Le prochain effondrement du sionisme
18/1/2008
LE PROCHAIN
EFFONDREMENT DU SIONISME
Par
Kathleen Christison*
Est-ce
que seuls des observateurs en dehors du principal courant conventionnel ont
remarqué que, par son agression meurtrière sur le Liban et simultanément sur
Gaza, Israël avait finalement démontré la faillite totale de son idée
fondatrice ?
Est-ce possible
que ceux qui ont été trompés le soient encore ?
Est-il vraiment
encore possible que la faillite d'Israël est évidente seulement pour ceux qui le
savaient déjà,ceux qui avaient déjà reconnu le sionisme comme étant illégitime
pour le principe raciste qui en est à sa base?
Est' il donc
possible que seuls les déjà convertis peuvent voir venir l'effondrement ultime
du sionisme et, avec lui,celui d'Israël lui-même en tant qu'Etat
exclusif des Juifs ?
Le racisme a
toujours été le principe de base d'Israël. Le sionisme repose sur la
croyance fondamentale que les juifs ont des droits nationaux, humains, et
naturels sur la terre, un principe en soi raciste qui exclut toute possibilité
de véritable démocratie ou d'égalité des peuples.
Le déchaînement
destructeur d'Israël au Liban et à Gaza est seulement la prochaine étape
naturelle dans l'évolution
d'une telle idéologie fondatrice.
Précisément
parce que cette idéologie pose le principe de l'exclusivité et de la
supériorité des droits d'un peuple, elle ne peut accepter aucune contrainte
légale ou morale sur son comportement et aucunes limites territoriales, parce
qu'elle a besoin d'une géographie toujours en expansion pour s'adapter à ces
droits illimités.
Le sionisme ne
peut pas supporter un empiétement ou même le moindre défi à sa domination
totale sur son propre espace -- pas seulement sur l'espace dans les frontières
de 1967 d'Israël, mais aussi sur l'espace environnant qui se prolonge à
l'extérieur des limites géographiques que le sionisme n'a pas encore fixées
pour lui-même.
La domination
totale ne signifie aucune menace physique et aucune menace démographique : Les
juifs règnent, les juifs sont totalement en sécurité, les juifs sont toujours
supérieurs en nombre,les juifs détiennent toute la puissance militaire, les
juifs contrôlent toutes les ressources naturelles, tous les voisins sont
impuissants et totalement serviles.
C'était le
message qu'Israël a essayé d'envoyer avec son attaque contre le Liban : que ni
le Hizbullah ou qui que ce soit d'autre au Liban qui approvisionne le Hizbullah
ne devrait continuer à exister, pour la simple raison que le Hizbullah défie
l'autorité suprême d'Israël dans la région et qu'Israël ne peut pas supporter
cette effronterie.
Le sionisme ne
peut coexister avec aucune autre idéologie ou appartenance ethnique à moins
qu'il soit en position
prépondérante, qu'il soit pour tout le monde et pour toute idéologie
non-sioniste une menace potentielle.
Au Liban, Israël
a essayé par sa folle violence endiablée de détruire la nation, de la
transformer en une zone de mort où seul le sionisme régnerait, où les non-juifs
mourraient ou s'enfuiraient ou se prosterneraient, comme ils l'ont fait pendant
près d'un quart de siècle depuis la dernière occupation d'Israël, de 1978 à
2000.
En observant la
guerre à Beyrouth après la première semaine de bombardements et en décrivant le
massacre de quatre techniciens logistiques de l'armée libanaise qui avaient
réparé les lignes électriques et d'eau "pour maintenir en vie
Beyrouth" dans un raid de bombardements israéliens, le correspondant
britannique, Robert Fisk, a écrit qu'il lui était né l'idée qu'Israël
avait prévu que : "Beyrouth devait mourir
. Personne ne devait être autorisé à rester en vie
à Beyrouth."
Le chef
d'Etat-Major israélien, Dan Halutz, (l'homme qui, il y a quatre ans,
quand il dirigeait l'Armée de l'Air israélienne, a dit qu'il ne ressentait
aucune gêne psychologique après que l'un de ses F-16 ait fait tomber une bombe
d'une tonne sur un immeuble à Gaza au milieu de la nuit, massacrant 14 civils,
dont un grand nombre d'enfants) avait promis au début de l'attaque contre le
Liban de ramener le Liban 20 ans en arrière; il y a 20 ans le Liban n'était pas
vivant, son tiers méridional était occupé par Israël et le reste par une
décennie de guerre civile désespérément destructrice.
Les bombes à
fragmentation sont un certain signe de l'intention d'Israël de refaçonner le
Liban, au moins le Sud Liban,en une région nettoyée de sa population arabe et
incapable de fonctionner sauf à la merci d'Israël.
Les bombes à
fragmentation, dont le fournisseur américain d'Israël est le principal
fabricant au monde (et
utilisateur,
dans des endroits comme la
Yougoslavie et l'Irak), explosent en plein vol et libèrent
des centaines de petites bombes au-dessus d'un secteur de plusieurs centaines
de mètres carrés. Un quart des petites bombes n'explosent pas au moment de
l'impact et sont laissées pour être découvertes par des civils confiants qui rentrent dans leurs maisons.
Les observateurs de l'ONU estiment qu'il y au moins 100.000 bombes à
fragmentation non-explosées répandues sur environ 400 sites frappés par des
bombes au Sud Liban. De nombreux enfants et adultes libanais ont été tués et
blessés par cette artillerie depuis le cessez-le-feu le mois dernier.
Le largage de
munitions antipersonnelles sur des secteurs fortement peuplés de civils n'est
pas le ciblage chirurgical
d'une puissance militaire à la poursuite d'objectifs militaires ; c'est un
nettoyage ethnique.
90% des frappes
israéliennes avec des bombes à fragmentation ont été effectuées, selon le
coordonnateur humanitaire de l'ONU, Jan Egelund, pendant les dernières
72 heures avant la mise en vigueur du cessez-le-feu, quand il était évident
qu'une résolution de cessez-le-feu par l'ONU était en cours. Cela ne peut être
qu'un dernier effort, prévu sans aucun doute pour être plus ou moins un coup de
grâce afin de dépeupler la région.
Ajouté au mois
précédent de bombardements qui ont détruit pas moins de 50% ou, dans certains
cas, 80% des maisons dans de nombreux villages, qui ont fait de vastes dégâts à
l'ensemble de l'infrastructure civile de la nation, qui ont paralysé une
centrale électrique côtière qui continue à déverser des tonnes de pétrole et de
toxines chargées en benzène le long des côtes libanaises et syriennes, et qui
ont tué plus de 1.000 civils dans des immeubles résidentiels, qui étaient
transportés en ambulances,et qui s'enfuyaient dans des voitures battant
drapeaux blancs, la guerre d'Israël ne peut qu'être interprétée que comme un
acte de nettoyage ethnique massif pour assurer la région de la domination juive.
En fait, environ
250.000 personnes, selon une estimation de l'ONU, ne peuvent pas retourner dans
leurs maisons parce que les maisons ont été anéanties ou que les bombes à
fragmentation et d'autres munitions n'ont pas encore été enlevées par les
équipes de démineurs.
Ce n'était pas
une guerre contre le Hizbullah, sauf incidemment. Ce n'était pas une guerre
contre le terrorisme, comme Israël et ses acolytes américains voudraient nous
faire croire (en effet, le Hizbullah n'effectuait pas d'actions terroristes,
mais était engagé dans une série d'échanges de tirs sporadiques avec les forces
de l'armée israélienne le long de la frontière, habituellement à l'initiative
d'Israël).
C'était une
guerre destinée à obtenir de l'espace pour les Israéliens, pour obtenir la
certitude absolue qu'Israël dominerait la région.
C'était une
guerre contre une population qui n'était pas totalement asservie, une
population qui a eu la témérité d'héberger une force comme le Hizbullah qui ne
se plie pas à la volonté d'Israël.
C'était une
guerre contre un peuple et sa façon de penser, des gens qui ne sont pas juifs
et qui n'agissent pas pour promouvoir le sionisme et l'hégémonie juive. Israël
avait toujours fait cela à ses voisins sous une forme ou une autre depuis sa
création. Les Palestiniens sont évidemment les victimes qui souffrent depuis le
plus longtemps du sionisme, et ses adversaires plus persistants.
Les Sionistes
ont pensé qu'ils s'étaient débarrassés de leur problème le plus immédiat, le
problème au coeur même du sionisme, en 1948 quand ils ont forcé à partir près
des deux-tiers de la population palestinienne qui gênait la création d'Israël
en tant qu'Etat à majorité exclusivement juive. Vous ne pouvez pas avoir un
état juif si la majeure partie de votre population n'est pas juive.
Dix-neuf ans
après, quand Israël a commencé à agrandir ses frontières en prenant la Cisjordanie et Gaza,
ces Palestiniens qui étaient censés avoir disparus se sont avérés être toujours
là, menaçant l'hégémonie juive des Sionistes.
Depuis près de
40 ans, la politique israélienne a été en grande partie dirigée -- avec des
arrêts périodiques pour des attaques contre le Liban pour faire disparaître pour de bon les
Palestiniens.
Les méthodes de
nettoyage ethnique sont innombrables :vols de terre, destruction des terres agricoles et
des ressources, étranglement économique, restrictions handicapantes au
commerce, démolitions de maisons, révocation des permis de résidence, expulsion
pure, arrestations, assassinats, séparations des familles, restrictions au
déplacement, destruction du recensement et des enregistrement des propriétés
terriennes, vol de l'argent des taxes, famine.
Israël veut
l'ensemble de la terre de la
Palestine, y compris celle de la Cisjordanie et de
Gaza, mais il ne peut avoir un état à majorité juive sur l'ensemble de cette
terre tant que les Palestiniens sont là.
Par conséquent,
il impose un étranglement lent.
A Gaza, où près
d'un million et demi de personnes sont entassées sur une surface représentant
moins d'un dixième de la surface de l'Île de Rhode, Israël fait de façon
continuelle ce qu'il a fait au Liban en un mois : massacres de civils,
destruction de l'infrastructure civile, rendant l'endroit inhabitable.
Les Palestiniens
de Gaza sont assassinés à un rythme de huit par jour. Les mutilations
sont encore plus élevées. Telle
est la valeur de la vie des Non-Juifs dans le programme des choses des
Sionistes.
L'universitaire
israélien, Ilan Pappe, l'appelle un lent génocide (ElectronicIntifada, 2
septembre 2006).
Depuis 1948,
chaque action de résistance palestinienne à l'oppression israélienne a été une
autre excuse pour qu'Israël mette en application une politique de nettoyage
ethnique, un phénomène si inévitable et accepté en Israël que Pappe dit :
"Les affaires quotidiennes de meurtres de Palestiniens, principalement
des enfants, sont maintenant rapportées dans les pages internes de la presse
locale, très souvent avec des caractères microscopiques". Sa prévision
est que la poursuite des meurtres à ce niveau soit produira une expulsion
massive ou, si les Palestiniens restent résolus et continuent à résister, ce
qui est le plus probable, aura comme conséquence un niveau croissant de
meurtre. Pappe rappelle qu'Israël est affranchi par le monde de toute
responsabilité pour son nettoyage ethnique de 1948, permettant à Israël de
transformer cette politique "en un outil légitime pour son agenda de
sécurité nationale".
Si le monde
reste encore silencieux en réponse à l'actuel nettoyage ethnique, cette
politique ne fera que
s'intensifier,
"plus rigoureusement".
Et c'est le
point crucial de la situation aujourd'hui. Est-ce que quelqu'un remarque cette
horreur ?
Est-ce
qu'Israël, comme je l'ai proposé au début, a vraiment démontré par sa campagne
sauvage de nettoyage ethnique au Liban et à Gaza de cet été, la faillite totale
de son idée fondatrice,l'illégitimité du principe sioniste de l'exclusivité
juive ?
Est-ce que les
plus aveuglés le voient, ou continueront-ils à être trompés et le monde
continuera-il à tourner les yeux, en excusant les atrocités parce qu'elles sont
commises par Israël au nom du maintien de la sécurité dans la région pour les
juifs ?
Depuis qu'a
commencé la course folle d'Israël à travers le Liban, les nombreux observateurs
dans les médias alternatifs européens et arabes ont remarqué la nouvelle nudité
morale d'Israël et de son commanditaire américain, avec un degré peu commun de
précipitation.
En outre on
trouve sur de nombreuses langues une nouvelle sensibilisation croissante de
résistance arabe et musulmane à la méchanceté sidérante des actions
israélo-américaines.
L'universitaire palestino-britannique,
Karma Nabulsi, en écrivant dans le Guardian début août, déplorait
:"la colère aveugle d'un ennemi mené par une manie existentielle qui ne
peut pas être soulagée, mais seulement stoppée".
L'universitaire
américaine, VirginiaTilley (Counterpunch, 5 août 2006) observait que
toute sorte d'existence normale et pacifique est anathème en Israël, parce
qu'il "doit voir et traite rses voisins comme une menace existentielle
afin de justifier
son caractère ethnique/racial."
Même avant la
guerre du Liban, mais après que Gaza ait commencé à être affamé,
l"économiste politique, EdouardHerman (Z Magazine, mars 2006)
condamnait "le nettoyage ethnique à long terme et le racisme
institutionalisé " et la manière hypocrite dont l'Occident et les médias
occidentaux acceptaient et appuyaient cette politique"en violation de
toutes les prétendues valeurs des Lumières."
Le racisme est à
la base de l'axe Israélo-Néocons américains qui fonctionne actuellement d'une
manière insensée au
Moyen-Orient.
Le racisme
inhérent au sionisme a trouvé un allié naturel dans la philosophie impériale
raciste embrassée par les néoconservateurs de l'administration Bush. La logique
ultime de la guerre globale Israelo-Américaine, écrit l'activiste israélien
Michel Warschawski du Centre Alternatif de l'Information à Jérusalem (le 30
juillet 2006) est la "totale
ethnicisation" de tous les conflits, "dans laquelle on ne combat pas
une politique, un gouvernement ou des cibles spécifiques, mais "une
menace" identifiée avec une communauté"-- ou, dans le cas
d'Israël, avec toutes les communautés non-Juives.
La notion
fondamentalement raciste d'un clash des civilisations, étant favorisé par
l'administration Bush et par Israël, fournit une justification aux attaques
contre la Palestine
et le Liban.
Comme l'a
observé Azmi Bishara,un membre palestinien de la Knesset israélienne,
(Al-Ahram, 10 au 16 août
2006),
si l'argument Israelo-Américain que le monde est divisé en deux cultures
distinctes et incompatibles, nous contre eux, est précis, alors la notion
que"nous" agissons selon un deux poids-deux mesures perd toute
opprobre morale parce qu'elle devient l'ordre naturel des choses. Cela a
toujours été l'ordre naturel des choses d'Israël: Dans le monde d'Israël et de
celui de ses partisans américains, l'idée que les juifs et la culture juive
soient supérieurs et incompatibles avec les peuples et les cultures
environnants est à la base même de l'Etat.
À la suite de
l'échec d'Israël au Liban, les Arabes et les Musulmans ont un sentiment, pour
la première fois depuis l'implantation d'Israël au coeur du Moyen-Orient arabe
il y a presque 60 ans, qu'Israël par son arrogance a voulu aller trop loin et
que sa puissance et son étendue peuvent être limitées.
"L'ethnicisation"
du conflit mondial dont parle Michel Warschawski -- l'approche coloniale
arrogante d'antan, maintenant dans une nouvelle apparence de technologie de
pointe soutenue par des F-16 et des armes nucléaires, qui suppose la
supériorité occidentale et israélienne et pose le principe d'une sorte de clash
apocalyptique entre l'Occident "civilisé" et un Orient retardé et
exaspéré -- a été vu pour ce qu'est il en raison de l'agression folle d'Israël
sur le Liban.
Ce n'est que la
simple affirmation raciste du pouvoir par un régime sioniste poursuivant
l'absolu, l'hégémonie régionale incontestée et un régime néoconservateur aux
Etats-Unis poursuivant l'absolu,l'hégémonie mondiale incontestée.
En tant que
commentateur palestinien, Rami Khouri, observait dans une interview par
semaine avec Charlie Rose sur la guerre au Liban, que le Hizbullah au Liban et
le Hamas en Palestine, ayant tous les deux fait l'objet auparavant des guerres
d'hégémonie israéliennes, étaient la réponse politique des populations "qui
ont été avilies, occupées, bombardées, tuées et humiliées à plusieurs reprises
par les Israéliens, et souvent avec le consentement direct ou indirect, ou,
comme nous le voyons maintenant, le soutien direct des Etats-Unis."
Ces populations
opprimées se battent maintenant. Peu importe combien de leaders Arabes en
Egypte, en Jordanie, et en Arabie Saoudite se plient aux Etats-Unis et à
Israël, les peuples Arabes reconnaissent maintenant la faiblesse fondamentale
de la culture et de la politique d'Israël basées sur la race et ont une
confiance croissante dans le fait qu'ils peuvent finalement les battre.
Les
Palestiniens, en particulier,font cela depuis 60 ans, ne disparaissant jamais
en dépit des meilleures conceptions d'Israël, ne manquant jamais de rappeler à
Israël et au monde leur existence.Ils ne succomberont pas maintenant, et le
reste du monde arabe prend à cœur leur résistance et celle du Hizbullah.
Quelque chose
dans la façon dont Israël agit, et dans la façon dont les Etats-Unis
soutiennent la méthode de fonctionnement d'Israël, doivent changer.
De plus en plus
les commentateurs, à l'intérieur du monde Arabe et à l'extérieur, ont commencé
à le remarquer, et un nombre saisissant de gens sont assez audacieux pour
prédire une certaine sorte de fin du sionisme dans la forme exclusive et
raciste sous laquelle il existe et fonctionne maintenant.
Ceci ne signifie
pas de jeter les juifs à la mer. Israël ne sera pas battu militairement. Mais
il peut être battu
psychologiquement,
ce qui signifie mettre un terme à son hégémonie, en stoppant ses avancées
maraudeuses chez ses voisins, en mettant fin à la domination raciale/religieuse
juive sur les autres peuples.
Rami Khouri affirme que le
soutien bien plus important du public au Hizbullah et au Hamas dans l'ensemble
du monde arabe est"une catastrophe" pour Israël et pour les
Etats-Unis parce que cela signifie une résistance à leurs desseins
impérialistes.
Khouri ne va pas
plus loin dans ses prévisions, mais d'autres le font, en voyant au moins une
vague esquisse d'un futur où Israël ne jouirait plus d'une ultime domination.
Gilad Atzmon, un
ex-Israélien vivant en Grande-Bretagne, musicien de jazz et penseur, voit la
victoire du Hizbullah au
Liban comme le signal de la défaite de ce qu'il appelle le sionisme global, par
lequel il veut dire l'axe Israélo/Néocons américains. Ce sont, dit-il, les peuples libanais,
palestiniens, irakiens, afghans et iraniens qui sont "à l'avant-garde de
la guerre pour l'humanité et l'humanisme", tandis qu'Israël et les
Etats-Unis répandent la destruction et la mort, et de plus en plus les
Européens et les Américains, reconnaissant cela, laissent tomber le mouvement
Sioniste/néocon.
Atzmon parle
d'Israël comme,finalement, "d'un événement historique" et "d'une
entitémorte".
Beaucoup
d'autres ont des visions semblables. Les commentateurs discutent de plus en
plus de la capacité
d'Israël,
son mythe d'invincibilité ayant été dégonflé, traversant l'Afrique du Sud comme
l'épiphanie, par laquelle ses responsables reconnaîtraient d'une certaine façon
l'erreur de ses manières racistes et dans une montée subite de sentiment
humanitaire renonceraient aux injustices du sionisme et accepteraient que les
juifs et les Palestiniens vivent en toute égalité dans un état unitaire.
Le député
britannique, George Galloway (The Guardian, 31 août 2006) pressent la
possibilité "d'un moment à la
FW de Klerk" qui émergerait en Israël et parmi ses
soutiens internationaux quand, comme cela s'est produit en Afrique du
Sud,"une critique massive de l'opposition" accablera la position
de la minorité précédemment invincible et quand les dirigeants pourront
justifier le transfert du pouvoir en disant que le faire plus tard sous la
contrainte sera de beaucoup moins favorable.
Sans une telle
transition pacifique,avec une initiative pour résoudre le conflit
Palestino-Israélien, Gallowayainsi que beaucoup d'autres voient seulement la
"guerre, la guerre et plus de guerre, jusqu'à ce qu'un jour ce sera Tel
Aviv qui sera en feu et l'intransigeance des responsables israéliens fera
tomber l'état entier."Cela semble de plus en plus être la forme du
futur : soit Israël et ses partisans néocons aux Etats-Unis démantèleront les
aspects les plus insignes du sionisme en acceptant d'établir un état unitaire
en Palestine habitée par les Palestiniens et les juifs dont c'est la terre,
soit le monde fera face à une conflagration d'une envergure qui n'est pas
entièrement imaginable maintenant.
Tout comme le
Hizbullah qui fait partie intégrale du Liban, n'a pas été détruit par le
bombardement des ponts et des centrales électriques, les Palestiniens avant
leur expulsion en 1948 étaient la
Palestine et sont toujours la Palestine.
En frappant les
Palestiniens là où ils vivent, dans le sens littéral et familier, Israël leur
laissera un seul but et une seule vision. Cette vision est la justice et une
certaine forme de réparation : que la réparation signifie battre enfin le
sionisme et revenir à la
Palestine, ou que ce soit une réconciliation avec Israël à
condition qu'il agisse comme un voisin décent et pas comme un conquérant, ou
que ce soit se joindre finalement aux juifs israéliens pour former un seul état
dans lequel personne n'a de droits supérieurs aux autres.
Au Liban, Israël
semble encore vouloir imposer sa volonté, sa domination, sa culture et son
appartenance ethnique à un
autre pays arabe. Cela n'a jamais fonctionné en Palestine, cela n'a pas
fonctionné au Liban, et cela ne fonctionnera pas dans n'importe quel pays du
monde arabe.
Nous avons
atteint un carrefour moral.
Dans le
"nouveau Moyen-Orient" défini par Israël, Bush et les neocons, seuls
Israël et les États-Unis peuvent dominer, seuls eux peuvent être forts, seuls
eux peuvent avoir la sécurité.
Mais dans le
monde qui se trouve juste de l'autre côté de ce carrefour, c'est inacceptable.
La justice peut enfin prévaloir.
Source
:
http://www.counterpunch.org/
*Kathleen
Christison est un ancien analyste politique de la CIA et a travaillé sur les
questions du Moyen-Orient pendant 30 ans. Elle est l'auteur de Perceptions of
Palestine (Perceptions de la
Palestine) et The Wound of Dispossession (Blessure de la Dépossession). Elle peut
être jointe à l'adresse suivante : kathy.bill@christison-santafe.com
http://www.ism-suisse.org/news/article.php?id=5471&type=analyse&lesujet=Racisme
Catégorie :
ANALYSE CONFLITS