l'économie américaine, George W. Bush a la métaphore météorologique. "C'est sûr, il y a des nuages d'orage et des inquiétudes, mais les fondations sont bonnes, et nous nous sortirons de cette période", a lancé lundi le président américain. Il était confronté lors d'une réunion publique avec des entrepreneurs à Fredericksburg (Virginie), près de Washington, aux doutes exprimés de plus en plus haut et fort par les chefs d'entreprise devant les crises du crédit et du secteur immobilier, ou encore devant l'augmentation du prix du pétrole.

George W. Bush a néanmoins admis être lui-même "inquiet" devant le retournement de l'immobilier, "et il faudra un certain temps pour traverser la bulle immobilière". Il a dit qu'il ne fallait pas prendre la vitalité économique pour une "affaire entendue". Et s'il s'est dit "totalement convaincu de la force et de la vitalité de ce pays", il a refusé de se prononcer sur la santé des marchés boursiers en 2008.

50% de risques de récession, selon Greenspan

Des propos qui voulaient conforter la confiance des entrepreneurs... Mais ceux prononcés la veille par l'ancien grand timonier des marchés financiers, l'ex-président de la Réserve fédérale américaine Alan Greenspan, qui reste encore aujourd'hui une voix très écoutée, étaient beaucoup moins rassurants. "La probabilité d'une récession a augmenté pour se trouver autour de 50%", avait-il estimé dans une interview à la chaîne de télévision ABC. "Dire si c'est au dessus ou en dessous est extrêmement difficile. La vraie histoire c'est de savoir, compte-tenu des problèmes de crédit extraordinaires auxquels nous sommes confrontés, pourquoi les probabilités ne sont pas de 60% ou de 70%".

Interrogé sur les risques d'une période de stagflation - une absence de croissance associée à une forte inflation - Alan Greenspan avait estimé que "nous commençons à voir, non pas la stagflation, mais ses premiers symptômes". Avant de pronostiquer : "Les vingt dernières années ont été une période remarquable, au cours de laquelle (...) nous avons eu une période de désinflation remarquable. Cette période arrive désormais à son terme. C'est tout à fait évident".

 

20 décembre 07

Source : http://tf1.lci.fr

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