Introduction au système bancaire islamique » Paix et Amour entre les peuples

 Introduction au système bancaire islamique

20/12/2007

Introduction au système bancaire islamique
Réalisé par "Fleurs d'Islam" http://www.fleurislam.net
Source(s) : Le Système Bancaire Islamique, Mohammed Boudjellal, 1998, Institut International de la Pensée Islamique;
Dictionnaire encyclopédique de l'Islam, Cyril Glassé, 1991, Editions Bordas.


Qu'est-ce que l'usure? | La critique de l'usure dans l'histoire | La position de l'Islam face à l'intérêt | Principes de base du système bancaire islamique


La religion musulmane englobe tous les aspects de la vie spirituelle comme de la vie sociale du croyant, instituant des principes aussi bien pour le rapport de l'homme à Dieu qu'en ce qui concerne ses rapports sociaux et notamment les transactions commerciales.

Dans ce domaine, si le principe fondateur est celui de l'équité et de la transparence, Dieu a prescrit ou interdit dans le Coran certaines pratiques. C'est notamment le cas de l'interdiction du prêt à intérêt (Riba), dont la pratique différencie principalement le système bancaire international actuel du système bancaire islamique.

Après une courte présentation du principe du prêt à intérêt, nous examinerons certains arguments opposés par les penseurs à cette pratique, avant d'exposer la position de l'Islam à ce sujet et enfin introduire les principes de base du système bancaire islamique.

L'usure et sa critique dans l'histoire de la pensée

L'usure, le prêt à intérêt consiste à prêter une somme d'argent à quelqu'un pour un temps donné, qu'il devra ensuite rembourser intégralement mais en payant en plus une somme que l'on nomme "intérêt" et qui représente une sorte de loyer versé pour la "location" de l'argent de prêté.

Dans la pensée occidentale, il existe traditionnellement une distinction entre "usure"et "prêt à intérêt", l'usure étant un prêt à un intérêt très fort. Dans la pensée musulmane il n'existe aucune distinction entre ces deux termes, ceux-ci recouvrant la même pratique.

  La critique du prêt à intérêt dans l'histoire

Si de tout temps des penseurs, philosophes et économistes ont défendu l'utilité de la pratique de l'intérêt il convient néanmoins rappeler qu'elle sera également critiquée tout au long de l'histoire. En voici quelques exemples :

"Ce qu'on déteste avec le plus de raison, c'est la pratique du prêt à intérêt[...]"
Aristote

Dans la Grèce antique, Aristote (384, m.322 av. J.C.) qualifie la pratique du prêt à intérêt de détestable car elle consiste à créer de la monnaie à partir d'elle-même, alors que la monnaie a été créée pour l'échange, non pour se servir elle-même.

Du côté des traditions monothéistes, la tradition juive condamne également très clairement cette pratique et ce ne fût, semble-t-il, qu'au retour de la captivité de Babylone que fût autorisé le prêt à intérêt pour les non-juifs exclusivement.

L'Eglise catholique était initialement très opposée à la pratique de l'intérêt, fondant sa position ferme sur le texte biblique très explicite à ce sujet. Sous l'impulsion de Calvin (au XVIe siècle) l'autorisation fût donnée aux protestants, et par la suite la pratique se répandit à l'ensemble de la communauté chrétienne, cependant qu'il fallait respecter une limite morale (ne pas pratiquer un taux d'intérêt trop fort).

"Le capital est au risque de l'emprunteur qui est comme l'assureur de celui qui prête"
Adam Smith.

De nombreux intellectuels ont de leur côté fustigé l'usure, le prêt à intérêt, en argumentant que celui-ci dissuade l'investissement dans ce qui n'est pas directement et certainement rentable, même si cet investissement a une importance sociale (développement des infrastructures, éducation, etc.. L'économiste et philosophe Adam Smith (1723, m.1790 ap. J.C.) estima pour sa part que par l'usure "le capital est au risque de l'emprunteur qui est comme l'assureur de celui qui prête". On voit très nettement apparaître ici cette inversion qui amène celui qui a besoin à devenir l'assureur de celui qui a.

Les penseurs et théoriciens socialistes ont également développé la critique en argumentant que l'usurier (celui qui prête) reçoit des revenus sans fournir aucun travail, ce qui apparaissait à leurs yeux comme une injustice particulière.

La position de l'Islam face à l'intérêt

A l'époque de la révélation coranique, la pratique du prêt à intérêt était très répandue dans la société arabe. La révélation coranique fût sans ambiguïté au sujet de l'usure :

Ô croyants! Craignez Dieu; et renoncez au reliquat de l'intérêt usuraire, si vous êtes croyants.
Et si vous ne le faites pas, alors recevez l'annonce d'une guerre de la part de Dieu et de Son messager.
Et si vous vous repentez, vous aurez vos capitaux. Vous ne léserez personne, et vous ne serez point lésés.

Coran, Sourate II, versets 278 et 279.

Ceux qui mangent [pratiquent] de l'intérêt usuraire ne se tiennent (au jour du Jugement dernier) que comme se tient celui que le toucher de Satan a bouleversé.
Cela, parce qu'ils disent: "Le commerce est tout à fait comme l'intérêt" Alors qu'Allah a rendu licite le commerce, et illicite l'intérêt.

Coran, Sourate II, verset 275.

On rapporte également cette parole de la bouche du Prophète Mohammed (sur lui la bénédiction et la paix):

"Dieu a maudit celui qui se nourrit d'usure, celui qui l'offre, celui qui en témoigne et celui qui en établit le contrat."

"En Islam, tout prêt à intérêt est prohibé, quel que soit son taux".

Les savants musulmans ont déduit que le croyant musulman ne devait donc pas prêter son argent à intérêt, ni même avoir recours au prêt à intérêt. Devant l'apparition des nouvelles pratiques bancaires, au cours du XXe siècle, les savants musulmans se sont interrogés. En 1965, une commission de juristes musulmans venus de 36 pays s'est réunie en Egypte, à Al-Azhar, afin de statuer sur la question de l'intérêt. Ils confirmèrent unanimement cette prohibition.

Des avis particuliers (fatwa) ont cependant été énoncés par certains savants, dont Yousouf al-Qaradâwî, qui autorise les musulmans vivant en occident, et qui ne peuvent bénéficier de prêts sans intérêt, à avoir recours au prêt à intérêt dans l'unique but d'acheter un bien indispensable, de première nécessité. Il faut cependant rappeler que cet avis n'est pas partagé par la grande majorité des savants contemporains, qui proposent plutôt aux musulmans d'avoir recours à la location, au lieu de l'achat.

Principes fondamentaux du système bancaire islamique

Les premiers pas... sont toujours difficiles

Les premières expériences de banque islamique eurent lieu dans les années 1950 au Pakistan et dans les années 1960 en Egypte, sous l'impulsion du développement du système bancaire international.

Si ces expériences se soldèrent par des échecs (pour le premier du fait d'une demande trop importante et d'une offre trop faible et pour l'autre suite à l'assentiment du gouvernement égyptien), elles furent néanmoins riches d'enseignements qui profitèrent aux banques islamiques actuelles des pays du Golfe ou de l'Asie.

Jusqu'à présent le commerce et la banque avaient, en effet, été approchés sous un angle assez informel et la normalisation internationale corollaire du développement du système bancaire international a amené les musulmans à formaliser également un système bancaire avec ses valeurs propres.

Principes fondamentaux

Le principe du rejet du prêt à intérêt est une caractéristique fondamentale du système bancaire islamique mais il diffère du système bancaire actuel à d'autres titres et notamment par le rapport particulier que joue la banque islamique dans ce système. En effet la banque islamique n'est pas un simple pourvoyeur de fond intéressé uniquement aux garanties offertes par les emprunteurs, encore moins un simple coffre de dépôt de valeurs, mais un véritable partenaire de l'entrepreneur emprunteur. La banque islamique offre à ce titre des nombreux services de gestion à ses clients, afin de les soutenir dans leur entreprise et assurer ainsi une activité économique saine et profitable aux deux partenaires.

L'idée qui supporte l'action de la banque islamique est le principe du partage des risques, appelé en arabe "al-Ghunm bi al-Ghurm". Celui-ci signifie que celui qui prête l'argent doit participer avec celui qui emprunte aux bénéfices, comme aux risques. La banque islamique joue donc ici son plein rôle de partenaire, partageant gains et pertes avec son client. Elle assurera sa pérennité en multipliant le nombre de ses clients (afin de répartir le risque) et en leur proposant des services de conseil et d'accompagnement en gestion.

Si la banque islamique propose comme les banques habituelles de simples comptes de dépôt pour les particuliers, dont les frais de gestion sont acquittés par les déposants, elle propose surtout des services financiers destinés aux entrepreneurs et qui prennent habituellement les formes suivantes :

  • Moudharaba ou "partenariat passif" : La banque finance entièrement l'entrepreneur et partage les bénéfices (s'il y en a) avec celui-ci selon un pourcentage fixé à la signature du contrat. La seule source de revenue possible pour l'emprunteur est sa part de bénéfice (il ne reçoit aucun salaire) et la banque prend à son entière charge les pertes éventuelles.
  • Mousharaka ou "partenariat actif" : La banque agit dans ce type de contrat comme un actionnaire, profits et pertes étants partagés entre elle et l'emprunteur, selon les proportions de leurs parts respectives dans l'actif de l'entreprise.
  • Mourabaha ou "financement commercial avec marge bénéficiaire" : La banque acquiert une marchandise pour le compte de son client, moyennant une marge bénéciaire fixée à la signature du contrat. Le banque transfert la propriété de la marchandise à son client une fois qu'il a payé le prix de celle-ci ainsi que la marge fixée à la signature. Ce type de contrat diffère du prêt à intérêt car la marge est fixe et n'augmente pas avec le délai de paiement.

Pour une présentation plus en détail des principes et de la structure des banques islamiques nous vous invitons à vous reporter à l'excellent ouvrage de Mohammed Boudjellal, Le Système Bancaire Islamique, paru en 1998 et édité par l'Institut International de la Pensée Islamique, USA (IIIT).

 

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Comments

 creergerer1entreprise, le 25-12-2007 à 10:17:57 :

Comparaison entre Islam et Judaïsme

Bonjour islampaixamour,

 

Merci pour tes précisions que tu as mises dans les commentaires, et que tu m'as aussi envoyées en e-mail directement.

 

Sais-tu qu'il y a des points communs, mais aussi des différences, entre l'Islam et le Judaïsme ?

 

Les produits financiers appelés moudharaba et mousharaka en Arabe, existent aussi dans la Communauté Juive depuis qu'existe le Judaïsme en tant que Religion organisée (époque de Moïse, 12 siècles avant l'Ere Chrétienne).

 

Mais il y a quand même une différence : au sein du Judaïsme, il y a, d'un côté un individu qui n'est pas une banque mais qui a de l'argent, qui accepte de devenir le commanditaire d'un autre individu ayant l'intention de créer ou de reprendre une Entreprise, dans les mêmes conditions que ce qui est appelé moudharaba et mousharaka en Arabe. Les deux individus se connaissent depuis un certain temps (généralement, parce qu'ils fréquentent la même Synagogue, mais ce n'est pas impératif, car le commandité, le bénéficiaire, peut très bien ne pas être Juif), et ils s'estiment mutuellement. C'est souvent de cette manière que des Juifs deviennent commerçants, artisans, professions libérales, chefs d'entreprise. Pendant la période de commandite, le commanditaire, celui qui a fourni l'argent, touche sa part de bénéfices conformément aux engagements du départ. Ensuite, lorsque le commandité, le bénéficiaire, a fait suffisamment d'économies pour racheter l'Entreprise ou les actions détenues par le commanditaire, le commandité rachète l'Entreprise et rembourse le commanditaire. Puis, l'ex-commandité fait d'autres économies en vue de devenir le commanditaire d'une autre personne.

 

D'autre part, au sein du Judaïsme, nous avons tout un système social, avec diverses associations caritatives, humanitaires, culturelles, et autres, dont certaines peuvent parfois prêter de l'argent sans aucun intérêt à des personnes temporairement dans le besoin, mais ces associations Juives peuvent aussi subventionner (donc sans aucun remboursement) des associations s'occupant de personnes handicapées, de personnes hospitalisées, d'orphelins, de personnes âgées. Et pour cela, nous versons à une organisation centrale Juive du pays où l'on vit, dans le cadre de la Tsédakah, un maassère, c'est-à-dire un "impôt-solidarité" représentant 10 % de nos revenus après paiement des impôts de l'état et des autres administrations (les revenus étant : salaire si l'on est salarié, bénéfice net si l'on est indépendant). Puis cette organisation centrale reverse l'argent à diverses associations caritatives, humanitaires, culturelles, et autres. Et certaines de ces associations peuvent prêter de l'argent sans intérêts à des personnes temporairement dans le besoin. Et d'autres associations peuvent aider à la recherche d'un emploi si la personne dans le besoin est demandeur d'emploi. Si l'on est parent d'une personne handicapée, hospitalisée ou âgée, ou d'une personne temporairement dans le besoin, et qu'on l'aide financièrement directement, les sommes versées à cette personne sont déductibles du maassère.

 

Je me permets de préciser que, contrairement à une légende un peu trop répandue, il y a TRES PEU de Juifs banquiers, que ce soit au niveau dirigeants ou au niveau employés.

 

Bonne journée ou bonne soirée.

 

http://creergerer1entreprise.bloguez.com/

 

 

 

 

 islampaixamour, le 24-12-2007 à 15:12:30 :

Possibilité aux non musulmans d'acceder aux banques islamiques

Le Royaume-Uni est le premier pays Européen à avoir créé une banque qui respecte les principes du système bancaire musulman : l'Islamic Bank of Britain .Je suppose que cette banque travaille avec ses clients sans distinction de religion. Ci-dessous un article de Thomas Urbain sur la question


La banque « Halal » pèse 500 milliards de dollars

Par Thomas Urbain de l’AFP

 La banque islamique, qui pèse désormais près de 5OO milliards de dollars dans le monde et croît en Europe, reste inexistante en France, pays où vivent pourtant quatre millions de musulmans, handicapée par la fiscalité et un certain scepticisme.

 Les actifs financiers compati­bles avec la charia, appro­chent les 500 milliards de dollars dans le monde et croissent à un rythme annuel de 10% par an, selon une étude de l'agence de no­tation Standard & Poor's, publiée en avril. Mais en France, qui comp­te la communauté musulmane la plus large d'Europe de l'ouest, aucune grande banque ne dispo­se d'une offre «halal», en accord avec la loi islamique, qui proscrit le principe de l'intérêt apparenté à l'usure. Même les filiales des grou­pes bancaires britanniques HSBC et Barclays, qui ont intégré la fi­nance islamique à leur gamme de produits au Royaume-Uni, ne pré­voient pas de réplique en France. «Les banques françaises ne sont pas convaincues de l'existence d'un marché», affirme l'association d'innovation pour le développe­ment économique et immobilier (Aidimm), qui s'est donné pour mission de sensibiliser le public à ce système bancaire spécifique. L’Islamic Bank o! Britain (IBB), première banque «halal» d'Euro­pe créée en 2004, qui revendique 35.000 clients et 8 agences au

Royaume-Uni, semble moins cir­conspecte. «La France est un pays attractif du fait de sa forte com­munauté musulmane. Nous ayons d'ailleurs déjà quelques centaines de clients français», explique Junaid Bhatti, porte-parole de l'IBB. Pour Zoubeir Ben Terdeyet, fonda­teur du cabinet de conseil en finan­ce islamique Isla-Invest, «on peut estimer le marché entre 200.000 et 300.000 clients». «L’offre créera la demande», dit-il. Dans le milieu bancaire, les intervenants qui ont étudié la question évoquent des obstacles fiscaux, qui complique­raient l'architecture et le fonction­nement de la finance islamique en France. Par exemple, dans le cas du crédit immobilier, le montage dit « Ijara », implique que l'établisse­ment de crédit achète le bien, puis le revende à terme à l'emprunteur. Mais, ce système nécessiterait no­tamment deux actes notariés au lieu d'un seul pour une transaction classique, ce qui augmenterait d'autant le coût pour l'acheteur. Au Royaume-Uni, le Trésor a pris des mesures pour faciliter le fonction­nement de la «banque halal» au sein du système britannique et le gouvernement a même décidé d'intégrer au budget 2007 des dispositions instaurant un véritable cadre juridique pour la finance is­lamique. «Les Anglo-Saxons sont beaucoup plus pragmatiques. Ils voient la finance islamique com­me une alternative et pas comme un risque», affirme M. Ben Ter­deyet Le retard pris par la France s'explique également par l'origine de la communauté musulmane, qui vient essentiellement du Ma­ghreb, où le principe de la finance islamique est quasiment inexistant (1). Néanmoins, malgré ces vents con­traires, l'arrivée de la charia dans le paysage bancaire français sem­ble bien se profiler à moyen ter­me. M. Ben Terdeyel affirme avoir présenté, «il y a quelques mois», une demande d'agrément auprès du Comité des établissements de crédit et des entreprises d'investis­sement (CECEI), autorité de con­trôle des banques françaises, qui s'est refusé à tout commentaire. La demande portait sur la création en France d'une filiale d'une banque du Moyen Orient comptant parmi les acteurs majeurs de la finance islamique. Toujours selon M. Ben Terdeyet, le CECEÏ lui aurait de­mandé d'intégrer des investisseurs européens dans le projet avant de le soumettre à nouveau.


 creergerer1entreprise, le 24-12-2007 à 03:46:26 :

Banques islamiques

Salam islampaixamour,

 

A mon propre article :

 

http://www.bloguez.com/creergerer1entreprise/287149/

 

je viens de rajouter une petite liste de Banques islamiques de Grande-Bretagne, d'Arabie Saoudite, de Dubaï (Emirats Arabes Unis).

 

Bien entendu, ma petite liste n'est pas limitative, et il existe aussi d'autres Banques islamiques.

 

Bonne journée.

 

http://creergerer1entreprise.bloguez.com/

 

 

 

 creergerer1entreprise, le 22-12-2007 à 03:27:50 :

Salam islampaixamour

Salam islampaixamour,

 

Ton article sur le système bancaire islamique est très intéressant, et permet, même à des non-Musulmans (je ne suis pas Musulman), de mieux connaitre, sans parti pris, l'une des facettes de l'Islam.

 

Sur mon blog :

http://creergerer1entreprise.bloguez.com/

j'ai fait un article disponible ici :

http://www.bloguez.com/creergerer1entreprise/287149/

et mon article conduit vers le tien.

 

Néanmoins, il y a une petite question que je voudrais te poser : supposons qu'un non-Musulman demanderait un financement à une banque islamique respectant les règles du système bancaire islamique, est-ce que cette banque islamique pourrait accepter cette demande de financement, sachant que le Client n'est pas Musulman ? Cette question est juste pour ma Culture personnelle.

 

Et pour ta propre Culture, saches qu'il est possible et légal de créer une banque islamique respectant les règles du système bancaire islamique dans les pays dits Occidentaux, à condition qu'elle respecte aussi les règles du pays en matière de création de banque, et notamment en matière de détention de licence.

 

Bonne journée.

 

http://creergerer1entreprise.bloguez.com/

 

 

 

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