Lutte pour le pouvoir chez soi » Paix et Amour entre les peuples

 Lutte pour le pouvoir chez soi

9/4/2009

Lutte pour le pouvoir chez soi

 La première année du mariage : amour … luttes… droits … et obligations.

Le rôle du mari et de l’épouse … et le point de vue des lois islamiques (Sharia’)…

Comment elles ont prouvé leur véracité et leur adéquation à n’importe quel moment et à n’importe quel endroit … et même par rapport à tous les autres systèmes sociaux ?

Interview avec Mr. Amr Khaled, fait par Îssam El Ghazi, du magazine « Kull Nass », le mercredi 24/09/2003

 Ceci est l’interview :

 La confrontation entre les mariés commence dès la première année du mariage … Il s’agit d’une confrontation entre cultures et environnements, une lutte pour accéder au pouvoir chez soi et une tentative de chacun pour confirmer davantage son indépendance. Amr Khaled annonce que l’Islam est juste en ce qui concerne la distribution des droits, et du mari et de l’épouse. Si chacun d’entre eux sait ses droits et les droits de l’autre, la confrontation disparaîtra, engendrant une première année de mariage qui sera une lune de miel permanente. Voyons de près ce que dit Amr Khaled à ce propos.

 La problématique :

 Je lui ai demandé : « Mr. Amr, nous voulons savoir quels sont les droits de l’épouse et quels sont ceux du mari permettant la stabilité de la vie conjugale une fois clairement retenus ?

Le problème principal concernant les droits du mari et de l’épouse est de savoir le rôle de chacun. Le manque de savoir entraîne les problèmes.

Est-ce que le rôle de l’homme se limite à gagner de l’argent pour couvrir les dépenses de la maison ? Est-ce que le rôle de la femme serait d’aller au club et de faire des excursions sans se soucier des intérêts de sa famille, mari et enfants ?

Le problème principal de la famille, partout dans le monde, est de délimiter les rôles des mariés, homme et femme. Les méthodes sociales universelles ont laissé entrevoir des divergences à ce sujet.

 En voulant délimiter les rôles de l’homme et de la femme, le communisme en Russie et en Europe de l’Est a considéré que ce qui revêt une importance majeure est l’ensemble de la société. L’homme et la femme ne sont que des outils de production au profit de la société. L’état prend soin des enfants et s’occupe de leur éducation au lieu des parents. Dans ce cas, le rôle du père et de la mère est assumé par l’état qui assure l’éducation, les dépenses, l’enseignement ; le but en est de voir les enfants grandir en situation d’appartenance à l’état.

 Je veux vous rappeler qu’Israël applique cette même théorie dans les Kiputz et Mochav quoique sa société soit loin d’être communiste. Le résultat de cette substitution du rôle des parents est l’abolition surprenante et soudaine de l’état soviétique et de la totalité de la société communiste.

En revanche, la restitution des rôles de la maternité et de la paternité a fini par régulariser la société. Le communisme a connu le déclin depuis la substitution de la famille par l’état en soixante dix ans.

L’autre facette est le modèle occidental qui s’appuie essentiellement sur le matérialisme. Le Dollar ou l’Euro supplantent le tout et celui qui n’a pas le sou ou des bien matériels est piétiné. La priorité majeure dans cette société, applicable pour l’homme comme pour la femme, est leur travail. En conséquence, l’éducation des enfants et l’amour au sein de la famille sont légués au second plan. La valeur primordiale est : travail… travail… et travail. Je ne me prononce pas contre le travail de la femme mais nous parlons là de priorité. La femme a commencé à aller au travail et à travailler jour et nuit. Elle a commencé en parallèle à perdre sa féminité parce qu’elle s’insérait à la place de l’homme en toute chose.

 Les priorités justes :

 Avant l’Islam et durant ses débuts, la femme travaillait et ce n’est pas pour autant qu’elle a perdu sa féminité ou a abouti à la dislocation de la famille. Pourquoi ? Sachant que la femme avant et pendant l’Islam et les débuts de la période de la prophétie, travaillait et participait au Djihad, elle n’a pas perdu sa féminité parce que les priorités étaient bien fondées. La question de la réussite de la femme est une question des plus connues, celle de se dépasser prend source de l’organisation des priorités.

 Des exemples non tolérés :

 Si nous passons en revue le modèle occidental qui a traité la famille comme un objet parfaitement matériel, classée en deuxième ou en troisième position, nous aurons comme résultat que la fille ne peut avoir de copain qu’à l’âge de 16 ans. Ils ne peuvent être que des camarades à l’école. J’en parle de ma place d’homme résident en occident.

Donc, à 16 ans, elle peut avoir un copain, mais sous l’ombrelle de la famille. A 18 ans, elle peut quitter la maison familiale si elle le désire et vivre avec son copain si telle est sa volonté. Elle se sépare de sa famille pour jouir de sa vie sans avoir d’enfants parce que la société a enraciné chez elle que l’important est de gagner de l’argent. En voilà le modèle répandu.

A l’âge de 35 ans, elle aimerait bien vivre sa vie en tant que femme et épouse. On lui dit : « Non … Nous vivrons en tant que partenaires dans la maison ». C’est-à-dire que la femme et l’homme se partagent la responsabilité … et ce n’est pas grave s’il y ait quelques enfants, sans annonce de mariage.

 

Quelle est la différence entre ce modèle de relation et le mariage ?

 La différence est que l’homme ne veut pas assumer sa part de responsabilité. A tout moment, il peut se détacher d’elle et de ses enfants. Un nouveau phénomène est alors apparu en Occident : « la mère célibataire ». Il s’agit de la femme qui vit en concubinage avec un homme. Puis, elle devient, avec ses enfants, des colocataires de cet homme étranger, qu’ils ne connaissent pas. En conséquence, la femme de 45 ans sent qu’elle est fatiguée : elle ne peut plus redevenir une copine, elle n’est pas non plus une maman, ni une grand-mère et encore moins une épouse. Sa vie s’achève ainsi.

Après ces exemples du communisme et de l’Occident, venons-en au modèle islamique.

 Je veux de l’amour et de la tendresse :

 Le modèle islamique accorde à l’homme ces rôles

1/ L’éducation

2/ Les dépenses de la famille

3/ La tendresse dans le foyer

 Les priorités de l’épouse sont :

1/ La tendresse et l’affection envers le mari et les enfants

2/ Le travail si elle le veut

 La preuve que le premier devoir de la femme est la tendresse et l’affection en est qu’Allah, glorifié soit-Il et très haut, l’a modelée de façon adéquate à son rôle. Son nom est « Eve », dérivé en langue arabe de la « contenance ». Il s’agit de contenir le mari et les enfants. Ceci est le rôle principal de la femme. Eve est créée d’une des côtes d’Adam et non pas de terre comme lui. C’est comme si Allah, glorifié soit-Il, dit : « Ceci est une parcelle de vous-même, ne la négligez pas ». Elle est créée de la côte qui protège le cœur. Elle est donc celle qui protège le cœur.

 L’imam Ahmad nous raconte que lorsque Adam était au paradis, la solitude lui pesait lourd. C’est alors que pendant son sommeil, Eve a été créée de sa côte. Quand il s’est réveillé, il lui a dit en la voyant : « Qui êtes vous ? ». Elle a répondu : « Une femme ». Il a demandé : « Quel est votre nom ? ». Elle a répliqué : « Eve ». Il a demandé encore : « pourquoi vous êtes créée ? ». Elle a dit : « Pour vous procurer la tranquillité ». Cela veut dire : « Je suis la tranquillité de la terre et la tranquillité du cœur. La terre sans moi est guerres, destructions, mélancolie et tristesse ». Etablis maintenant une comparaison entre les autres modèles et la conception de l’Islam au sujet du traitement de la femme.

 Un faux concept :

 La chose la plus dangereuse qui a affecté nos vies est d’imaginer la femme éduquant ses enfants en tant qu’un meuble à la maison. Ceci n’est pas juste. Tous, Nous retenons tous ce vers de Chawqi :

La mère est une école, une fois préparée **** vous avez préparé un peuple de bonnes racines

 L’Islam lui annonce : Vous êtes la moitié de la société et vous êtes celle qui procure la tendresse et l’affection à l’autre moitié.

Ne pas encourager la femme à travailler ne découle pas de l’Islam. L’apparition de cette idée est probablement une conséquence des voix appelant à imiter l’occident durant le siècle dernier, plaçant le travail en tête de liste des priorités de la femme. Le fait que la femme ne travaille pas n’existait pas à l’époque du prophète. Le prophète (B.S. sur lui) a attesté que Sayeda Rofaida construise un hôpital pour y accueillir des hommes et des femmes. Hassan Ibn Thabet, le poète du prophète (B.S. sur lui) a fait l’éloge de la femme qui travaille. Aussi, le prophète (B.S. sur lui) a conçu un rôle pour les femmes dans les stratagèmes de guerres. Une fois, une femme est venue vers lui pour lui annoncer qu’elle travaille en tant que maquilleuse pour femmes. Il l’a accueilli et il lui a dit qu’en faisant ce métier, elle permettait aux femmes de se faire aimer par leurs maris. Nous avons des docteurs femmes, des guerrières. Sayeda Aïcha a ouvert une école pour enseigner les femmes et les hommes, parmi lesquels, il y a eu des savants plus tard. Nous avons des femmes poètes et créatrices. Le rôle primordial de la femme musulmane est de prendre soin de son époux et de ses enfants et de travailler à condition de ne pas perdre sa féminité et la douceur de ses sentiments.

 D’autre part, quel est le rôle de l’homme ? Est-il l’éducation avant les dépenses ? Ou les dépenses, avant l’éducation ?

Le rôle de l’homme est l’éducation avant les dépenses. En quoi l’argent serait-il utile si l’enfant est dépendant des drogues ? L’homme est le numéro un dans la famille, où est donc l’éducation et l’affection ? Où sont les réunions avec les enfants et les soins qui leur faut ?

 La responsabilité du mari uniquement : 

L’épouse enceinte, de retour de son travail à sa maison, fatiguée, trouve des problèmes de la maison et des enfants, et des tâches qui l’attendent : cuisiner, faire le ménage, laver les vêtements… Alors que le mari prend sa douche, puis regarde la télé et enfin dort. Est-ce juste ?

Ceci est une conception injuste. La raison de ce problème central est que beaucoup de maris ne sont pas prêts à assumer la responsabilité comme il se doit. Ils croient injustement que le rôle principal de la femme est de balayer, cuisiner, laver. Nous refusons que l’Islam prenne cette forme dans son traitement de la femme. Le prophète, tout en prenant en charge la responsabilité de la prophétie et le commandement de la Umma, trait la brebis, coud ses vêtements, va au marché pour acheter les commissions de la maison. Ceci est le rôle de l’homme comme l’éminent prophète l’a montré.

 Sayeda Aïcha disait : « Le prophète (B.S. sur lui) discutait avec nous jusqu’à l’appel à la prière. A cet instant, on dirait qu’il ne nous connaît plus et que nous ne le connaissons plus »

De quoi parlaient-ils ? Est-ce que toute leur conversation avait comme sujet la religion ? En fait, il y avait des contes sociaux, de la poésie, des compétitions.

 Est-ce que le mari a le droit de gérer le salaire de sa femme ?

 En Islam, la crise financière entre femme et homme a été clairement élucidée : la femme a le droit de profiter de son argent comme bon lui semblera. En Islam, la femme porte le nom de son père, alors qu’en occident, elle porte le nom de son mari.

 

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