Et quand je suis malade, c'est Lui qui me guérit » Paix et Amour entre les peuples

 Et quand je suis malade, c'est Lui qui me guérit

5/3/2009

 « ...Et quand je suis malade, c'est Lui qui me guérit »

1.   Quest ce que la maladie ?

C
est une altération, une dégradation de la santé de sorte que lindividu se trouve dans un état général de malaise. A cette définition objective de la maladie, lislam nous offre une dimension spirituelle du sens même de cet état.

a) La maladie comme épreuve.

Le prophète (p&s) a dit :

« Le croyant est sans cesse éprouvé dans sa personne, dans sa progéniture et dans ses biens jusquà ce quil se rende à Dieu, exempt de toutes fautes ».(Tirmidhi et El Hakim).

Durant sa vie, lindividu est soumis à de nombreuses épreuves : la maladie, la pauvreté, la mort, les calamitésCes circonstances douloureuses dévoilent chez lui un comportement qui peut exprimer soit de la révolte, soit de la reconnaissance, soit de lingratitude.
C
est là que Dieu nous apprécie. Sommes-nous constants dans laisance comme dans la pauvreté, dans la maladie comme dans la santé, dans le malheur comme dans la joie ? Cest à loccasion de ces grands événements que notre foi est mise à lépreuve et révèle soit son authenticité soit sa fausseté. Dieu nous met en garde, les épreuves sont inéluctables et il faut sy préparer afin de ne pas être pris au dépourvu. Elles existent pour nous éprouver. Dieu dit :

«Nous vous éprouverons pour connaître ceux dentre vous qui luttent, ceux qui sont constants » (47 :31)

Le fils de Abbas que Dieu soit satisfait de lui adit : « La première chose que Dieu a écrite sur la Table bien gardée (table où sont inscrit les arrêts de Dieu), ce sont ces mots :

«En vérité, Je vous le dis, Je suis le Dieu véritable ; il ny a pas dautre Dieu que Moi. Mohammed (p&s) est Mon serviteur et Mon envoyé ; quiconque se soumet à Mes arrêts,se résigne au malheur dont Je le frappe et se montre reconnaissant de Mes bienfaits,celui-là Je linscris au nombre des hommes à la foi sincère, et Je le ferai ressusciter avec cette catégorie de justes ; mais celui qui, au contraire, ne se soumet point à Mes arrêts, qui ne se résigne point aux afflictions dont Je le frappe et ne se montre point reconnaissant de Mes bienfaits, que celui-là prenne un autre Dieu que Moi ».

b) La maladie efface les péchés.


Le prophète (p&s) a dit : 

« Tout mal qui atteint le musulman, sagit-il dune lassitude, dune maladie ou dune angoisse, même dune piqûre dépine, lui vaut de la part de Dieu une rémission de ses péchés. » (Bukhari& Muslim) ; «

Tout croyant,touché par quelque maladie, verra Dieu sen servir pour lui pardonner ses péchés. »(Tabarani & El Hakim)

c) Les oeuvres du malade continuent.


Le prophète (p&s) a dit :

«  Quand un serviteur tombe malade ou part en voyage, Dieu lui inscrit léquivalent de ce quil faisait (comme oeuvres bonnes) à résidence en étant sain ».(Bukhari et Abou Daoud)

2.   Quelle attitude adopter face à la maladie ?

a) La patience


Sachant que la maladie efface les péchés et qu
elle constitue une épreuve, une attitude simpose ; la Patience. Elle est une vertu indispensable à la vie et à la foi du musulman. Il doit habituer son âme à supporter ladversité sans lassitude, attendre les résultats même sils ne sont pas immédiats et faire face aux difficultés quels que soient leur gravité et leur poids avec un coeur qui na point de doute. Rester confiant et garder lespoir. Le prophète(p&s) a dit :

« Celui qui loue Dieu pour avoir été comblé, celui qui supporte patiemment lépreuve, celui qui se repend après une injustice, celui qui pardonne après avoir été lésé, ceux-là auront la sûreté et seront bien guidés». (Tabarani) .

Le prophète (p&s) disait :

« Celui qui sefforce à supporter patiemment (le malheur) Dieu le dotera de patience. Nul ne reçoit plus ample bonheur que la patience » (Bukhari & Muslim)

« Cherchez secours dans la patience et dans la prière ». (2 :45)

b) Le malade se soigne

Le prophète (p&s) a dit :

«Dieu a fait les maladies. Il a accordé à chaque maladie un remède, ne vous soignez pas par ce qui est illicite » (Abou Daoud).

Le malade doit chercher à se soigner par tous les moyens permis par la morale islamique, tout en se remettant à Dieu pour lissue heureuse de sa maladie car la guérison reste une volonté divine. 

« Et quand je suis malade cest Lui qui me guérit ». (26 :80)

c) La plainte du malade


Il est permis de se plaindre au médecin et à l
ami mais il faut louer Dieu avant de se plaindre.

Le prophète (p&s) a dit :

«Quand un serviteur tombe malade, Dieu lui envoie deux anges et les charge devoir ce que dira ce malade à ceux qui viennent lui rendre visite. Sil loue Dieu,ils rapportent ceci à Dieu qui en est informé. Dieu ensuite dit : Si mon serviteur meurt je me chargerai de lintroduire au paradis. Sil sen remet, Je lui substituerai une chair meilleure et un sang meilleur que le sien et lui pardonnerai ses péchés ». (Malik & Ibn Abi-Dunya)

3.    la visite du malade.


a) Il est recommandé de se soucier de la santé de ceux qui nous entourent ainsi que de leur rendre visite s
ils sont malades.
D
après Abou Houraira le prophète (p&s) a dit :

«Dieu à Lui la puissance et la gloire, au jour de la résurrection, dira :«  Ho fils dAdam ! Je suis tombé malade et tu ne mas pas visité? Seigneur, répondit lhomme, comment te rendre visite et Tu es le Seigneur des mondes ? Ne savais-tu pas que mon serviteur untel est tombé malade et tu ne las pas visité ? Ne savais-tu pas que si tu lavais visité tu Maurais trouvé chez lui ?... ». (Muslim)

b) Encourager le malade par de bonnes paroles afin de fortifier son âme et lui faire l
invocation suivante :

« OH Allah, Seigneur des hommes, chasse le mal, guéris (lui) donc la maladie, car Tu es le Seul à guérir et nul autre en dehors de Toi ne guérit,et Ta guérison ne laisse point la (moindre trace de) maladie ». 

«Allahumma adhi-hi al-bass illa Rabbannass, ichfi wa anta achchâfi, la chifâ-aillachifâouka chifâ-an lâ yoghâdirou siqaman ». (Muslim & Ibn Maja)

c) Raccourcir la visite sauf si le malade demande votre présence.

d) Le visiteur peut demander des invocations en sa faveur.

Le prophète (p&s) a dit :

«Lorsque tu visites un malade demande-lui de tinvoquer Dieu, ses invocations ressemblent à celles des anges ». (Ibn Maja)

e) Il est également recommandé d
invoquer Dieu en faveur du malade et de réciter le Coran.

4.    Quelques invocations.

Lorsqu
on se plaint dun mal, le prophète (p&s) a dit :

«Mets ta main sur lendroit du mal et dis : «  Au nom de Dieu. Puis dis :je me réfugie auprès de la majesté de Dieu et Sa puissance contre le mal que je trouve en moi et contre ce que je fuis » (sept fois).

«Aoudho bi-izzatillahi wa qoudratihi mincharri mâ ajidou wa ouhâdhirou »(sept fois). (Abou Daoud&Tirmidhi).

Lorsqu
on rencontre un éprouvé, le prophète (p&s) a dit :

«Quiconque, à la vue dun éprouvé, (handicapé, un malade, un pauvre) dit : «Louange à Dieu, qui ma épargné de ce dont il a frappé autrui et ma grandement avantagé par rapport à ceux quIl a crées,sera à labri de ce malheur ».(Tirmidhi)

« Al-hamdou lillahi-ladhi âfanî minmabtalâka bihi wafaddalanî alâkathîrinmimman khalaqa tafdîlan ».

Dieu ne manque pas de nous donner de nombreux exemples dans le Coran afin d
illustrer le comportement vers lequel nous devons tendre, et lhistoire de Ayoub (Job p&s) est un véritable hymne à la patience et à la constance. Lui qui fut frappé de la perte de sa famille, de ses biens et fut atteint dans son corps de diverses maladies incurables. Dieu dit de lui:

«Oui, Nous lavons trouvé endurant avec constance, (quel) excellent serviteur,il aimait à revenir souvent à Nous. » (38 :44)

« Seigneur fortifie-nous de patience et reçois-nous en croyants soumis à Ta Volonté » (7 :126)


 extrait du site : http://www.islam-vert.com   

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