L’exemple parfait » Paix et Amour entre les peuples

 L’exemple parfait

30/8/2009

L’exemple parfait

Voici quelques bribes de la vie bénie du Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam), extraits du "Chamaa-il" de l'Imâm Tirmizi (rahimahoullah) . Le texte n'étant pas toujours facile à comprendre, j'ai ajouté quelques notes pris de "Khasaa-ilé Nabawi", commentaire du "Chamaa-il-ou- Tirmizi", écrit par Sheikh Zakariyya (rahimahoullah) , ainsi que  des notes personnelles.  

Un aperçu de la vie domestique du Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam)

 'Ali radhi yallâhou 'anhou  rapporte que "lorsque le Prophète sallallâhou 'alayhi wa sallam entrait chez lui, il partageait son temps en trois parties : une partie pour (l'adoration) d'Allah, une autre pour sa famille (pour participer à la vie domestique) et une (dernière) pour lui-même (son repos et ses besoins) qu'il repartageait aussi avec les gens, de telle façon que, les personnes proches (de lui) pouvaient faire bénéficier le grand public.

 C'était l'habitude du Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) de recevoir en priorité les "Ahloul Fadhl", les hommes de mérite (à cause de leur statut, bonté et respect) avec la permission qu'il donnait (d'entrer), et par la suite, de leur consacrer du temps selon leur degré de mérite dans la religion. Parmi eux, certains venaient avec un besoin, d'autres avec deux et, d'autres encore avec plusieurs requêtes. Il s'occupaient d'eux (en répondant favorablement à leurs requêtes) et les occupait à des actions (liées à leurs préoccupations) utiles et profitables  aussi bien à leur correction personnelle qu'à la réformation de la communauté Il les informait de ce qui convenir le mieux pour eux. Et il disait : "Que les présents parmi vous transmettent (ces paroles) aux absents."

 Il disait aussi : "Faites moi parvenir les besoins (et demandes) de ceux qui ne peuvent les faire (directement soit par l'éloignement, la honte ou la crainte) car celui qui fait parvenir à une autorité la requête de celui qui ne peut le faire (directement), Allah raffermira ses pas le jour du jugement."

 On ne discutait que de ces propos (utiles et profitables) auprès du Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) et il les écoutait volontiers de ses compagnons. (En revanche), les futilités n'étaient pas prononcées dans ses assemblées.

 Les Sahabah venaient auprès de lui avec une envie (d'apprendre la religion) et ne  le quittaient qu'étant « satisfaits »  Ils repartaient ainsi tels des guides (pour le bien). (Chamaa-il p.22)

 

 Un aperçu de la conduite sociale du Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam)

 Ali (radhi yallâhou 'anhou) décrit la vie du Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) en dehors de la maison comme la suivante :

  • Le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) préservait sa langue (des paroles inutiles). Il ne parlait que des choses auxquelles il considérait un intérêt.
  • Il était familier avec les Sahabah et ne les faisaient pas fuir (par des mauvaises paroles ou un mauvais caractère).
  • Il traitait avec déférence les nobles de chaque tribu. Et les nommait dirigeants de leur tribus (respectives) .
  • Il recommandait la prudence aux gens  et l'était lui même  sans jamais les priver de son visage souriant ni de son bon caractère.
  • Il s'informait toujours au sujet de ses compagnons (présents ou absents). Il les questionnait à propos des gens et mettait en valeur le bien en l'approuvant et désapprouvait le mal en le réfutant.
  •  Il choisissait toujours la modération. Il n'était pas d'un tempérament varié.
  • Il n'était jamais négligeant, de crainte que les Sahabah le soient aussi  ou ne se lassent (à cause de l'excès dans l'action).

 Le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) était préparé (avec les moyens matériels et spirituels) à toute situation. Il était ferme sur la vérité et jamais n'ébranlait ni ne surpassait celle-ci.

 Ceux qui se trouvaient auprès de lui étaient les meilleurs. Ceux qui avaient le plus de mérite pour lui étaient ceux dont le bon conseil était le plus répandu et ceux qui étaient pour lui le plus respectés étaient ceux qui apportaient le meilleur réconfort (moral aux personnes dans la souffrance) et qui (excellaient) faisaient preuve de la meilleure générosité (envers les plus démunis). (Chamaa-il p.22-23)

 Un aperçu des assemblées du Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam)

 Ali (radhi yallâhou 'anhou) raconte que le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) ne se levait et ne s'asseyait qu'avec le « zikr » d'Allah (il avait la présence d'Allah à chaque moment). Lorsqu'il se joignait à une assemblée, il s'asseyait à la fin (là où il y avait la place, et il ne cherchait pas se faire une place devant) et recommandait d'en faire de même. Il accordait à chaque personne assise en sa compagnie ses droits (de telle façon que) chacun se sentait (être en plus grande estime auprès de lui) qu'il était le plus honoré aux yeux du Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam). Il était longanime (patient) avec celui qui s'asseyait ou entretenait avec lui et ce, jusqu'à ce cette personne parte (en premier). Il ne refusait jamais celui qui lui demandait quelque chose, soit en la lui accordant (de suite) ou avec une bonne parole (en lui promettant de la lui accorder plus tard). Sa bonne humeur et sa courtoisie étaient manifestes aux yeux de tous à tel point qu'il devint un père pour eux ; et tous étaient égaux pour lui pour ce qui est du droit.

 Ces assemblées étaient (en fait, remplies) de science, de pudeur, de patience de confiance dans lesquelles les voix ne s'élevaient jamais et le caractère sacré (des choses et des personnes) n'était pas violé. Les écarts possibles (de langage ou de conduite) n'étaient pas exposés.

 Tous étaient considérés de façon égale (et non pas traités selon la noblesse de lignée) et ils n'avaient plus de mérite qu'à cause de leur « taqwa » (piété). Ils étaient modestes, respectaient le grand et faisaient preuve de bonté envers le petit (plus jeune). Ils donnaient priorité au nécessiteux et prenaient soin du voyageur(Chamaa-il p.23)

 

Le comportement du Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) avec les personnes de l'assemblée

 Ali radhi yallâhou 'anhou) raconte que le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) était toujours souriant, de nature accommodante.

 Il n'était pas dur (de caractère), ni crieur, ni grossier. Il ne dénigrait jamais son prochain et n'était point avare. Il se désintéressait des choses (et paroles) sans intérêt.

Il s'abstenait de trois choses : les débats et querelles, la complaisance et de ce qui ne le regardait pas. Il protégeait les gens des trois attitudes suivantes : Il ne blâmait personne (en sa présence) ni le critiquait (en son absence), ne cherchait pas à dévoiler l'intimité des gens (ne recherchait pas les défauts des gens en les espionnant). Il ne parlait que pour (des choses) dont il espérait une récompense divine (çawâb).

 Quand il parlait, l'auditoire se tenait coi et baissait la tête ; on aurait dit que les oiseaux étaient posés sur leur tête. Et quand il se taisait, ils parlaient alors (personne ne lui coupait la parole; ils attendaient qu'il ait terminé pour parler à leur tour)

 Ils ne s'opposaient jamais dans la discussion en sa présence. Lorsque l'un d'eux s'exprimait, tous restaient silencieux et l'écoutaient jusqu'à ce qu'il termine. Leurs propos étaient (pris en considération et écoutés attentivement) comme celui du premier d'entre eux à avoir parlé.

  Il souriait pour les mêmes raisons qu'ils riaient et il s'étonnait quand eux aussi l'étaient. Il faisait preuve de patience envers la dureté des étrangers (généralement des bédouins) dans leur façon de parler et dans leurs requêtes, à un tel point que les compagnons emmenaient ces personnes aux rassemblements (afin de profiter de leurs questions).

 Le prophète (sallallâhou alayhi wasallam) disait : « Lorsque vous voyez une personne dans le besoin (demande de l'aide), assistez- la.

Il n'aimait pas et n'acceptait pas que l'on fasse ses éloges sauf du « moukaafin » . Il ne coupait pas la parole à personne (pour commencer à parler). Cependant, si on dépassait les bornes, il le prévenait ou quittait l'assemblée (afin d'y mettre fin). (Chamaa-il p.24) 

C'est à dire que les gens proches restaient auprès de lui et ensuite, ils propageaient aux autres ce qu'il avaient reçu comme conseils du Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam).

 Que ce soit dans le domaine religieux ou mondain, il ne leur cachait rien qu'il sache afin qu'il bénéficient au maximum (khasaa-ilé nabawi pg.266).

En plus des conseils, le  Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) leur offrait la nourriture présente. Ils repartaient toujours après avoir acquis quelque chose de profitable et « goûté » à quelque chose (le mot « zawquin » a été utilisé dans la phrase qui signifié goûter) khasaa-ilé nabawi pg.267.

 Il ne faisait pas tout le temps certains actes d'adoration surérogatoires de crainte que les compagnons ne les fassent et se « lassent » à cause de la fatigue. En effet, Le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) accomplissait certains actes d'adorations et les compagnons n'avaient parfois pas la force physique d'agir de même. Comme ils voulaient imiter le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam), celui-ci délaissait ces actions (surérogatoires) afin que ses compagnons ne se fatiguent pas en voulant l'imiter à tout prix.    

Il nous a enseigné comment agir par la récitation des différentes invocations (dou'as) quotidiennes qui ne sont pas des  « remèdes anodins » mais qui sont d'une efficacité sans faille. Sachons les apprécier à leur juste valeur ! 

Il se mettait là ou il y avait de la place sans gêner personne,, et les compagnons se tournaient vers lui .(khasaa-ilé Nabawi pg.269).

 Il ne mettait pas court à la conversation en se levant même s'il voulait partir mais laissait son interlocuteur parler, terminer ce qu'il devait dire. C'est une grande leçon d'humilité et de patience que nous enseigne là le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam). 

 Lorsque les gens avaient besoin de son accord à propos de quelque chose, il le leur accordait facilement. (Khasaa-ilé nabawi pg.286)

Il ne restait pas dans son coin mais se fondait dans l'assemblée en participant avec eux à la discussion  (Khasaa-ilé Nabawi p.287) . Il agissait ainsi afin de mettre les gens à l'aise. Cela reflète la modestie du Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam).

Les bédouins ont en général, des manières rudes dans le langage. Ils posaient des questions inutiles et manquaient souvent de respect au prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) , en l'interpellant par exemple par son prénom). Ce dernier fermait les yeux sur cela. (Khasaa-ilé Nabawi p.287)         

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