Une belle analyse de Michael RIVER (septembre 2005) qui reste d'actualité à laquelle ne manque que les dégâts causés par G.W. BUSH.
LA TERREUR
ARTIFICIELLE
Créer les ennemis dont on
a besoin
Rome, Spartacus et
Crassus,
Cicéron et Jules César
En 70 avant
Jésus-Christ, un homme très riche et ambitieux politicien en devenir, Marcus
Licinius Crassus, voulait diriger Rome. Juste pour vous donner une idée de son
genre d’individu, Crassus fut un inventeur des brigades d’incendies. Mais dans
la version de Crassus, les esclaves pompiers accouraient sur les lieux d’un
incendie, où Crassus offrait d’acheter l’édifice sur le champ pour une fraction
de son prix.
Si le propriétaire
acceptait, les esclaves de Crassus éteignaient le feu. Si le propriétaire
refusait, Crassus laissait brûler l’édifice jusqu’au sol. De cette façon,
Crassus est naturellement devenu le plus grand propriétaire de terrains à Rome,
et a utilisé une partie de sa richesse pour soutenir Jules César contre
Cicéron.
En 70 av. J-C, Rome
était toujours une république, ce qui imposait des limites très strictes sur ce
que les dirigeants pouvaient faire, et le plus important encore sur ce qu’ils
ne pouvaient pas faire. Mais Crassus n’avait aucune intention de laisser de
telles limites restreindre son pouvoir personnel, et conçut un plan.
Crassus profita de
la révolte des esclaves menée par Spartacus pour pouvoir provoquer la terreur
dans le cœur de Rome, dont Spartacus avait déjà battu la garnison lors d’une
bataille. Mais Spartacus n’avait aucune intention de prendre Rome, une action
qu’il savait suicidaire. Spartacus et son groupe ne voulaient plus avoir
affaire à l’empire romain et avaient prévu depuis le début de piller assez
d’argent à leurs anciens propriétaires italiens pour pouvoir engager un
équipage de mercenaires, et voguer vers la liberté.
La dernière chose
que Crassus voulait était de voir Spartacus s’échapper par bateau. Il avait
besoin d’un ennemi à sa disposition avec lequel il pouvait terroriser Rome pour
des gains politiques et personnels. Alors Crassus a payé l’équipage de
mercenaires pour qu’ils mettent les voiles sans Spartacus, et a ensuite
positionné deux légions romaines de telle façon que Spartacus n’avait plus
d’autre choix que de marcher sur Rome.
Terrifiée par
l’arrivée imminente de la très crainte armée de gladiateurs, Rome déclara
Crassus Préteur. Crassus écrasa alors l’armée de Spartacus, et même si ce fût
Pompée qui en prit le crédit, Crassus a été élu Consul de Rome l’année
suivante.
Avec cette manœuvre,
les Romains ont perdu leur forme de gouvernement Républicain. Bientôt on vit
apparaître le premier Triumvirat, composé de Crassus, Pompée et Jules César,
suivi par le règne des « quasi divins » Empereurs de Rome.
Les romains ont été
manipulés, forcés à rendre leur république, et à accepter le règne des
empereurs.
L’opposant politique
de Jules César, Cicéron, reconnu pour ses accomplissements littéraires, a joué
les mêmes jeux politiques dans sa campagne contre César, en clamant que Rome
était devenue victime d’une vaste conspiration interne de droite, dans laquelle
tout désir exprimé de voir des législations limiter le gouvernement était
traité comme un comportement suspect. Cicéron, pour prouver aux Romains à quel
point Rome était devenue dangereuse, a engagé des bandits pour causer autant de
troubles que possible, et a fait campagne sur la promesse de mettre fin aux
conflits internes s’il était élu et qu’on lui concédait des pouvoirs
extraordinaires.
L'Allemagne nazie
Ce que Cicéron n’a
pu que rêver réussir, a été réussi avec succès par Adolf Hitler. Élu chancelier
d’Allemagne, Hitler, comme Crassus, n’avait pas l’intention de vivre avec sur son
pouvoir des limites strictes, imposées par les lois allemandes. À la différence
de Cicéron, les gros bras d’Hitler étaient faciles à reconnaître : ils
portaient tous les mêmes chemises brunes. Mais leurs actions n’étaient pas
différentes de celles de leurs prédécesseurs Romains. Ils ont arrangé des
affrontements, allumé des feux, causé autant de problèmes qu’ils le pouvaient,
pendant qu’Hitler faisait des discours promettant qu’il pouvait arrêter la
vague de terrorisme et de criminalité si on lui accordait des pouvoirs uniques.
Ensuite, le Reichstagle parlement
allemand àBerlin ) fut brûlé dans une
attaque terroriste planifiée.
Les allemands ont
été piégés et forcés à abandonner leur république et à accepter le règne total
de « Der Führer ».
Les écoles ne vous
apprendront jamais cela, mais les gouvernements se servent de façon routinière
d’histoires fabriquées pour vendre leurs idées à un public autrement
réfractaire. Les romains ont accepté les Empereurs et les allemands ont accepté
Hitler non pas parce qu’ils le voulaient, mais parce que l’illusion de menace
soigneusement créée semblait ne laisser aucun autre choix.
Nos gouvernements
aussi utilisent de tels pièges pour créer l’illusion que les gens n’ont pas
d’autre choix que d’aller dans la direction où le gouvernement souhaite les
voir aller.
Pearl Harbor
Le président
Franklin Delano Roosevelt avait besoin d’une guerre. Il avait besoin de la
fièvre d’une guerre majeure pour masquer les symptômes d’une économie toujours
gravement malade remontant à la grande dépression (et mutant vers le socialisme
au même moment). Roosevelt voulait une guerre avec l’Allemagne pour arrêter
Hitler, mais en dépit de plusieurs provocations dans l’Atlantique, le peuple
américain, toujours égorgé par une économie problématique, était opposé à toute
guerre. Roosevelt a violé la neutralité avec les paiements de prêts, et a même
ordonné qu’on coule plusieurs bateaux allemands dans l’Atlantique, mais Hitler
refusait d’être provoqué.
Roosevelt avait
besoin d’un ennemi, et si l’Amérique ne voulait pas attaquer volontairement cet
ennemi, alors quelqu’un devrait être manipulé à attaquer l’Amérique, un peu
comme Marcus Licinius Crassus avait manœuvré pour forcer Spartacus à attaquer
Rome.
L’ouverture pour la
guerre a été créée quand le Japon a signé un accord à trois avec l’Italie et
l’Allemagne, alors que tous les partis se promettaient de se défendre
mutuellement. Même si Hitler ne déclara jamais la guerre aux États-Unis sans
s’occuper des provocations, les moyens de forcer le Japon à le faireétaient déjà à portée de main.
La première étape a
été d’imposer au Japon des embargos sur le pétrole et l’acier, en utilisant
comme prétexte la guerre japonaise sur le continent asiatique. Cela a forcé le
Japon àvouloir saisir les territoires
riches en minéraux et en pétrole de l’Indonésie. Avec les pouvoirs militaires
européens épuisés par la guerre en Europe, les États-Unis étaient la seule
puissance dans le Pacifique capable d‘empêcher le Japon d’envahir les Indes
Orientales Néerlandaises, et en déplaçant la flotte du Pacifique de San Diego à
Pearl Harbor, Hawaii, Roosevelt a fait d‘une attaque préemptive sur la flotte
la première étape obligatoire de tout plan japonais pour étendre l’empire dans
la « région des ressources du sud ».
Roosevelt a mis le
Japon en boîte complètement, tout comme Crassus avait mis en boîte Spartacus.
Le Japon avait besoin de pétrole. Il devait envahir l’Indonésie pour en
obtenir, et pour ce faire, il avait premièrement à éliminer la menace de la flotte
américaine à Pearl Harbor. Il n’y a jamais vraiment eu d’autre choix qui
s’offrait à eux.
Pour faire enrager
le peuple américain autant que possible, Roosevelt avait besoin que la première
attaque ouverte du Japon soit aussi sanglante que possible, avec l’apparence
d’une attaque surprise, semblable à ce que les japonais avaient déjà fait aux
russes. À partir de ce moment jusqu’à l’attaque de Pearl Harbor elle-même,
Roosevelt et ses associés se sont assurés que les commandants à Hawaii, le
général Short et l’amiral Kimmel, soient gardés le plus possible dans
l’obscurité en ce qui concernait les positions de la flotte japonaise et ses
intentions, et soient ensuite pointés du doigt pour l’attaque (le congrès a
récemmentréhabilité Short et
Kimmel,leur rendant leur grade
respectif aprèsdécès).
Mais le comité d’enquête de l’armée a conclu à
l’époque, et des documents déclassifiésl’ont confirmé : Washington DC savait que l’attaque approchait,
savait exactement où se trouvait la flotte japonaise, et savait exactement où
elle se dirigeait.
Le Viet-Nam
Le président Lyndon
Johnson voulait une guerre au Viêt-Nam. Il la voulait pour aider ses amis
propriétaires de compagnies d’armement à faire de bonnes affaires. Il en avait
besoin pour qu’enfin la CIA
et le Pentagone arrêtent de vouloir envahir Cuba. Et, plus que tout, il avait
besoin d’une provocation pour convaincre le peuple américain qu’il n’y avait
pas « d’autre choix ».
Le 5 août 1964, les
journaux partout à travers l’Amérique rapportaient des « attaques renouvelées »
contre des destroyers américains opérant en eaux vietnamiennes, spécialement
dans le golfe duTonkin. L’histoire
officielle voulait que des vedettes nord-vietnamiennes aient lancé une « attaque
non provoquée » sur le USS Maddox alors qu’il était en « patrouille de routine
».
La vérité est que le
USS Maddox était impliqué dans une agressive opérationpour acquérir des informations en
coordination avec les attaques par le Viêt-Nam sud et l’Air Force Laotien
contre des cibles nord-vietnamiennes. La vérité est aussi qu’il n’y a pas eu
d’attaque de vedettes contre le USS Maddox. Le capitaine John J. Herrick, le
commandant de la force opérationnelle dans le golfe, a informé Washington DC
que le rapport était le résultat d’un opérateur de sonar « surexcité » qui
a intercepté le son des vis de son propre navire et qui a paniqué. Mais même en
sachant que ce rapport était faux, Lyndon Johnson est apparu à la télévision
nationale ce soir là pour annoncer le début des frappes aériennes contre le
Viêt-Nam Nord, des« représailles »
à une attaque qui n’a jamais eu lieu.
Le pétrole de l'Iraq
Le président Georges
Bush voulait une guerre en Iraq. Comme Crassus, George Bush est motivé par
l’argent. Particulièrement l’argent du pétrole. Mais avec l’alliance de l’OPEP
qui ne réussit pas à limiter la production de pétrole au Moyen-Orient, le
marché était inondé de pétrole extrait du sol de l’Iraq, qui possède plus du
tiers des ressources de toute la région.
George voulait une
guerre pour arrêter toute cette affluence de pétrole, pour empêcher les prix
(et les profits) de diminuer davantage. Mais comme Roosevelt, il avait besoin
que « l’autre camp » pose la première action.
L’Iraq essayait
depuis longtemps d’acquérir un meilleur accès au golfe Persique, et se sentait
limité à une mince bande de terrain le long de la frontière nord du Koweït, ce
qui plaçait les intérêts iraquiens à proximité de l’hostile Iran. George Bush,
qui armait secrètement l’Iraq pendant sa guerre contre l’Iran, a fait passer le
mot par April Glapsie que les États-Unis n’interviendraient pas si Saddam
Hussein capturait une plus grande partie du Koweït. Saddam a mordu à l’appât et
a envahi.
Évidemment, les
américains n’étaient pas prêts à laisser leurs fils et filles risquer leur vie
pour des produits du pétrole. Alors George Bush a créé une fausse histoire, en
faisant appel à une firme de relations publiques qui s’est enrichie avec
l’argent des contribuables en étant les plus industrieux et créatifs menteurs.
Cette firme a concocté une fraude monumentale : la fille de l’ambassadeur
koweïtien aux États-Unis est apparue à la télévision en prétendant être
infirmière, et a raconté une histoire horrible où les troupes iraquiennes
auraient pillé les incubateurs d’un hôpital koweïtien, abandonnant les bébés
prématurés à une mort certaine sur un plancher froid. Les médias,parties prenantes du scénario depuis le
début, n’ont jamais cru bon demander pourquoi« l’infirmière » n’était pas intervenue pour ramasser les bébés et
les mettre au chaud !
Mis en ragepar l’histoire des incubateurs, les américains ont supporté l’opération
Tempête du Désert, qui n’a jamais retiré Saddam Hussein du pouvoir, mais qui a
retiré le pétrole koweïtien du marché pour près de 2 ans, et qui a limité, et limite
encore, les exportations de pétrole de l’Iraq à ce jour. Que les fils et filles
des américains soient revenus à la maison avec de sérieuses et chroniques
maladies ne fut apparemment pas un prix trop cher payé pour une augmentation
des profits du pétrole.
Horreurs en Bosnie
Suite à la victoire
en Iraq, déjà une autre guerre s’avérait possible dans les régions riches en
minéraux de la Bosnie.
Encore une fois, un mensonge a été utilisé pour établir le
support à l’action militaire. La photo de Fikret Alic prise à travers une
clôture de barbelés a été utilisée pour « prouver » l’existence de« camps de concentrations » modernes.
Comme la manchette des journaux, « Belsen 92 », l’indique, tous les
rapprochements et identifications possibles avec les horreurs nazies ont été
exploités pour vendre la nécessité d’envoyer davantage de troupes américaines
dans une nation étrangère.
Mais quand des
journalistes allemands sont allés à Trnopolje, le site du supposé camp de
concentration pour tourner un documentaire, ils ont découvert que la photo
était fausse!
Le camp de Trnopolje
n’était pas un camp de concentration mais un centre de réfugiés.
Il n’était pas non
plus entouré de barbelés.
Un examen minutieux
de la photo originale a révélé que le photographe avait pris l’image à travers
une section de clôture brisée qui entourait un cabanon. C’était le photographe
qui était à l’intérieur, en visant à l’extérieur vers les réfugiés.
Une fois de plus,
les américains ont été piégés et forcés à être les supporters d actions qu’ils
n’auraient autrement peut-être pas approuvées.
Les années Clinton
Même si plusieurs
présidents américains ont volontairement provoqué des guerres pour des
bénéfices personnels, aucun président n’a poussé cela à l’extrême comme l’a
fait Bill Clinton.
En coïncidence avec
l’attendue déclaration publique de Monica Lewinsky suite à son témoignage, Bill
Clinton a ordonné une attaque au missile balistique sur le Soudan et
l’Afghanistan ; Il clama avoirles
preuves irréfutables que « le méchant de service » (et ancien allié Afghan) Ossama Ben Laden créait des armes chimiques
terroristes à ces endroits.
L’examen des photos
des débris, au Soudan,n’a révélé aucune
des structures qu’on peut s’attendre à trouver dans un laboratoire qui manipulait
des matériaux employés pour des armes mortelles. Les déclarations formelles de la CIAsur les tests positifs et irréfutable des
échantillons de terre révélant certains agents chimiques se sont écroulées
lorsqu’il a été révélé qu’il n’y avait pas de zone terreuseoù que ce soit près de l’installation
préalablement bombardée. Le Soudan a demandé que des observateurs
internationaux viennent tester les restes de l’usine pour trouver des signes du
gaz toxique dont Clinton dénonçait la présence. Aucun ne fut trouvé.
L’installation soudanaise était une inoffensive usine d’aspirine, et le
propriétaire a porté plainte pour dommages.
En Afghanistan, Une inspection ultérieure du
sitea révélé qu’il s’agissait d’une
Mosquée.
Pendant ce temps, de
retour au Kosovo, des histoires de génocides et d’atrocités inondaient les
médias (juste à temps pour distraire du
hiatus soudanais ), aussi sinistres , sensationnelles, et souvent aussi
fictionnelles que la plupart de histoires de William Randolph Hearst à propos
des atrocités faites aux cubains.
Encore une fois, le
gouvernement et les médias mentaient aux américains. Une photo a été montrée
sur tous les réseaux américains, supposément un des « migs » de Slobodan
Milosevic, abattu lors d’une attaque sur des civils. L’observation attentive de
la photo révèle des inscriptions en anglais!
Et maintenant...
Alors, voilà où nous
en sommes aujourd’hui. Comme les romains du temps de Crassus et de Cicéron, ou
les allemands sous un Hitler nouvellement élu, nous sommes avertis qu’un
dangereux ennemi nous menace; implacable, invisible, omniprésent et
invulnérable tant et aussi longtemps que notre gouvernement est restreint par
cette vieille et inutile charte des droits (« bill of rights »). Déjà certains
articles sont apparus débattant de la justification de certaines « mesures
extraordinaires » (la torture par exemple) dans certaines circonstances, comme
celles où nous semblons devoir faire face actuellement ;
Comme ce fut le cas
à Rome et en Allemagne, le gouvernement continue à plaider auprès du public une
expansion de ses pouvoirs et de son autorité, pour « faire face à la crise ».
Est-ce que le
terrorisme* aux États-Unis vient vraiment de l’extérieur, ou est-ce une
production planifiée, destinée àfaire
croire aux Américains qu’ils n’ont d’autre choix que d’abandonner la république
et d’accepter le régime totalitaire du nouvel empereur, ou d’un führer
international ?
MICHAEL RIVER
* Les groupes terroristes islamistes sont des créations des services
secrets israéliens et américains dans une stratégie deTerreur.