LA TERREUR ARTIFICIELLE » Paix et Amour entre les peuples

 LA TERREUR ARTIFICIELLE

6/9/2009

Une belle analyse de Michael RIVER (septembre 2005) qui reste d'actualité à laquelle ne manque que les dégâts causés par G.W. BUSH.


LA TERREUR ARTIFICIELLE

Créer les ennemis dont on a besoin

 

Rome, Spartacus et Crassus,

Cicéron et Jules César

 

En 70 avant Jésus-Christ, un homme très riche et ambitieux politicien en devenir, Marcus Licinius Crassus, voulait diriger Rome. Juste pour vous donner une idée de son genre d’individu, Crassus fut un inventeur des brigades d’incendies. Mais dans la version de Crassus, les esclaves pompiers accouraient sur les lieux d’un incendie, où Crassus offrait d’acheter l’édifice sur le champ pour une fraction de son prix.

Si le propriétaire acceptait, les esclaves de Crassus éteignaient le feu. Si le propriétaire refusait, Crassus laissait brûler l’édifice jusqu’au sol. De cette façon, Crassus est naturellement devenu le plus grand propriétaire de terrains à Rome, et a utilisé une partie de sa richesse pour soutenir Jules César contre Cicéron.

 

En 70 av. J-C, Rome était toujours une république, ce qui imposait des limites très strictes sur ce que les dirigeants pouvaient faire, et le plus important encore sur ce qu’ils ne pouvaient pas faire. Mais Crassus n’avait aucune intention de laisser de telles limites restreindre son pouvoir personnel, et conçut un plan.

 

Crassus profita de la révolte des esclaves menée par Spartacus pour pouvoir provoquer la terreur dans le cœur de Rome, dont Spartacus avait déjà battu la garnison lors d’une bataille. Mais Spartacus n’avait aucune intention de prendre Rome, une action qu’il savait suicidaire. Spartacus et son groupe ne voulaient plus avoir affaire à l’empire romain et avaient prévu depuis le début de piller assez d’argent à leurs anciens propriétaires italiens pour pouvoir engager un équipage de mercenaires, et voguer vers la liberté.

 

La dernière chose que Crassus voulait était de voir Spartacus s’échapper par bateau. Il avait besoin d’un ennemi à sa disposition avec lequel il pouvait terroriser Rome pour des gains politiques et personnels. Alors Crassus a payé l’équipage de mercenaires pour qu’ils mettent les voiles sans Spartacus, et a ensuite positionné deux légions romaines de telle façon que Spartacus n’avait plus d’autre choix que de marcher sur Rome.

Terrifiée par l’arrivée imminente de la très crainte armée de gladiateurs, Rome déclara Crassus Préteur. Crassus écrasa alors l’armée de Spartacus, et même si ce fût Pompée qui en prit le crédit, Crassus a été élu Consul de Rome l’année suivante.

 

Avec cette manœuvre, les Romains ont perdu leur forme de gouvernement Républicain. Bientôt on vit apparaître le premier Triumvirat, composé de Crassus, Pompée et Jules César, suivi par le règne des « quasi divins » Empereurs de Rome.

 

Les romains ont été manipulés, forcés à rendre leur république, et à accepter le règne des empereurs.

 

L’opposant politique de Jules César, Cicéron, reconnu pour ses accomplissements littéraires, a joué les mêmes jeux politiques dans sa campagne contre César, en clamant que Rome était devenue victime d’une vaste conspiration interne de droite, dans laquelle tout désir exprimé de voir des législations limiter le gouvernement était traité comme un comportement suspect. Cicéron, pour prouver aux Romains à quel point Rome était devenue dangereuse, a engagé des bandits pour causer autant de troubles que possible, et a fait campagne sur la promesse de mettre fin aux conflits internes s’il était élu et qu’on lui concédait des pouvoirs extraordinaires.

 

L'Allemagne nazie

 

Ce que Cicéron n’a pu que rêver réussir, a été réussi avec succès par Adolf Hitler. Élu chancelier d’Allemagne, Hitler, comme Crassus, n’avait pas l’intention de vivre avec sur son pouvoir des limites strictes, imposées par les lois allemandes. À la différence de Cicéron, les gros bras d’Hitler étaient faciles à reconnaître : ils portaient tous les mêmes chemises brunes. Mais leurs actions n’étaient pas différentes de celles de leurs prédécesseurs Romains. Ils ont arrangé des affrontements, allumé des feux, causé autant de problèmes qu’ils le pouvaient, pendant qu’Hitler faisait des discours promettant qu’il pouvait arrêter la vague de terrorisme et de criminalité si on lui accordait des pouvoirs uniques. Ensuite, le Reichstag  le parlement allemand à  Berlin ) fut brûlé dans une attaque terroriste planifiée.

 

Les allemands ont été piégés et forcés à abandonner leur république et à accepter le règne total de « Der Führer ».

Les écoles ne vous apprendront jamais cela, mais les gouvernements se servent de façon routinière d’histoires fabriquées pour vendre leurs idées à un public autrement réfractaire. Les romains ont accepté les Empereurs et les allemands ont accepté Hitler non pas parce qu’ils le voulaient, mais parce que l’illusion de menace soigneusement créée semblait ne laisser aucun autre choix.

 

Nos gouvernements aussi utilisent de tels pièges pour créer l’illusion que les gens n’ont pas d’autre choix que d’aller dans la direction où le gouvernement souhaite les voir aller.

 

Pearl Harbor

 

Le président Franklin Delano Roosevelt avait besoin d’une guerre. Il avait besoin de la fièvre d’une guerre majeure pour masquer les symptômes d’une économie toujours gravement malade remontant à la grande dépression (et mutant vers le socialisme au même moment). Roosevelt voulait une guerre avec l’Allemagne pour arrêter Hitler, mais en dépit de plusieurs provocations dans l’Atlantique, le peuple américain, toujours égorgé par une économie problématique, était opposé à toute guerre. Roosevelt a violé la neutralité avec les paiements de prêts, et a même ordonné qu’on coule plusieurs bateaux allemands dans l’Atlantique, mais Hitler refusait d’être provoqué.

 

Roosevelt avait besoin d’un ennemi, et si l’Amérique ne voulait pas attaquer volontairement cet ennemi, alors quelqu’un devrait être manipulé à attaquer l’Amérique, un peu comme Marcus Licinius Crassus avait manœuvré pour forcer Spartacus à attaquer Rome.

 

L’ouverture pour la guerre a été créée quand le Japon a signé un accord à trois avec l’Italie et l’Allemagne, alors que tous les partis se promettaient de se défendre mutuellement. Même si Hitler ne déclara jamais la guerre aux États-Unis sans s’occuper des provocations, les moyens de forcer le Japon à le faire  étaient déjà à portée de main.

 

La première étape a été d’imposer au Japon des embargos sur le pétrole et l’acier, en utilisant comme prétexte la guerre japonaise sur le continent asiatique. Cela a forcé le Japon à  vouloir saisir les territoires riches en minéraux et en pétrole de l’Indonésie. Avec les pouvoirs militaires européens épuisés par la guerre en Europe, les États-Unis étaient la seule puissance dans le Pacifique capable d‘empêcher le Japon d’envahir les Indes Orientales Néerlandaises, et en déplaçant la flotte du Pacifique de San Diego à Pearl Harbor, Hawaii, Roosevelt a fait d‘une attaque préemptive sur la flotte la première étape obligatoire de tout plan japonais pour étendre l’empire dans la « région des ressources du sud ».

 

Roosevelt a mis le Japon en boîte complètement, tout comme Crassus avait mis en boîte Spartacus. Le Japon avait besoin de pétrole. Il devait envahir l’Indonésie pour en obtenir, et pour ce faire, il avait premièrement à éliminer la menace de la flotte américaine à Pearl Harbor. Il n’y a jamais vraiment eu d’autre choix qui s’offrait à eux.

 

Pour faire enrager le peuple américain autant que possible, Roosevelt avait besoin que la première attaque ouverte du Japon soit aussi sanglante que possible, avec l’apparence d’une attaque surprise, semblable à ce que les japonais avaient déjà fait aux russes. À partir de ce moment jusqu’à l’attaque de Pearl Harbor elle-même, Roosevelt et ses associés se sont assurés que les commandants à Hawaii, le général Short et l’amiral Kimmel, soient gardés le plus possible dans l’obscurité en ce qui concernait les positions de la flotte japonaise et ses intentions, et soient ensuite pointés du doigt pour l’attaque (le congrès a récemment  réhabilité Short et Kimmel,  leur rendant leur grade respectif après  décès).

 

 Mais le comité d’enquête de l’armée a conclu à l’époque, et des documents déclassifiés  l’ont confirmé : Washington DC savait que l’attaque approchait, savait exactement où se trouvait la flotte japonaise, et savait exactement où elle se dirigeait.

 

Le Viet-Nam

 

Le président Lyndon Johnson voulait une guerre au Viêt-Nam. Il la voulait pour aider ses amis propriétaires de compagnies d’armement à faire de bonnes affaires. Il en avait besoin pour qu’enfin la CIA et le Pentagone arrêtent de vouloir envahir Cuba. Et, plus que tout, il avait besoin d’une provocation pour convaincre le peuple américain qu’il n’y avait pas « d’autre choix ».

 

Le 5 août 1964, les journaux partout à travers l’Amérique rapportaient des « attaques renouvelées » contre des destroyers américains opérant en eaux vietnamiennes, spécialement dans le golfe du  Tonkin. L’histoire officielle voulait que des vedettes nord-vietnamiennes aient lancé une « attaque non provoquée » sur le USS Maddox alors qu’il était en « patrouille de routine ».

 

La vérité est que le USS Maddox était impliqué dans une agressive opération  pour acquérir des informations en coordination avec les attaques par le Viêt-Nam sud et l’Air Force Laotien contre des cibles nord-vietnamiennes. La vérité est aussi qu’il n’y a pas eu d’attaque de vedettes contre le USS Maddox. Le capitaine John J. Herrick, le commandant de la force opérationnelle dans le golfe, a informé Washington DC que le rapport était le résultat d’un opérateur de sonar « surexcité » qui a intercepté le son des vis de son propre navire et qui a paniqué. Mais même en sachant que ce rapport était faux, Lyndon Johnson est apparu à la télévision nationale ce soir là pour annoncer le début des frappes aériennes contre le Viêt-Nam Nord, des  « représailles » à une attaque qui n’a jamais eu lieu.

 

Le pétrole de l'Iraq

 

Le président Georges Bush voulait une guerre en Iraq. Comme Crassus, George Bush est motivé par l’argent. Particulièrement l’argent du pétrole. Mais avec l’alliance de l’OPEP qui ne réussit pas à limiter la production de pétrole au Moyen-Orient, le marché était inondé de pétrole extrait du sol de l’Iraq, qui possède plus du tiers des ressources de toute la région.

 

George voulait une guerre pour arrêter toute cette affluence de pétrole, pour empêcher les prix (et les profits) de diminuer davantage. Mais comme Roosevelt, il avait besoin que « l’autre camp » pose la première action.

 

L’Iraq essayait depuis longtemps d’acquérir un meilleur accès au golfe Persique, et se sentait limité à une mince bande de terrain le long de la frontière nord du Koweït, ce qui plaçait les intérêts iraquiens à proximité de l’hostile Iran. George Bush, qui armait secrètement l’Iraq pendant sa guerre contre l’Iran, a fait passer le mot par April Glapsie que les États-Unis n’interviendraient pas si Saddam Hussein capturait une plus grande partie du Koweït. Saddam a mordu à l’appât et a envahi.

 

Évidemment, les américains n’étaient pas prêts à laisser leurs fils et filles risquer leur vie pour des produits du pétrole. Alors George Bush a créé une fausse histoire, en faisant appel à une firme de relations publiques qui s’est enrichie avec l’argent des contribuables en étant les plus industrieux et créatifs menteurs. Cette firme a concocté une fraude monumentale : la fille de l’ambassadeur koweïtien aux États-Unis est apparue à la télévision en prétendant être infirmière, et a raconté une histoire horrible où les troupes iraquiennes auraient pillé les incubateurs d’un hôpital koweïtien, abandonnant les bébés prématurés à une mort certaine sur un plancher froid. Les médias,  parties prenantes du scénario depuis le début, n’ont jamais cru bon demander pourquoi  « l’infirmière » n’était pas intervenue pour ramasser les bébés et les mettre au chaud !

 

Mis en rage  par l’histoire des incubateurs, les américains ont supporté l’opération Tempête du Désert, qui n’a jamais retiré Saddam Hussein du pouvoir, mais qui a retiré le pétrole koweïtien du marché pour près de 2 ans, et qui a limité, et limite encore, les exportations de pétrole de l’Iraq à ce jour. Que les fils et filles des américains soient revenus à la maison avec de sérieuses et chroniques maladies ne fut apparemment pas un prix trop cher payé pour une augmentation des profits du pétrole.

 

Horreurs en Bosnie

 

Suite à la victoire en Iraq, déjà une autre guerre s’avérait possible dans les régions riches en minéraux de la Bosnie. Encore une fois, un mensonge a été utilisé pour établir le support à l’action militaire. La photo de Fikret Alic prise à travers une clôture de barbelés a été utilisée pour « prouver » l’existence de  « camps de concentrations » modernes. Comme la manchette des journaux, « Belsen 92 », l’indique, tous les rapprochements et identifications possibles avec les horreurs nazies ont été exploités pour vendre la nécessité d’envoyer davantage de troupes américaines dans une nation étrangère.

 

Mais quand des journalistes allemands sont allés à Trnopolje, le site du supposé camp de concentration pour tourner un documentaire, ils ont découvert que la photo était fausse!

Le camp de Trnopolje n’était pas un camp de concentration mais un centre de réfugiés.

Il n’était pas non plus entouré de barbelés.

Un examen minutieux de la photo originale a révélé que le photographe avait pris l’image à travers une section de clôture brisée qui entourait un cabanon. C’était le photographe qui était à l’intérieur, en visant à l’extérieur vers les réfugiés.

Une fois de plus, les américains ont été piégés et forcés à être les supporters d actions qu’ils n’auraient autrement peut-être pas approuvées.

 

Les années Clinton

 

Même si plusieurs présidents américains ont volontairement provoqué des guerres pour des bénéfices personnels, aucun président n’a poussé cela à l’extrême comme l’a fait Bill Clinton.

 

En coïncidence avec l’attendue déclaration publique de Monica Lewinsky suite à son témoignage, Bill Clinton a ordonné une attaque au missile balistique sur le Soudan et l’Afghanistan ; Il clama avoir  les preuves irréfutables que « le méchant de service » (  et ancien allié Afghan  ) Ossama Ben Laden créait des armes chimiques terroristes à ces endroits.

 

L’examen des photos des débris, au Soudan,  n’a révélé aucune des structures qu’on peut s’attendre à trouver dans un laboratoire qui manipulait des matériaux employés pour des armes mortelles. Les déclarations formelles de la CIA  sur les tests positifs et irréfutable des échantillons de terre révélant certains agents chimiques se sont écroulées lorsqu’il a été révélé qu’il n’y avait pas de zone terreuse  où que ce soit près de l’installation préalablement bombardée. Le Soudan a demandé que des observateurs internationaux viennent tester les restes de l’usine pour trouver des signes du gaz toxique dont Clinton dénonçait la présence. Aucun ne fut trouvé. L’installation soudanaise était une inoffensive usine d’aspirine, et le propriétaire a porté plainte pour dommages.

 En Afghanistan, Une inspection ultérieure du site  a révélé qu’il s’agissait d’une Mosquée.

 

Pendant ce temps, de retour au Kosovo, des histoires de génocides et d’atrocités inondaient les médias (  juste à temps pour distraire du hiatus soudanais ), aussi sinistres , sensationnelles, et souvent aussi fictionnelles que la plupart de histoires de William Randolph Hearst à propos des atrocités faites aux cubains.

 

Encore une fois, le gouvernement et les médias mentaient aux américains. Une photo a été montrée sur tous les réseaux américains, supposément un des « migs » de Slobodan Milosevic, abattu lors d’une attaque sur des civils. L’observation attentive de la photo révèle des inscriptions en anglais!

 

Et maintenant...

 

Alors, voilà où nous en sommes aujourd’hui. Comme les romains du temps de Crassus et de Cicéron, ou les allemands sous un Hitler nouvellement élu, nous sommes avertis qu’un dangereux ennemi nous menace; implacable, invisible, omniprésent et invulnérable tant et aussi longtemps que notre gouvernement est restreint par cette vieille et inutile charte des droits (« bill of rights »). Déjà certains articles sont apparus débattant de la justification de certaines « mesures extraordinaires » (la torture par exemple) dans certaines circonstances, comme celles où nous semblons devoir faire face actuellement ;

Comme ce fut le cas à Rome et en Allemagne, le gouvernement continue à plaider auprès du public une expansion de ses pouvoirs et de son autorité, pour « faire face à la crise ».

 

Est-ce que le terrorisme* aux États-Unis vient vraiment de l’extérieur, ou est-ce une production planifiée, destinée à  faire croire aux Américains qu’ils n’ont d’autre choix que d’abandonner la république et d’accepter le régime totalitaire du nouvel empereur, ou d’un führer international ?

 

MICHAEL RIVER

 

 

* Les groupes terroristes islamistes sont des créations des services secrets israéliens et américains dans une stratégie de  Terreur.

 

 

Source : UNDERCOVER n°21 de sept. 2005

 

 

 

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