Aujourd’hui plus qu’hier, par ignorance ou par
orgueil, face à la vérité, certains s’attaquent à l’Islam et le critiquent.
Alors que cette religion représente par excellence le respect des droits de
l’homme de tous horizons et classes confondus. On l’accuse d’opprimer certaines
catégories de personnes, de leur porter atteinte et de les dénigrer. La femme
tout particulièrement est, prétendent-ils, considérée comme inférieure et dont
les droits sont bafoués, voire inexistants, et dont le rôle dans la société est
quasi inexistant. Entre haines, mensonges, ignorances ou amalgames, quel est
réellement le statut de la femme dans l’Islam et en Occident ? Où est-elle
vraiment respectée et intégrée dans la société et où y tient-elle vraiment un
rôle ?
La condition de la femme en Occident.
En Occident, ou plus largement dans les pays non
musulmans, la femme, disent-ils, est une citoyenne à part entière, égale à
l’homme sur tous les points de vue. Or, cette prétendue égalité, n’a pas
toujours été un acquis, elle a dû la réclamer haut et fort au prix de sa vie
parfois.
A l'époque où les hordes isolées se trouvaient en pleine lutte pour l'existence
; le clan devait veiller à se débarrasser de tout rejeton qui nécessitait de
grands soins. Les filles nouveau-nées, en première ligne, avaient ce caractère
d'impedimenta. On cherchait donc à s'en débarrasser autant que possible dès
leur naissance. On n'en laissait vivre qu'un petit nombre, celles dont on avait
absolument besoin pour la reproduction de l'espèce. En Grèce, elle était un
objet se vendant et s’achetant dans les marchés et ne disposant d’aucun droit.
Dans l’empire romain, l’homme avait tous les droits sur sa famille. Même celui
de vie et de mort sur sa femme et ses enfants, sans devoir rendre de comptes à
l’Etat. En Inde, lorsque le mari mourait, son épouse s’immolait sur son bûcher
de plein gré. Aujourd’hui, elle se contente de se raser les cheveux.
De nos jours, une situation persiste, se maintenant et s’aggravant toujours
davantage : la prostitution. Elle était non seulement permise aux filles non
mariées, mais à Babylone, chez les Phéniciens, les Lydiens et chez bien
d’autres peuples encore, elle était demandée, voire ordonnée par la religion. A
Babel, la puissante capitale de l'empire babylonien, il était prescrit que
toute jeune fille devait se rendre au moins une fois en pèlerinage au temple de
la déesse Mylitta pour s'y prostituer, en son honneur, au libre choix des
hommes qui accouraient en foule. On rapporte de Chéops, roi d'Egypte, qu'il
tira du produit de la prostitution de sa fille l'argent nécessaire à la
construction d'une pyramide.
Chez les personnes de confession judaïque, la femme est maudite, car c’est elle
qui aurait influencé Adam (que la paix soit sur lui) à pécher. Chez les
premiers chrétiens, elle était considérée comme la porte de Satan. En France,
en 585 lors du Concile de Mâcon, on se demandait si elle était un être humain
et possédait une âme. Et si elle en avait une, était-ce celle d’un animal ou
d’un humain ? Ils en conclurent enfin, qu’elle avait une âme d’être humain,
mais avait été créée uniquement pour servir l’homme.
L'Occident se persuade même que la sorcellerie est intimement liée à la nature
féminine, et que toute femme est une sorcière en puissance (« Pour un
sorcier, dix mille sorcières... »). Les bûchers brûlent surtout à
partir du XVe siècle et ne s'éteindront qu'au XVIIe siècle. En France en 1804
dans le Code napoléonien, la veuve n'a aucun droit dans la succession de son
conjoint et, si elle désire se remarier, elle est soumise à la décision du
conseil de famille. Dans les lois anglaises, elle n’était pas considérée comme
citoyenne au siècle dernier, et jusqu’en 1805, l’homme avait le droit de vendre
sa femme. En Chine l’année du cheval et de la femme sont mauvais signe. Dans
bien d’autres communautés, la femme connaissait ou connaît encore le même sort,
voire pire.
Depuis des siècles, elle subit un avilissement certain et ne bénéficie d’aucune
reconnaissance, malgré son rôle capital dans la société. Elle est humiliée,
méprisée, négligée, réduite à un objet de désirs et de procréation. Mais,
diront-ils, la femme n’est désormais plus considérée comme telle, elle est
désormais respectée, fait partie intégrante de la société, dispose de droits
équivalent à l’homme. Elle est considérée comme libre et peut travailler dans
ce que bon lui semble. Certes, il est vrai que la vision qu’ils se faisaient de
la femme a changé… Mais dans quel sens ce changement s’est-il fait ?
L’émancipation de la femme
Elle s’est vraiment confirmée vers la deuxième
moitié du XXe siècle, quand la femme a commencé à réclamer ses droits, les
mêmes que ceux des hommes à tous les niveaux. Droits qu’elle obtient petit à
petit au fil des années. Parallèlement, (sous influence ou pas), naît l’idée de
s’épanouir, vivre, revendiquer sa liberté, son indépendance et se détacher des
mentalités des anciens naquis.
La femme obtint donc sa « liberté. » Aujourd’hui, elle fait ce qu’elle veut au
nom de la liberté et de l’égalité, dispose des mêmes droits que les hommes,
elle est citoyenne, elle existe et le fait savoir. Cependant, cette liberté
est-elle vraiment une liberté comme on l’entend ou est-ce plutôt du libertinage
? Comme on pourrait également se demander si l’émancipation de la femme
n’est-elle pas en réalité une belle expression qui dissimule, pour celui qui
réfléchit, l’exploitation de la femme ?
Ces beaux discours n’ont en effet pas leur place ici. Ce sont en réalité que
des cache-misère. Certes il y a eu un changement dans la vision de la femme, mais
ce changement ne s’est pas fait véritablement à son avantage. De nos jours, il
suffit d’ouvrir les yeux pour voir que la femme n’est toujours pas respectée
comme il se doit, même s’ils veulent le faire croire. Il est vrai qu’elle a
acquis une liberté ; mais c’est une liberté totale, exemptée de principes, de
valeurs, de pudeur ou d’honneur. Elle est passée d’un extrême à un autre, d’une
absence de liberté à une liberté sans limites aux fruits amers.
Ils voudraient faire croire (et malheureusement, beaucoup
y ont cru) qu’elle serait complètement l’égale de l’homme dans tous les points,
et aurait les mêmes droits que lui, alors que curieusement, certaines
inégalités entre les deux sexes persistent. Pour eux, s’épanouir signifierait
l’absence de tabous. Une femme sera femme que si elle n’a pas de règles de
conduite. On la pousse à s’habiller de façon très indécente dans la rue en
prétendant que c’est cela être une femme épanouie et bien dans sa peau ! Ils
répandent la mixité partout, ce qui a pour résultat l’expansion de la
perversité, des problèmes conjugaux et de graves atteintes au respect de la
personne. Mais aussi la multiplication des rapports avant le mariage, qui
conduit à une grossesse pénible, car non voulue et à l’accroissement
préoccupant d’enfants illégitimes. La plupart des avortements sont la
conséquence de tout cela. En 2002 (en France métropolitaine) 205 627
avortements ont été recensés. On constate même la multiplication d’actes
immoraux tels que le viol, dont le nombre déclaré en 2001 a atteint le chiffre
de 9 574 et on suppose que ceux qui ont été perpétrés, sans être ébruités,
seraient de 4 à 6 fois supérieures.
Désormais, elle est considérée comme un objet de
jouissance et un passe-temps. Ballottée d’un homme à un autre, on s’en débarrasse
une fois rassasié sans se soucier de son devenir et de son honneur. Pour bien
réussir sans obstacle dans sa vie professionnelle, il faut qu’elle soit «
ouverte à toutes propositions. » Le grand savant Ibn Qayyim a dit à propos de
la mixité : « Il n’y a aucun doute que la mixité est l’origine de tous maux
et de toutes calamités, c’est aussi l’une des plus grandes causes du châtiment
d’Allah (sur une communauté). Tout comme elle fait partie des causes de la
perversion, qu’elle soit générale ou spécifique. La mixité entre hommes et
femmes est la cause de la multiplication de la perversité, de la fornication,
de la mort et des épidémies ». En 2003, 30 000 personnes vivaient avec le
sida en France, où l'on estime à 100 000 le nombre de séropositifs. 7000 personnes
ont découvert leur séropositivité en 2004, contre 6.000 en 2003, selon les
chiffres communiqués par l'Institut de Veille sanitaire.
La femme est aussi un très bon argument de vente. En
effet, pour convaincre la clientèle d’acheter, il suffit de mettre une femme
séduisante à côté du produit. A l’instar des demoiselles du juste prix, on la
dénude chaque fois que l’occasion se présente pour la campagne d’un yaourt ou
encore pour la promotion d’une voiture ! Il n’y a pas une émission de
télévision qui n’ait ses collections de nunuches dévêtues, prêtes à rire à
toutes sortes de blagues malencontreuses à leur sujet provenant de la gent
masculine, curieusement très satisfaites ! Elle possède souvent des postes en
contact avec la clientèle, comme secrétaire, vendeuse ou encore caissière, tout
en l’incitant à porter des vêtements toujours plus impudiques dans le but de
mieux attirer. Si elle ne le fait pas, on cherchera des femmes beaucoup plus «
dociles ». Avant qu’elle soit reconnue comme ayant du talent dans quelque
domaine que ce soit, il faut d’abord qu’elle soit belle, qu’elle le montre, et
qu’elle joue de tout son charme.
En réalité, elle n’a acquis aucune liberté dans le vrai sens du terme, mais a
plutôt perdu sa dignité, son humanité et sa nature première. Jadis, elle était
certainement humiliée, mais faisait quand bien même partie d’une famille. Elle
se mariait humblement et possédait un foyer.
L’humiliation et le vice n’étaient pas apparents.
Aujourd’hui, elle reste toujours humiliée, mais d’une autre manière : elle est
réduite à un objet de fantasmes et de convoitises avec lesquelles on passe un
peu de bon temps puis on l’oublie. La cellule familiale est quasi inexistante
fragilisant ainsi, toute la société, car son rôle est primordial. Depuis cette
pseudoliberté, les vices n’ont fait qu’accroître. La femme n’a point connu
d’émancipation positive, mais connaît plutôt une exploitation par des hommes
sans aucun scrupule profitant d’elle pour arriver à leurs fins. De même, elle
n’a toujours pas obtenu sa liberté dans le sens moral et humain du terme. Et
cette soi-disant liberté ne profite qu’aux hommes, qui sont libres d’abuser
impunément d’elle, sous les yeux indifférents et complices de tous. En
acceptant cette situation, la femme a perdu sa féminité, sa beauté, sa douceur
et sa distinction. Elle demande le respect, alors qu’elle tend la main aux
irrespectueux. Comment, dès lors, peut-elle l’obtenir ?
De l’autre côté, il y a l’Islam, religion de juste milieu, ne basculant dans
aucun extrême :
[Ainsi, Nous avons fait de vous une juste
communauté afin que vous soyez témoins pour les gens et que le messager soit
témoin pour vous ](s.2 v.143).
La condition de la femme dans l’Islam.
Délivrance, amélioration du quotidien et de la
situation de l’ensemble des membres d’une communauté, interdisant l’injustice
et l’oppression, ordonnant l’équité et le respect de son prochain, l’Islam
donna à la femme une place sans équivalent dans aucune autre communauté. Il a
reconnu à la femme des capacités et des droits inconditionnels, dans toute
gestion d'ordre civil, économique ou personnelle. La femme jouit ainsi de la
capacité et du droit d'hériter, de donner, de léguer, de contracter une dette,
d'acquérir, de passer un contrat, d'attaquer en justice et d'administrer ses
biens. Elle a aussi le droit de choisir librement son mari, de se remarier,
après avoir divorcée ou être devenue veuve. Ce dernier droit n'a été reconnu à
la femme occidentale que bien tardivement…
Parmi ses droits sur l’homme, on peut citer par exemple : le versement de sa
dot lors de son mariage, subvenir à tous ses besoins, quand bien même elle
serait la plus riche des personnes, et cohabiter convenablement avec elle…
comme il est mentionné dans le verset suivant :
[Et cohabitez avec
elles convenablement ] (s.4, v.19)
Et le Messager de Dieu a dit :
«
Le meilleur d’entre vous est celui qui est le meilleur avec les femmes. »
Rapporté par
Hâkim et authentifié par Albâny.
Elle n’est pas obligée de travailler, c’est l’homme
qui subvient obligatoirement à ses besoins. Si l’homme venait à refuser
d’assouvir ses besoins, alors cela est considéré comme un grave péché. Par
ailleurs, si celle-ci venait à travailler, son argent lui appartiendrait et
l’homme n’aurait aucun droit dessus. Quant à la double part reconnue à l'homme
dans l'héritage, elle s'explique par les obligations exceptionnelles auxquelles
l'homme est astreint, alors que l'exemption de la femme est totale, ses
dépenses envers son mari ou ses enfants sont purement volontaires, et ceci,
quel que soit son degré d'opulence.
De même, chez les Arabes avant l’Islam, elle n’était pas mieux considérée
qu’ailleurs. Donner naissance à une fille était à l’époque, considérée comme
une calamité, donc pour s’en débarrasser certains enterraient leurs filles
vivantes comme il a été critiqué dans le Coran :
[Et lorsqu’on annonce à
l’un d’eux [la naissance d’] une fille son visage s’assombrit et une rage
profonde [l’envahit]. Il se cache des gens, à cause du malheur qu’on lui a
annoncé. Doit-il la garder malgré la honte ou l’enfouira-t-il dans la terre ?
Combien est mauvais leur jugement ](s.16, v.58-59)
Elle n’avait quasiment aucun droit. L’homme pouvait
avoir autant de femmes qu’il le souhaitait sans forcément devoir subvenir aux
besoins de chacune. Prostitutions, vagabondages et harcèlements étaient monnaie
courante en Arabie.
L’Islam, quant à lui, avait réglementé certaines coutumes païennes, telle la
polygamie, qu'il légiféra. Mais, il établit pour le polygame des conditions
tellement rigoureuses, que le champ de cette pratique se trouva relativement
rétréci. En effet, la polygamie doit s'adapter à certaines exigences telles que
l’équité entre les épouses, comme il est mentionné dans le Coran :
[Si vous craignez
d'être injustes n'épousez qu'une seule femme ] (S 4, v 3),
mais aussi, pouvoir subvenir aux besoins de toutes,
etc. En Occident, un homme qui a plusieurs maîtresses ne devrait-il pas être
considéré comme un polygame ? Pourquoi reproche-t-on aux musulmans leur
polygamie alors que celle-ci est contractée par les liens sacrés du mariage
alors qu’on applaudit l’homme qui change de femmes toutes les semaines ?
Le sociologue français Gustave le Bon (1831-1941) l’a d’ailleurs reconnu par
ses paroles : « Je ne vois pas en quoi la polygamie légale des Orientaux
soit inférieure à la polygamie hypocrite des Européens. Alors que je vois très
bien au contraire en quoi elle lui est supérieure ». (La
civilisation des Arabes. p. 422) Quant à la polygamie du Prophète qui a
toujours été décriée en Occident, elle s’explique surtout par des mobiles
d'ordre politique, qui ont incité l'Envoyé de Dieu à ne jamais refuser des
offres tribales. Autrement, comment justifier le lien monogame du Prophète avec
sa première femme Khadîdja, qui avait alors atteint l'âge de la maturité (40
ans) alors que le Prophète était encore dans la fleur de l’âge (25 ans). Il
vécut 25 ans avec elle, sans jamais penser à prendre une autre femme, elle
mourut à l’age de 65 ans.
Dans la plupart des pays occidentaux, un problème persiste : le divorce ? Son
taux a atteint les 60 %. Quelle est la signification de ce chiffre ? Cela
sous-entend assurément que la structure sociale en Occident n’est pas
équilibrée et tend à démanteler les liens entre les époux qui résulte à la
destruction du mariage. Ce résultat était facile à prévoir : en Occident, les
fréquentations mixtes sont libres à l’excès, la consommation d’alcool est
répandue et le manque de pudeur de certaines femmes contribue à l’adultère,
mais les hommes sont aussi responsables. Cela est une chose aisée pour ceux qui
ne craignent pas Dieu. Dans tous ces pays, la formule est la suivante : hommes,
femmes, alcool, nudité, fréquentations libres, ayant pour résultat la
destruction du mariage, des enfants illégitimes et malheureux.
C’est pour toutes ces raisons que l’islam interdit les
fréquentations libres, prône l’interdiction de l’alcool, et la préservation de
la pudeur, ayant pour résultat la protection du mariage, des enfants légitimes
et heureux. Le sociologue français Gustave le Bon l’a également reconnu par ses
paroles : « La situation légale de la femme mariée, telle qu'elle est réglée
par le Coran et ses commentateurs est bien plus avantageuse que celle de la
femme européenne ». (G. Le Bon p. 436).
Avec l’Islam, la femme retrouva sa dignité, son honneur et son humanité. Elle
existe vraiment, tient un rôle concret et est indispensable au maintien de la
société. La femme dans Islam est : lumière, pudeur, bon comportement, chasteté,
pureté, beauté… Chez elle avec son mari et ses enfants, elle est servie,
honorée, chérie, respectée, préservée, et aimée. Elle a été créée à partir de
la côte de l’homme, les rendant ainsi inséparable, se complétant, et dépendant
l’un de l’autre :
[Elles sont pour vous un vêtement et vous
êtes pour elles un vêtement ](s.2, v.187).
Et le fait qu’ils soient de la même origine comme l’a
dit le prophète (paix et salut d’Allah sur lui) :
« Les femmes sont les consœurs de l’homme
»Rapporté par Tirmidhy et
authentifié par Albâny
Augmente ainsi le sentiment d’unité et les rapproche
par un lien d’interdépendance inaltérable.
Il doit donc prendre soin d’elle comme de sa propre personne, car elle est une
partie de lui-même :
[Parmi
Ses signes Il a crée de vous, pour vous des épouses pour que vous viviez en
tranquillité avec elles, et Il a mis entre vous de l’affection et de la bonté.
Il y a en cela des preuves pour des gens qui réfléchissent. ] (s.30, v.21)
Et comme le mentionne un hadith : « Veuillez du bien
aux femmes. » Rapporté par Boukhâry et Mouslim.
Quel que soit sa situation, qu’elle soit épouse, fille, mère, il a été ordonné
à l’homme de bien se comporter avec la femme. Faire le contraire est donc une
désobéissance et passible d’un châtiment divin. Le Prophète (paix et salut
d’Allah sur lui) a en effet dit :
«
Le croyant qui a la foi la plus parfaite est celui qui a le meilleur
comportement. Les meilleurs d’entre vous, sont les meilleurs avec leurs femmes
»Rapporté par Hâkim et authentifié
par Albâny.
L’homme marié doit chérir sa
femme, bien lui parler, patienter sur ses défauts, lui apprendre sa religion…
S’il divorce, il doit lui verser une pension et la loger d’une durée de trois
menstrues, avant qu’elle ne puisse se remarier, comme il est dit dans le Coran
:
[Et faites que ces
femmes habitent où vous habitez, et suivant vos moyens. Et ne cherchez pas à
leur nuire en les contraignant à vivre à l’étroit. Et si elles sont enceintes,
pourvoyez à leurs besoins jusqu’à ce qu’elles aient accouché. Puis, si elles
allaitent [l’enfant né] de vous, donnez-leur leurs salaires. Et concertez-vous
[à ce sujet] de façon convenable ](s.65, v.6)
S’il a des filles, qu’il leur apprenne leur religion, les éduque
comme il se doit, ne les opprime pas, et elles seront pour lui un accès au
Paradis comme il est dit dans le hadith suivant :
«
Celui qui a une fille, ne l’accable pas, ne la blâme pas, ne fait pas de
différence entre elle et son fils : Allah le fera entrer au Paradis. »
Il est aussi rapporté :
«
Celui qui éduque deux filles jusqu’à ce qu’elles atteignent l’âge de la
puberté, lui et moi ressusciterons le jour de la résurrection de cette façon
(et il joignit les doigts de sa main.) »Rapporté par Mouslim.
S’il a une mère, il doit être meilleur avec elle, car elle l’a
porté pendant neuf mois. Elle a sacrifié son temps et sa vie pour s’occuper de
lui. Il est dit dans le Coran :
[ Et
Nous avons enjoint à l’homme de la bonté envers son père et sa mère : sa mère
l’a péniblement porté et en a péniblement accouché ; et sa gestation et son
sevrage durent trente mois ](s.46, v.15)
Il est aussi dit :
[Et ton Seigneur a
décrété : « N’adorez que Lui, et [marquez] de la bonté envers le père et la
mère ](s.17, v.23)
Et si cette femme est une étrangère, il doit aussi bien se comporter avec elle. L’aider fait partie de l’Islam
et être injuste envers elle est un grand péché, comme le Prophète (paix et
salut d’Allah sur lui) a dit :
« O
seigneur ! Je mettrai dans la gêne ceux qui s’en prennent aux droits des deux
faibles : l’orphelin et la femme. »
Rapporté par
Nassâï et Ibn mâjah et considéré comme bon par Albâny.
La femme est un pilier dans la société dont le bon
fonctionnement dépend d’elle. Si elle dévie, c’est toute la communauté qui en
paiera le prix comme cela se passe de nos jours. Alors que dans l’Islam, dès
les premières décades de l'ère hégirienne, la femme put s'imposer par sa large
et efficace participation à côté de l'homme, dans la vie culturelle et sociale
de la communauté musulmane. Aicha (épouse du Prophète et fille du ler Calife)
avait une profonde érudition, qui à moins de 20 ans, fit d'elle une des plus
brillantes figures de l'époque. Les grands compagnons du Prophète venaient la
consulter sur les questions juridiques, historiques, littéraires et même
médicales. Elle fait d’ailleurs partie de ceux qui rapportèrent le plus de
hadiths (actes et paroles du prophète).
Le Prophète encouragea l’enseignement des femmes, en disant :
«
Rechercher la science est une obligation pour tout musulman. »
Rapporté par Ibn Mâjah et authentifié par Albâny.
Cela concerne aussi bien l’homme que la femme. Une
femme vint voir le prophète et lui dit : « O messager de Dieu ! Les hommes se
sont emparés de toutes tes paroles, consacre-nous donc un moment pour que l’on
puisse te rencontrer et nous enseigner ce qu’Allah t’a appris. » Le prophète
dit : « Réunissez-vous ce jour-là et ce jour-ci. »
Ce qu’elles firent aussitôt ; durant ces jours, le prophète leur enseignait ce
qu’Allah lui apprenait. Rapporté par Mouslim.
Désormais, le champ d'action culturel de la femme
s'élargit de plus en plus. Ibn Hajar, un des célèbres imams de l'Islam, cite
dans ses oeuvres biographiques, plus de quinze cents femmes parmi lesquelles
figurent des juristes et des savantes.
Auprès d’Allah, la femme n’est aucunement inférieure à l’homme dans ses droits.
Chacun dispose d’un rôle approprié avec des droits et des devoirs. Une personne
n’est supérieure à une autre que par sa piété et non par son origine ou sa
richesse, comme il est dit dans le Coran :
[Certes,
le plus noble d’entre vous, auprès d’Allah, est le plus pieux. Allah est certes
Omniscient et Grand-Connaisseur. ](s.49, v.13)
Le Messager d’Allah dit également :
« O
vous les gens ! Votre Seigneur est unique et votre père est unique ; vous
descendez tous d’Adam et Adam provient de la terre. Assurément, le plus noble
d’entre vous auprès d’Allah, est le plus pieux et l’arabe n’a pas plus de
mérite que le non arabe sauf s’il se distingue par la piété. »
Authentifié par
Albâny dans A-targhîb wa A-tarhîb
En somme, on peut se rendre compte que la femme n’est pas opprimée en Islam. Et
ceux qui prétendent le contraire sont, ou des adversaires de la religion,
moyennant la ruse et le mensonge pour en éloigner les gens ; ou alors, ce sont
des ignorants, qui suivent aveuglément et croient tout ce qui se dit, sans
prendre la peine de vérifier ces informations. Par ailleurs, alors que l’Islam
nous inculque le bon comportement avec les femmes, certains musulmans
n’agissent pas comme il convient. Bien que l’Islam désavoue leurs attitudes,
leurs comportements contribuent malheureusement à souiller cette religion,
faire fuir les gens et créer par la même occasion des amalgames. Le Prophète
est la meilleure des créatures et un exemple pour tous. Il avait un
comportement inégalable avec ses femmes : il était doux et clément envers
elles, demandait leur avis, les aidait dans les tâches ménagères, plaisantait
avec elles, ne levait pas la voix sur elles et ne les frappait pas… Il est un
modèle pour tous :
[En
effet, vous avez dans le Messager d’Allah un excellent modèle [à suivre] ] (s.33, v.21)
Il nous
incombe donc de le suivre. Il n’y a qu’un Islam. Son enseignement se fait à
travers le Coran et la Sunna (tradition prophétique) et non pas par les gens.
Sinon il y aurait autant d’islams qu’il y a d’individus. Car chacun
comprendrait l’Islam à sa manière. En connaissant véritablement ce qu’est
l’Islam, on connaîtra alors les musulmans dans le vrai sens du terme, et on évitera
ainsi les amalgames et les préjugés.
La femme est une perle précieuse, il faut donc qu’elle se protège. C’est un
trésor à la valeur inestimable, il faut donc qu’elle se mette à l’abri des
machiavéliques intentions. C’est pour cette noble raison qui lui a été demandée
de se voiler. Son voile n’est autre que sa dignité. Dieu dit :
[O
Prophète ! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de
ramener sur elles leurs grands voiles : elles en seront plus vite reconnues et
éviteront d’être offensées. Allah est Pardonneur et très Miséricordieux]
(s.33 v.59)
Le voile permet à la femme de se protéger des
turpitudes, d’être respectée et de préserver ainsi son honneur et sa pudeur.
De même, Dieu dit :
[Restez
dans vos foyers ; et ne vous exhibez pas à la manière des femmes d’avant
l’Islam](s.33 v.33)
Allah a conseillé aux femmes du Prophète de rester
chez elles, et cela est valable pour toutes les autres femmes. Mais cela ne
signifie pas qu’elles doivent être emprisonnées chez elle à longueur de
journée. Dans toute chose il y a un juste milieu. En effet, le prophète
n’enfermait pas la femme à la maison, comme ils prétendent ! Au contraire, il
lui a permis de sortir lorsqu’elle avait des choses à faire, mais aussi pour
rendre visite à ses proches et ses amis, pour rendre visite au malade, etc. Il
lui a permis également d’aller à la mosquée, en disant :
«
N’empêchez pas les femmes d’aller aux mosquées. »Rapporté par Ahmad et Aboû Dawoûd et
authentifié par Albâny.
De plus, le prophète aimait la compagnie de sa femme
lors des invitations et les refusait si jamais l’inviteur n’admettait pas sa
femme avec lui. D’après Anas, qui raconte que le prophète avait un voisin
persan connu pour ses mets délicieux. Ce voisin prépara un plat pour le prophète
et le convia à sa table. Le prophète lui dit : « Et
mon épouse ? » (En parlant de son épouse Aïcha qu’Allah l’agrée) » Il
répondit : « Non (je ne l’invite pas) », Le prophète rétorqua : « Je refuse donc. » Le voisin réitéra son invitation
et le prophète lui redemanda : « Et mon épouse ? »
Il répondit : « Non (je ne l’invite pas). » Le prophète rétorqua de nouveau : « Je refuse donc. » Le voisin réitéra une nouvelle
fois son invitation et le prophète lui redemanda : «
Et mon épouse ? » L’homme, après trois demandes consécutives dit : « Je
suis d’accord. » Le prophète et Aïcha se levèrent et se suivirent mutuellement
jusqu’à atteindre la maison de l’inviteur. » Rapporté par Mouslim.
La véritable définition de la femme, de la liberté, et du respect se trouve dans
l’Islam. La femme ne sera reconnue comme femme que si elle suit ce qui lui aura
été demandé. Dans ce cas, elle gagnera le respect ici-bas et le Paradis dans
l’au-delà. Le Prophète a dit à cet effet :
«
Si la femme prie ses cinq (prières), jeûne son mois (ramadan), préserve sa
chasteté, écoute son mari : elle entrera au Paradis par la porte qu’elle
souhaite. »Rapporté par Ibn Hibbâne et authentifié par Albâny.
Bernée par une idéologie qui prétend émanciper la
femme, mais en réalité la dévalorise. Les personnes derrière cela targuent
qu’ils ont libéré la femme, mais en l’animalisant ou en l’instrumentalisant.
Elle est victime d’une société insidieuse, mais (curieusement) sans s’en rendre
compte. L’Islam lui a donné sa véritable valeur, une position de respect et des
droits sans équivalent.
Se comporter avec la femme, comme l’Occident le veut, reviendrait à répandre le
chaos et l’immoralité qui seraient à leur tour banalisés sur terre comme le
montre déjà l’actualité. Se comporter avec la femme comme le veut l’Islam, donc
comme Dieu le veut, Créateur, Législateur de lois sages ; aura pour conséquence
logique l’harmonie de la société, la sérénité et le bonheur.