Christophe Colomb n’a pas découvert de Nouveau Monde » Paix et Amour entre les peuples

 Christophe Colomb n’a pas découvert de Nouveau Monde

3/9/2009

Christophe Colomb n'a pas découvert de Nouveau Monde.

 L’Avènement de l’islam en terre d’Afrique, fut -comme partout ailleurs- un moyen de développement scientifique et culturel sans précédent. Mais peu sont les récits qui rapportent que c’est en Afrique Noire que va naître dès le 9ème siècle de l’ère chrétienne l’un des plus grands pays civilisé de son époque. Quelques témoignages de contemporains, pour rendre hommage à qui de droit.

 De part l’histoire, l’Afrique fut toujours très proche de l’Arabie d’un point de vue social, politique et culturel. Cette partie du globe fut souvent gouvernée par une même entité, (les pharaons d’Egypte par exemple), ce qui a ce qui a été un des facteurs de l’entrée massive de l’islam, dans le continent africain. Les villes du Caire et d’Alexandrie furent d’éminents centres culturels, où l’on trouvait des universités qui fonctionnent encore aujourd’hui, comme la célèbre faculté Al Azhar. L’islam ne s’était pas cantonné au nord de l’Afrique, mais allait être l’opportunité de beaucoup de révolutionnaires depuis le Sahara jusqu’au centre, qui se libèrèrent par la même occasion et prospérèrent.

Derrière le Sahara, va naître un remarquable Etat musulman : Le Songhay, à l’Ouest de l’Afrique. Il couvrait une superficie semblable à l’Europe actuelle et était des plus dynamiques au sens où nous l’entendons aujourd’hui et comme le relève le docteur W E Du Bois dans Le Monde Africain 

“L’Etat de Songhay, au sommet de sa puissance sous le règne du musulman noir Askia le Grand, était remarquable à tous les points de vue. Son administration organisée, ses routes et moyens de communication, son système de sécurité publique, le placèrent au même niveau que n’importe quel pays européen ou asiatique. Il était d’une superficie aussi grande que l’Europe. L’empereur était obéi avec autant de docilité aux frontières de son pays qu’en son propre palais. Les villes de Gao, Tombouctou, Jenne devinrent des centres culturels. L’université de Saonkore comptait des milliers d’étudiants de droit, littérature, grammaire, géographie, chirurgie... Des centres culturels et d’enseignement ont existé là-bas longtemps avant que de semblables établissements aient vu le jour en France, en Allemagne ou en Angleterre”

C’est aussi ce que l’historien J.G Jackson fait remarquer dans son livre Introduction à la civilisation africaine  :

“Dans les villes principales d’Afrique de l’Ouest telles que Gao, Jenne et Tombouctou, des universités et autres institutions scolaires furent établies et leur niveau d’enseignement était élevé. Dans les écoles, collèges et universités de l’empire de Songhay, étaient dispensés des cours d’astronomie, de mathématiques, d’éthnographie, de médecine, d’hygiène, de philosophie, de logique, de prosodie, de diction, d’élocution, de rhétorique... Le professeur Ahmed Baba de l’université de Sankore à Tombouctou était un savant de vaste érudition. Il était l’auteur de plus de quarante livres qui traitaient de sujets aussi divers que l’astronomie, l’éthnographie, la biographie et la théologie et possédait une belle bibliothèque de 1600 volumes”

Ces deux témoignages ne sont que deux exemples parmi tant d’autres, qui viennent relever à juste titre la véritable puissance qu’était ce pays, dont on sait si peu aujourd’hui et c’est tout à fait compréhensible : les “occidentaux” veulent nous raconter leur passé glorieux, mais celui-ci était entièrement bâti sur la civilisation musulmane, qui fut une base indispensable de la pensée européenne même..Dès les premières traductions, toutes les traces -apparentes- de cette civilisation furent effacées, les livres ne mentionnent aucun nom de Dieu, pourtant présents à l’origine, les noms des auteurs furent aussi occidentalisés, même le nom des villes parfois parce que par essence révèlaient cette grandeur..tout cela pour éviter aux enfants d’Europe de se poser les heureuses questions : Pourquoi ne pas rendre hommage à cet islam ? Quel a été le secret de leur réussite ? Leur ultime retour à Dieu fut-il vraiment l’origine de cet éclat ?

Pour ne rester qu’en Afrique noire, le nom de la ville “Tombouctou” n’est rien d’autre qu’une occidentalisation négative de ce mot qui signifie : ”lieu éloigné, loin de tout chemin”, alors que tout porte à croire que cette ville fut plutôt un phare et que bien que l’Etat du Songhay était réputé pour son or, la science y était encore plus recherchée ! Quelle autre civilisation civilisation pouvait prétendre - même aujourd’hui- être autre aussi brillante et merveilleuse que celle-ci ! Les musulmans d’Afrique de l’Ouest n’ont pas uniquement éclairé l’Afrique de leur savoir. Des faits historiques acceptés aujourd’hui viennent affirmer l’existence de relations commerciales entre l’Afrique et les habitants des Amériques, plusieurs centaines d’années avant la naissance de Christophe Colomb !

L’historien David Davidson dans Le royaume africain révèle que vers l’an 900 de l’ère chrétienne des musulmans du Sénégal et de la Mauritanie établirent des comptoirs commerciaux en Amérique du nord. Dès ce moment des musulmans d’Afrique de l’Ouest effectuèrent des échanges commerciaux avec les gens du Nouveau Monde. Dans les sculptures, dans les gravures, on trouve des scènes où les Africains noirs sont en position de puissance et d’autorité, en particulier dans les anciennes cités commerçantes du Mexique. Des sculptures datées de l’an 1000 représentent des hommes et des femmes d’Afrique noire portant des marques tribales similaires. De plus, dans l’Ancien Mexique, des lois strictes venaient interdire l’adultère et l’ivrognerie. Les esclaves avaient le droit de propriété et pouvaient même se racheter leur liberté. Nous pouvons supposer que ces pratiques étaient liées à l’islam et donc aussi importées d’Afrique de l’Ouest qui séjournèrent là-bas. Les traversées transatlantiques étaient entreprises par de grandes flottes, les deux plus grandes comportaient 400 et 2000 navires. Les deux naviguèrent au début du XIVème siècle, donc environ deux siècles avant Christophe Colomb. Le récit de ces deux aventures fut raconté par l’empereur Mandingo Mansa Musa pendant son célèbre voyage à La Mecque, en 1324 de l’ère chrétienne, récit fait au gouverneur du Caire et consigné par l’historien arabe Al Umari. Les livres d’histoire occidentaux ne donnent aucun récit de l’arrivée de ces deux expéditions en Amérique, mais des inscriptions trouvées dans les anciennes cités de Bahia et Minas Geraïs au Brésil et sur les côtes péruviennes à Ylo nous indiquent de façon sûre qu’ils y débarquèrent. Un chercheur contemporain, Clyde Ahmad Winters, de l’université de l’Illinois aux Etats-Unis, en a fait toute une description et Léo Weiner dans Le rôle de l’Afrique dans la découverte de l’Amérique a répertorié beaucoup de mots très proches dans les dialectes pratiqués d’un côté ou de l’autre de l’océan.

Christophe Colomb fera lui-même des découvertes qui confirment les faits : les lances des Amérindiens dont la pointe était en or, furent analysés par les espagnols qui remarquèrent qu’elles étaient semblables à celles fournies par les Africains d’Afrique de l’Ouest ,à travers le commerce bilatéral qui avait commencé. Il trouva aussi des plants hybrides d’Afrique noire aux Caraïbes et dans certaines îles rencontra des tribus d’Africains noirs. A l’époque où l’Europe craignait de s’aventurer aux confins des mers de peur d’y tomber, Al Idrisi au XIIème siècle affirmait que la Terre était ronde et que les mers adhérentes au sol grâce à un équilibre naturel et c’est grâce à de telles thèses que des expéditions étaient envoyées. C’est pourquoi aussi Christophe Colomb choisi un maure ,Pietro Alonzo, en tant que commandant du navire-amiral de la flotte.

Les récits confirmant les faits sont encore longs mais nous espèrons qu’à travers ces quelques passages, où nous avons mis en évidence la participation active des Musulmans d’Afrique noire, nous pousse à croire qu’à travers “l’empire” musulman, il n’y a pas eu de favorisés et que la science a été, en même temps que la religion, transmise de la Chine jusqu’en France et que plutôt que de vouloir agrandir leur espace vital comme fit Hitler mais aussi ses descendants ou parents français et anglais en Afrique, ces musulmans, au nom de Dieu, cherchaient à améliorer la condition humaine, en espérant par cela une rétribution et ne recherchaient guère à s’emparer des richesses, ni à imposer leurs idées. Ils étaient des libérateurs, non pas des colonisateurs. Une évidence pour qui veut voir plus clair.

Tiré de L’islam, âme de l’humanité, Bilal Omowale

Bilal Omowale (ex Andy THOMAS) fut condamné à mort en 1975 pour avoir pris parti en faveur d’un mouvement de résistance pendant une période de dure répression politique dans l’île de Trinidad (Caraîbes), il écrivit ce livre en prison puis fut relâché en 1987, suite à un changement de gouvernement et grandes vagues de protestations.

Abdelhak O.

Source : http://www.aslim-taslam.net

 

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