Lettre à Monsieur le président de la république » Paix et Amour entre les peuples

 Lettre à Monsieur le président de la république

26/7/2008

LETTRE À MONSIEUR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, COPIE AU CIEL
FAITES-LE  pour les jeunes qui vous considèrent comme un père !

 

Avec tout le respect que je vous dois, je me permets de vous écrire ! A l'heure où je vous parle, je suis une jeune diplômée en traduction, un cursus sans faille, en chômage, voilà deux ans, ça n'étonne personne ! Et sachez que je me prépare psychologiquement à l'être encore pour longtemps... A l'heure où je vous parle, mon grand frère, orphelin comme l’était mon père, entre le SUICIDE et la HOGRA, a choisi la DOULEUR de l'EXIL loin de tous ceux qu'il aime et qui l'aiment : des JEUNES comme lui et moi continuent de mourir «HARGA et SUICIDES».
Algérienne à part entière : mes grands parents ont défendu ce pays et construit cette république, mes parents honnêtement l'ont servie. Monsieur le président ! J'ACCUSE dix ans de HOGRA, d'indifférence et de mépris qu'a vécus ma famille surtout ma mère (cadre supérieure, élue, intègre et courageuse) ! Monsieur le Président, de la HOGRA découlent la HAINE et la violence, tous ceux qui tissent la vérité sont marginalisés, pour étouffer toute velléité de montrer la réalité, moi aussi je veux PARTIR aujourd’hui, c'est le REVE de tout opprimé, dont la DIGNITE est étouffée. QUITTER LEUR PAYS ! Beaucoup en souffrent malgré exclus de ses bienfaits, ce n'est pas parce qu’ils manquent de patriotisme, ni parce qu'ils sont incapables, la valeur que représentent ces jeunes et ce GACHIS entraînent une grande perte, c'est à cause de leur détresse certes, un capital détourné vers l'inconnu à la conquête de l'espace vital. Monsieur le Président, les mots restent impuissants ! Il est temps d'inverser la longue dégradation, est-ce un hasard que l'élite prend la fuite? La discrimination, la médiocrité, la compétence hypothéquée, la promotion de ceux qui n'ont jamais fait l'université, laisse les cadres de valeurs sans avenir, où est donc l'éthique et la déontologie ? Chaque année qui passe voit fondre les valeurs et grandir plus les injustices et les inégalités, l'arbitraire, la discrimination. Tous les jeunes, dans une voie unique, n'ont pas la même chance, devant la loi du fric, incapables de discernement ils choisissent les corrompus. La situation est URGENTE. Je me permets encore d’ALERTER, l'avenir des jeunes est ENTRE LES MAINS de ceux qui sont en charge, Monsieur le Président, appelez ces jeunes à revenir aux sources et chassez l'illusion de la dignité en dehors de l'Algérie ; commencez par une bonne gouvernance qui repose sur le principe de la justice sociale et du partage. Elle est la base du sentiment d'appartenance et d'amour de la patrie, plus d'égalité des chances et bannir l'intervention des connaissances. Que voulons-nous, nous autres les jeunes : nous comprendre et nous donner l'estime de nousmêmes, nous voulons de l'amour et du respect comme donnent ces responsables à leurs enfants. Récompenser le mérite et sanctionner la faute, telle est à mes yeux la philosophie. Vous avez une mère que vous aimez bien, que Dieu la protège. La mienne je l'aime aussi mais je n'ai pas pu la protéger. J'assiste impuissante et je vois comment on la malmène jusqu'à la rendre malade. El hamdoulilah, la justice divine est intervenue et ils sont en train de payer l'un après l'autre ce qu'ils nous ont fait subir. FAITES-LE pour les jeunes qui vous considèrent comme un père et qui attendent un changement, qui comptent sur vous ; mais avant, réalisez-moi ce rêve, permettez-moi de vous rencontrer et de vous raconter.
Ghodbane A.
(en réponse à Mme Khadidja)

 

Partir sans laisser de mot ni d'adresse.
Peut-être sans raison, et sur un coup de tête
Tu as laissé les gens qui t'aiment en
détresse et tu as gâché toutes les fêtes
Pour laisser ta terre natale
Tu as pris ce bateau fatal
Pour des folies, et de faux rêves
Tu as pris le chemin de non-retour
Tu as juré, ça passe ou ça crève
Sache qu'ici on t'aime toujours
Pour laisser ta terre natale
Tu as pris ce bateau fatal
Oui, tu souffres et tu vis l'indifférence
Mais sache que ton avenir n'est ni en
Espagne, ni en France
Et si tu veux changer de vie
Ce n'est non plus en Italie
Pour laisser ta terre natale
Tu as pris ce bateau fatal
Donne le temps à ton pays
Qui vient de vaincre, après une noire décennie
Aujourd'hui l'espoir est permis
La vie est en Algérie
Oublie ce bateau fatal
Et regarde vers ta terre natale.
Abdallah Ferkous

 

Source : http://www.lesoirdalgerie.com  (du 26 juillet 2008 )

 

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