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 Ces Savants musulmans que l'Histoire à oublié

30/6/2012

savants musulmans Ces Savants musulmans que l'Histoire à oublié

Voici des savants musulmans qui ont illuminé le monde, fasciné les Occidentaux, et que l'Histoire a balayé et nous a fait oublié. Des savants qui étaient à leurs époques des pionniers dans tous les domaines scientifiques …

Muhammad Al-Ghafiqi (12è siècle) : Le plus grand chirurgien en ophtalmologie de son temps. C'est le premier a avoir inventé les instruments nécessaires à l'intervention en ophtalmologie.
Il écrit « Kitab El Mourchid fi Al-kouhel » (Guide de l'Oculistique) .
Les Occidentaux appréciaient ses travaux, et s'en sont servis pendant des siècles.

Ar-Razî (9è siècle) : Connu pour son œuvre impressionnante en chimie. Il décrit plusieurs procédés chimiques de la distillation, dissolution, calcination, évaporation, fabrication d'onguent et de cérats. Il fut le premier à mettre la chimie au service de la médecine.
Déjà au 9è siècle il décrit les effets du café sur l'appareil digestif. Le café aborda l'Europe au début des années 1700.
Il écrivit de nombreux ouvrages sur la peste, variole, rougeole, goutte et rhumatismes.
Ses travaux furent traduits en latin au 13 e siècle et furent largement répandus.

Ibn Fernès (9è siècle) : De sa profession de médecin, anatomiste confirmé, il étudia l'anatomie humaine et celle de volatiles. Il construit à la suite de cette étude la première machine volante faite d'étoffe et de plumes. Ces manuscrits sur son appareil de vol furent gardés en Espagne.

Abou Al-Qacim (10è siècle) : L'un des plus grands chirurgiens de tout les temps. Ses traités de chirurgie comportaient description d'instruments cliniques qu'il avait inventé (ophtalmologie, gynécologie), pratique de cautérisation. Traduit en Europe au 15è siècle, ils servirent pendant plus de 500 ans de références pour les universités d'Europe.

Ibn Miskaweyh (11è siècle) : Historien, médecin, philosophe. Il écrivit un traité sur l'arithmétique, sur médecine, alchimie. Dans son principal ouvrage « Kitab tadjarib Al-oumam » (Livre des expériences des nations), il écrivit au sujet d'une machine servant à filtrer la soie.

Ibn Sina (10è siècle) : L'histoire de ce savant est très longue. A 16 ans, il devint professeur agrégé de médecine. Auteur de plus de 100 ouvrages parmi eux « Le livre de la guérison », et le « Canon de la médecine ». Sources de références pour les études de médecine en Europe.
C'est le premier qui trouva caractère contagieux de la phtisie pulmonaire et les dangers que les phtisiques encourent en s'exposant au soleil.

Ibn An-Nafis (12è siècle) : Il fut le 1er à avoir décrit la petite circulation sanguine (du cœur aux poumons et inversement) . Son plus grand exploit dans la médecine fut cette théorie, contredisant celle de Galien. Michel Servet et Réalto Colombo se servirent de cette théorie 3 siècles plus tard en Europe.

Al-Kindi (8è siècle) : 1er à avoir appliqué les mathématiques dans le dosage des médicaments. Roger Bacon (13è siècle) expliqua que "le degré des médicaments composés ne peut être déterminé que par le méthode d'Al-Kindi". Il fallut attendre le 14è siècle pour qu'Arnaud de Villeneuve tirât parti de cette méthode. Il fit de nombreux travaux dans le domaine de la chimie. Al-Kindi est un savant complet, dans des domaines très variés : philosophie, mathématiques, médecine, musique, physique, astronomie.

Ibn Zhor (Avenzoar)  (10è siècle) : Médecin, issu d'une famille de médecins, il découvrit en Espagne une médication rationnelle contre la gale. Il fut le premier à signaler l'abcès du péricarde, l'ulcère d'estomac, et la paralysie du pharynx. Il a été le premier à réaliser des expérimentations sur les animaux avant de les appliquer aux hommes et à recommander  la trachéotomie.

Ibn Tofaïl (12è siècle): Ibn Tofaïl fut tour à tour vizir et premier médecin du souverain Abou Ya’qoub Youcef. Il obtient une chaire de médecine à la faculté de Grenade, où il professa publiquement pendant plusieurs années consécutives. Ibn Tofaïl, qui est un savant encyclopédique, médecin et astronome, comme philosophe et théologien, avance des hypothèses qui, quatre siècle avant Copernic (1473-1553) mettent en cause le système de Ptolémée.

At-Tabari (Abou al-Hassan Ali Ibn Sahl Rabban) – (9è siècle) : grand médecin arabe né en Espagne musulmane. Il a rédigé la première Encyclopédie de médecine. Il a été un pionnier de la Pédiatrie et de l’étude du développement de l'enfant ;  il découvrit l'agent pathogène de la gale (sarcopte). Il dressa une remarquable nosographie du cancer de l'estomac. Il fut le premier à décrire les signes cliniques de la péricardite. Il décrit également la paralysie de l'œsophage.
Dans la discipline de l'entéro-gastrologie , il fit autorité chez les Occidentaux et ses découvertes dans ce domaine n'ont jusqu'à présent pas étaient égalées. Son élève est le célèbre, Abu Bakr Mohammad Ibn Zakariya al-Razi  ( "Rhazes").

Ali Ibn Al-Abbas Al Majusi – (9è siècle) : Alors qu'Hippocrate et ses disciples prétendent que l'enfant sort spontanément du ventre de sa mère, il découvre que c'est la contraction de l'utérus qui expulse le fœtus. Il rédige des traités sur les abcès de l'utérus et du col de l'utérus. Il a offert au monde médical un ouvrage sans précédent :  le Kitab al-Maliki ou Livre de l'art médical, son manuel de médecine et de psychologie. Ali ibn Abbas al-Majusi a été un pionnier dans le domaine de la psychophysiologie et de la médecine psychosomatique.

Un livre excellent sur ces nombreux savants qui ont éclairé le monde : "Les savants musulmans oubliés de l'Histoire" par le Dr Hébri BOUSSEROUEL.

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