Sauver la planète Terre ou sauver les hommes ? » Paix et Amour entre les peuples

 Sauver la planète Terre ou sauver les hommes ?

23/9/2008


Sauver la planète Terre ou sauver les hommes ?

Fernand Schwarz

Les Nations Unies ont décidé que l’année 2008 sera l’année internationale de la planète Terre. Outre l’effervescence du monde de la recherche qui se sent profondément interpellé, nous devons favoriser l’intérêt d’une certaine catégorie d’habitants de cette chère planète, nous, les humains !

Les sciences se sont renouvelées et peuvent aujourd’hui faire d’extraordinaires apports pour l’humanité (1). Mais c’est la vision des hommes sur leur propre vie individuelle et collective qu’il faut renouveler, pour qu’ils en profitent.

 Une amie m’a envoyé au début de l’année l’adresse d’un site web très spectaculaire (wwww.worldometers.info/fr/). C’est l’horloge mondiale qui donne les statistiques du monde en temps réel.

Seulement pour le mois de janvier 2008, les produits chimiques toxiques rejetés mondialement par les industries dans notre air, notre sol et nos eaux, atteignent presque 815 000 tonnes. Pour la même période, le nombre d’hectares de forêts que nous avons détruits avoisine le million. 180 millions d’enfants sont actuellement en sous-poids, 274 millions souffrent de malnutrition et autour de 10 000 personnes meurent chaque jour de faim.

De l’autre côté, seulement aux États-Unis, dans l’année écoulée, on a dépensé en régime pour excès de poids 2 829105140 dollars. Avouons qu’il y a de quoi réfléchir ! De même, nous devons nous interroger sur le fait que les dépenses des gouvernements en santé pendant l’année arrivent à presque 100 milliards de dollars et la dépense dans l’achat des drogues illégales pour la même période est de 83 milliards de dollars.

Il est clair que nous avons donc le droit, comme nous le faisons dans ce numéro, de nous poser la question : Peut-on sauver la planète Terre ? Mais en réalité, ce n’est pas tant la planète qu’il faut sauver, mais les hommes (d’eux-mêmes)

 Dans un entretien que j’ai eu il y a quelques années avec la philosophe Délia Steinberg Guzman (2), elle me disait : «vouloir vivre toujours mieux [..] nous a conduit à altérer le monde [..] et ces altérations ont causé du tort à  double titre : elles ont fait du tort à la terre et elles ont fait du tort aux êtres humains et nous ont rendu insensibles face à la nature». Et elle a insisté sur le fait que le rôle d’un mouvement philosophique est d’apporter un peu de conscience aux gens et au rôle que chacun de nous joue dans ces apparents désastres naturels.

La nature ne peut pas être simplement considérée comme une source de profit. Elle doit nous inspirer de la sagesse. Ceci réclame un changement de vision et d’action en nous-mêmes, vivre dans le monde dans de nouvelles perspectives.

 Nous ne pouvons pas céder à la fatalité des chiffres. Les citoyens doivent se mobiliser et cette mobilisation est une mobilisation de conscience, celle qui permet de donner un nouveau sens à nos vies individuelles et en société. Nous proposons de pratiquer un volontariat de conscience et pas simplement un volontariat technique avec des actions ponctuelles. Le volontariat technique est un savoir-faire indispensable (secourisme, lutte anti-incendies) qui nous apporte des gestes efficients mais cela ne suffit pas. Il faut également une conscience de fraternité, de discernement, d’aide morale à autrui, du bons sens, qui va au-delà des simples gestes techniques, et qui ne s’arrête pas à l’action du jour, mais devient un mode de vie, une philosophie en action.

Pour que ces actions deviennent humanistes et pas simplement humanitaires, on doit éveiller nos consciences dans une démarche volontaire, celle d’un devoir-être librement accepté.

 Un sage africain nous dit : «la terre-mère a besoin de paix, pour s’épanouir et épanouir ses enfants» (3). Cette paix dont la terre a tant besoin, seuls des hommes en paix avec eux-mêmes pourront le lui apporter. La plus grande paix est de pouvoir agir en toute conscience.

 1. consulter le sites internet : www.anneeplaneteterre.com/ et écrire à jean.dercourt@academie-sciences.fr

2. Voir interview page 18

3 Pierre RAHBI, Initiation africaine, Albin Michel, page 160

 Fernand Schwarz

Président de la Fédération Française Des Nouvelle Acropole

 Source : http://www.nouvelleacropole.org/articles/article.asp?id=148

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Comments

 bribescoeur, le 23-09-2008 à 02:30:37 :

Commentaire sans titre

pourquoi pas les deux  

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