attention à la marche » Paix et Amour entre les peuples

 attention à la marche

9/8/2008

"Attention à la marche !" par Jean-Claude Caty

Pétrole et pic de Hubbert

 

 

Pétrole : Le pic de Hubbert mondial date de juillet 2006. Est-ce le signe de la faillite de notre civilisation ?

Dame Nature a sonné le gong en juillet 2006. L’espèce humaine ne pourra plus se goinfrer.

Depuis le début de l’ère industrielle (1930 environ), notre espèce exploite les ressources de la planète de manière inconsidérée. L’exploitation facile du pétrole a permis l’envolée des techniques.

Vers 1979, première alerte : l’homme atteint la capacité de la planète. A partir de maintenant, tout progrès supplémentaire se fera sur les réserves.

Aujourd’hui, nous consommons 1,3 fois ce que la Terre peut produire. Entre 1979 et juillet 2006, nous avons fabriqué une marche. Et aujourd’hui, il va falloir, de gré ou de force redescendre cette marche.

Pourquoi juillet 2006 ?

En 1956, un géophysicien - Monsieur Hubbert - modélise la production d’un gisement de pétrole. Cette production passe par un pic avant de décliner. Il annonce que les États-Unis passeront leur pic vers 1970. Ses prévisions se révèlent juste : les États-Unis passent le « pic de Hubbert » en 1971.

Dans la décennie 70, 10 pays passent le pic de Hubbert,

Dans la décennie 80, 12 pays passent le pic,

Dans la décennie 90, 14 pays passent le pic,

2003, le deuxième gisement du monde (Cantarell) passe le pic. Son déclin atteint déjà 15% par an en 2007.

2000 - 2005, 14 pays passent le pic,

2005, le premier gisement du monde (Ghawar) aurait passé le pic.

juillet 2006 : le monde passe le pic de Hubbert.

(GIF)

Mais, à quoi correspond la marche ?

La marche correspond aux surplus des ressources consommées depuis 1979. Ce n’est plus une marche mais une falaise. Nous avons donc 2 solutions pour descendre. Soit en équipant pour descendre sur des cordes, soit en attendant que Dame Nature nous pousse.

Quelle forme prendra la marche ?

Notre civilisation est en faillite et nous n’avons pas les moyens d’y échapper. Tout au plus pourrons-nous la contrôler.

Par contre, si nous sommes poussés, il y aura une guerre du pétrole. Cela ne servira qu’à sauter de plus haut.

Il y aura du chômage et des famines.

Un crash boursier est très probable. La bourse fermera temporairement et ne rouvrira jamais.

Où est le gag ?

Ce n’est pas un gag ! Vérifiez vous-même sur internet. Par exemple, en tapant « pic de hubbert », « oleocene » ou « terre de brut » dans google (encadrez les expressions de guillemets). Visitez les données de l’AIE (Agence Internationale de l’Énergie).

Citations

« Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » - François Rabelais

« Toute personne croyant qu’une croissance exponentielle peut durer indéfiniment dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste » - Kenneth Boulding

« Quand le dernier arbre sera abattu, la dernière rivière asséchée, le dernier poisson péché, l’homme va s’apercevoir que l’argent n’est pas comestible » - proverbe indien

 

"Attention à la marche !" par Jean-Claude Caty

dimanche 6 mai 2007

L’auteur de l’article joint estime que :

" La production de pétrole tout liquide en juillet 2006 a atteint un maximum dont il pense que c’est le pic mondial de pétrole tous liquides.. Ce n’est pas encore certain à 100% et il peut y avoir un retournement de situation mais il pense que la probabilité que ce soit le bon (the big one)est plus grande que l’inverse. "

Que se passera-t-il quand la production non-OPEP va commencer à décliner ?

Dans l’organisation de l’industrie pétrolière mondiale, la production non-opep est censée fonctionner à plein régime. Ensuite, les agences internationales telles que l’AIE et l’OPEP analysent le niveau de la demande mondiale et déterminent un chiffre que l’on appelle le "call on OPEP". Ce chiffre est tout simplement la différence entre l’estimation de la demande mondiale et la production non-opep. Le "Call on OPEP" correspond à ce que l’OPEP doit produire pour satisfaire la demande mondiale.

En fonction de cela, de la géopolitique mondiale et des prix du pétrole, l’OPEP détermine son niveau global de production et les quotas attribués à chacun de ses membres.

Si la croissance de la production non-opep est inférieure à la croissance de la demande mondiale alors le "Call on OPEP" augmente mécaniquement.

Par conséquent, le déclin de la production non-opep va faire augmenter très fortement le "Call on OPEP" et donc la pression sur les pays de l’OPEP pour qu’ils satisfassent la demande mondiale. Ceux-ci annoncent des augmentations de capacités importantes d’ici 2010 passant d’une capacité de 33 mb/j en 2006 à 37 mb/j en 2010 pour ce qui est du pétrole conventionnel.

Il n’est premièrement pas certain qu’ils atteignent cette capacité là et de plus, même si ils l’atteignent, il n’est pas certain que cela suffise à combler le déclin de la production non-OPEP et la croissance de la demande mondiale.

Aussi, il parait très probable que la demande ne pourra continuer à croitre au rythme actuel car la production ne pourra pas suivre. Ceci signifie qu’une récession économique parait inévitable dans les trois années qui viennent car la baisse de la demande en pétrole ne peut qu’être corrélée à une récession économique mondiale dans le système économique actuel.

Le pic mondial sera déterminé par les capacités de production réelles des pays de l’OPEP. Si ces capacités s’avèrent en fait très limitées alors le pic de production mondiale devrait suivre d’assez près le pic de production non-opep.

Cet article est destiné à démontrer, à partir des chiffres donnés par l’AIE, que personne ne peut évacuer le problème du pic mondial de production sans mentir sciemment.

Le processus du pic de production est en cours de réalisation. C’est un fait indéniable.

Que les grands décideurs et politiques qui abreuvent la population de mensonges éhontés nous disent d’où viendra le pétrole pour repousser le pic d’ici 20 ans parce que personnellement, je ne vois vraiment pas où. Et ce n’est pas le pétrole lourd du Canada qui changera grand chose. Ce n’est pas l’Ethanol qui nous sauvera non-plus, à moins de réduire à la famine l’immense majorité de la population humaine pour alimenter les voitures !

La dernière frontière se trouve sur les pôles nord et sud. mais si il se trouvait de grandes quantités de pétrole, il faudrait développer des infrastructures colossales pour l’extraire et l’amener vers les zones peuplées qui prendraient de longues années pendant lesquelles la production en cours ne cessera pas de décliner avec toutes les conséquences que l’on peut imaginer.

La question est bien celle-ci : que fait-on maintenant, tout de suite car nous sommes face au précipice ?

Makhnovitch.

 

Source : http://yonne.lautre.net/article.php3?id_article=2319

 

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