Tolérance et loyauté » Paix et Amour entre les peuples

 Tolérance et loyauté

29/9/2009

Tolérance et loyauté

Au cours des deux dernières décennies, on a assisté à un renouveau de la pensée islamique basé sur la science et l’explication du Coran par les nouvelles découvertes. Ce style de prédication s’est avéré plus efficace et a conduit de nombreux intellectuels, savants et chercheurs occidentaux à reconnaître l’authenticité du Coran comme parole divine et en déduire une preuve scientifique irréfutable de l’existence de Dieu.

De multiples congrès internationaux ont été organisés à cet effet, et de nombreux sites internet ont vu le jour ; parmi ceux-là, on peut citer à titre d’exemple : 55a ; Dr Kahel ; Ennajar, l’Organisation mondiale pour le défi scientifique du Coran et de la Sunna, merveilles coraniques.net, et bien d’autres. Face à ces efforts de réforme et de modernisation de la science islamique, on assiste à un phénomène inverse de rétrogradation et de cloisonnement des mosquées dans un véritable retour à l’intolérance et à l’interprétation extrémiste des textes de l’Islam. Au cours de mes derniers séjours en Europe, j’ai eu l’occasion d’aller prier le vendredi dans des mosquées de la région catalane en Espagne. En 2007 et 2008, je fus bien impressionné par la qualité des prêches d’un jeune imam marocain. Cette année, j’ai été, par contre, particulièrement déçu par les prêches de nouveaux arrivés. J’ai reconnu alors le style salafiste qui a investi ces dernières années les « Maisons d’Allah » dans certains pays musulmans ! Le terme salafiste signifie « traditionaliste ou plutôt conservateur ancestral ».

Depuis la fin du siècle dernier, les nouveaux imams issus de cette école ont restauré un discours basé sur des hadiths (paroles du Messager) peu ou pas certifiés et quelquefois en contradiction flagrante avec le Coran ou avec d’autres hadiths plus authentiques ! Les horreurs de l’enfer, de la mort, de la Dernière heure, et les histoires insensées du « Messie le charlatan » assombrissent le décor de leurs prêches. Incompatibles avec l’arabe éloquent et pur du Prophète Mohammed (QSSSl), leurs hadiths ressortis des bibliothèques ancestrales nous rappellent les périodes obscures de l’Islam intolérant qui avait provoqué les guerres fratricides les plus sanglantes entre les écoles musulmanes. Leurs prêches trahissent souvent une ignorance des fondements simples et ouverts de l’Islam au bénéfice d’un intégrisme sévère rejetant le dialogue et la nouveauté. L’exhortation à la foi qui devrait être basée sur l’esprit des textes, la générosité de la conscience, la raison et la science est maintenant axée, en grande partie, sur des thèmes classiques tels que : les pratiques rituelles, le voile intégral et les autres aspects de l’apparence extérieure.

Si vous passez près de certaines mosquées à Alger, et que le muezzin lance l’appel à la prière, vous pouvez sursauter ou vous boucher instinctivement les oreilles, tellement le son est assourdissant. Pendant la prière, surtout le soir de Ramadhan, les enfants et les malades dans le voisinage de la mosquée sont à plaindre ! J’ai demandé un jour au responsable d’une mosquée de baisser le son des haut-parleurs au moins le soir, car il gêne ceux qui veulent dormir, les malades à l’hôpital et ceux qui aspirent au calme chez eux. J’ai été alors l’objet de telles remontrances que j’avais cru avoir blasphémé. « II faut, me dit-il, faire parvenir la parole d’Allah à toutes les oreilles, cela vaut mieux que le tapage des chaînes stéréo. Le Coran ne dérange pas » ! En fait, ces extrémistes vous imposent, chez vous, non seulement le Coran pour lequel on a de bien meilleurs moyens pour l’écouter en toute sérénité, mais également leur propre discours. S’ils voulaient se conformer aux instructions du Coran (AI Isra 110 - AI-Araf 205 - Lokman 19), ils garderaient bien leur haut-parleur dans les limites de la mosquée et éviter au voisinage cette bidaâ (innovation illicite) qui constitue une véritable agression de l’environnement et celle de la tranquillité des foyers pour des prétextes incohérents avec le texte et l’esprit du Livre Sacré.

Le Messager Mohammed (QSSSL), très clément et soucieux de la quiétude de ses voisins, n’avais jamais placé des crieurs sur les collines pour imposer sa récitation à « toutes les oreilles ». Selon des études très récentes, on a prouvé qu’on pouvait soigner des malades psychiques musulmans et non musulmans par la « mélodie coranique », au même titre qu’une musique douce ! Allah dit bien : « Il est certain qu’à l’évocation d’Allah les cœurs se tranquillisent » (Ar’Râd 28). Mais ce n’est sûrement pas au rythme des haut-parleurs de nos mosquées qui défient les règles élémentaires de l’hygiène sonore ! Quand on leur demande de ne pas ramener leurs enfants en bas âge à la mosquée, car ils ne sont pas purifiés et qu’ils perturbent la sérénité des fidèles en pleurant ou en courant entre les rangs, ils disent vouloir les éduquer pour en faire « des amoureux de la mosquée » ! Un imam avait même promis l’an dernier, « des récompenses aux enfants les plus calmes » !

Peut-on ainsi élever nos mosquées au rang qu’Allah et son Messager (QSSSL) ont préconisé ? (En-Nour, versets 36/37) Si le mal s’était arrêté au prêche et à la liberté individuelle, on n’en aurait point fait mention, mais il prend de l’ampleur et porte atteinte à la liberté collective et à l’image de l’Islam ! L’expansion de ce courant au Maghreb et en Europe laisse d’ailleurs penser qu’il n’est pas l’effet du hasard. Voici quelques exemples dont j’ai été témoin ces derniers temps :
 1- Dans mon quartier, j’ai entendu l’imam du vendredi raconter pendant plus d’une heure le récit du « Messie le charlatan », en rapportant un prétendu hadith du Prophète (QSSSL). « Ce Messie viendrait, disait-il, à l’approche de la dernière heure pour entraîner par la subversion, le maximum de gens en enfer. Dieu lui donnerait des pouvoirs surhumains, que je ne mentionnerai point car frisant le ridicule ! A la fin, il sera vaincu par une poignée de bons croyants qui excelleraient dans la manipulation du sabre et tueraient ses soldats juifs qui se cacheraient derrière les rochers et les arbres ». On se demande alors où seront passées toutes les armes nucléaires et chimiques ainsi que les bombardiers et les chars d’Israël pour permettre à ces « moudjahidine » de la dernière heure de tuer les juifs avec leurs sabres ?

 2- Dans la même mosquée, l’imam du vendredi prétendait un jour le messager Mohammed (QSSSL)) nous aurait autorisé « à abattre au sabre celui qui passerait devant nous alors que nous prions ». A croire cet imam, le port du sabre serait permis dans les mosquées ! Si tel est le discours dans nos mosquées, il ne faut pas s’étonner d’entendre le même son de cloche dans les mosquées d’Europe. En voici quelques spécimens :

 3- « La crise économique est à supporter avec soumission ! », disait un nouvel imam à ceux qui ne trouvent plus de travail. « Errezk âla Allah », « Taouakkal âla Allah », ces dictons défaitistes, souvent répétés par les fainéants, veulent dire : « Le bien de subsistance provient d’Allah », « il faut compter sur Allah ». En effet, tout vient d’Allah, la vie, la mort, le bien, le mal, le bonheur, le malheur, etc. Mais le drame, c’est que nous payerons pour notre responsabilité ! Si nous faisons du mal, nous serons châtiés et si nous faisons du bien, nous serons gratifiés ! Sinon, pourquoi Dieu aurait-il prévu le Jugement dernier et créé le Paradis et l’enfer ? Ne rien faire est un péché en Islam ! Le deuxième Khalife (successeur du Prophète) Omar (RAA) disait dans ses discours : « Du ciel il ne pleut ni or ni argent. » Un jour, un bédouin posa au Messager Mohammed (QSSSL)) la question suivante : « Dois-je attacher ma monture ou la laisser libre et compter sur Allah ? Le Messager répondit : « Tu l’attaches d’abord, puis tu compte sur Allah ! Cette réponse est devenue un proverbe « Attaches-la puis compte sur Dieu ». Et le Coran d’ordonner au Prophète et à tous les musulmans : « Et une fois ta décision prise, tu comptes sur Allah ».

La volonté et la décision doivent précéder le recours à l’aide d’Allah. Que voit-on chez-nous et en Europe ? De nombreux chômeurs traînant dans les parcs, les cafés et les places publiques, pendant que les autres peinent et produisent. Certains profitent du système social européen, combien avantageux, pour y manger gratuitement. Nos jeunes imams ne leur rappellent-ils pas un autre discours du Prophète (QSSSL) qui dit : « Personne ne bougera d’un pas au jugement dernier avant qu’il ne réponde à quatre questions : Sa vie, à quoi l’a-t-il utilisée ? Sa jeunesse, (ou sa force) en quoi l’a-t-il usée ? Sa fortune, où l’a-t-il gagnée et comment l’a-t-il dépensée ? Ses connaissances, à qui ont-elles profité ? » Le gain illicite ou gratuit est donc interdit en Islam ! Les musulmans hôtes des pays développés où ils sont allés travailler, doivent participer à l’essor de ces pays et remplir leur mission d’hôtes, de contractuels et de musulmans loyaux. Nombreux sont ceux qui ignorent que le jour où ils ont signé leur demande de visa, de carte de séjour, de contrat de travail ou tout autre document officiel émanant de l’État qui a bien voulu les accueillir, sont tenus par les clauses du contrat, écrit ou moral et par le droit musulman (chariâ) ! Le mot « croyant » est évoqué plus de soixante fois dans le Coran ; il est chaque fois couplé à l’expression « et font du bien ».

En Islam, la foi seule ne suffit pas, c’est l’acte qui compte en premier. Il est vrai que trouver du travail en cette période de crise est particulièrement difficile, mais ceux qui jouissent d’une retraite anticipée, sont en congé de longue maladie ou chômeurs peuvent bien activer dans des associations sociales et culturelles et apporter une contribution aussi modeste soit-elle dans les œuvres de bienfaisance. Ils mériteraient mieux leurs allocations. Mais dans tous les cas de figure, l’Islam les oblige de manger à « Ia sueur de leur front », comme dit le Prophète (QSSSL)). D’autre part, le Coran insiste lourdement sur la parole et l’engagement : « Ô croyants ! Remplissez fidèlement vos engagements (AI Maïda 1) « Et n’approchez l’argent de l’orphelin que de la meilleure façon et ce, jusqu’à ce qu’il devienne majeur. Et tenez (votre) engagement, car on (vous) demandera des comptes sur (vos) engagements ».( AI-Maïda 34)

 4- Les kafirines (mécréants) ne sont pas tous des ennemis ! Certains imams trop jeunes et inexpérimentés pour guider les musulmans, ignorent l’esprit et la lettre du Coran, quant aux droits d’une communauté musulmane dans un pays non musulman. Ils recommandent aux fidèles de s’isoler totalement du milieu profane dans lequel ils vivent. Voyons d’abord ce que dit le Coran des étrangers dans un pays musulman, cela nous aidera à comprendre la suite :

A- Droits des non-musulmans dans un Etat musulman L’histoire de l’Islam est illustre pour les exemples de tolérance et de liberté de conscience qu’elle a donné au monde civilisé. Je ne citerai qu’un seul : celui du juif, voisin du Messager (QSSSL)) qui se plaisait à jeter sa décharge devant la porte du Prophète ; celui-ci ne disait jamais rien. Il la ramassait et la jetait au loin. Un jour, Mohammed (QSSSL)) remarqua que son voisin ne jetait plus rien. Il s’en inquiéta et demanda de ses nouvelles. On lui annonça qü’il était malade. Il lui rendit visite. Le juif fut intrigué et lui demanda pourquoi s’était-il dérangé pour venir le voir ? Le Messager répondit en substance : « Ne voyant plus de décharge devant ma porte, j’ai demandé de tes nouvelles. On m’a dit que tu étais malade. L’Islam me fait obligation de te rendre visite ; c’est ton droit de voisin ». Le juif ne pouvait rien faire d’autre que de proclamer sa foi en Allah et en son Messager Mohammed (QSSSL)) !

B- Droits et devoirs d’un musulman dans un pays non musulman De nos jours, parler des droits des musulmans dans les pays occidentaux me paraît inutile ; car, exception faite de certains cas particuliers, ils jouissent plus qu’ils ne peuvent rêver dans leur pays d’origine. Il vaut donc mieux parler de devoirs. Dans ce chapitre, on peut écrire des volumes. Le meilleur exemple a été également donné par le Messager Mohammed (QSSSL)) quand il était arrivé en terre d’exil à Médine. Il restaura la paix entre les deux fractions de la ville qui se faisaient la guerre depuis des décennies et il s’imposa ainsi qu’à ses compagnons émigrés (Mouhajirines), la meilleure conduite. « Et vous avez en le messager d’Allah le meilleur exemple ; cela pour celui qui nourrit un espoir en Allah et au Jour Dernier » dit le Coran (AI Ahzab 21). Ses principes étaient conformes aux instructions coraniques qui disent : éduquer par l’exemple, appeler à la voie de Dieu par votre comportement, non par le discours contredit par la conduite de tous les jours ; écoutons-le : « Appelle à la voie de ton Seigneur avec sagesse et par la bonne exhortation. Et engage avec eux (mécréants), le meilleur dialogue.

Car c’est ton Seigneur qui connaît le mieux celui qui s’égare de Son chemin et c’est Lui qui connaît le mieux ceux qui y sont bien guidés. Et si vous punissez, infligez (à l’agresseur) une punition égale au tort qu’il vous a fait. Mais si vous vous efforcez au pardon, cela est certainement mieux pour ceux qui savent se retenir. Reste patient ! Et cela tu ne pourras le faire qu’avec (l’aide) d’Allah. » (An’nahI125 à 127) « Le bon et le mauvais acte ne sont pas pareils. Repousse (le mal) par ce qui est meilleur ; et celui avec qui tu avais une hostilité devient alors tel un ami intime. » (Foussilat 34) Les musulmans émigrés sont des contractuels responsables devant leurs autorités et devant Allah ! Ils doivent représenter au mieux leur pays d’origine et l’Islam auquel ils appellent par leurs actes. Ils doivent œuvrer pour la concorde et la cohabitation pacifique des communautés avec lesquelles ils vivent... (Par conséquent,) s’ils restent neutres à votre égard et ne vous combattent point, et qu’ils vous offrent la paix, alors Allah ne vous ouvre aucun droit contre eux. (An’Nissâ 90). Mieux que cela : Le sang d’un mécréant sous traité de paix coûte plus que celui d’un croyant ennemi ; il coûte autant que celui d’un croyant allié !

« Il n’appartient à aucun croyant de tuer un autre croyant, si ce n’est par erreur. Quiconque tue un croyant par erreur, doit affranchir un esclave croyant et remette à la famille (de la victime) le prix du sang ; à moins que celle-ci n’y renonce par charité. Et si la victime appartient à un peuple croyant ennemi à vous, vous devez affranchir un esclave croyant. Mais si elle appartient à un peuple auquel vous êtes liés par un pacte, il doit être versé à sa famille le prix du sang, en plus de l’affranchissement d’un esclave croyant. Celui qui n’en a pas les moyens, qu’il jeûne deux mois d’affilée pour (mériter) le pardon d’Allah. Allah est Omniscient et Sage. » (An’Nissâ 92) Certains imams confondent la vie en communauté dans la concorde et l’équité avec la fréquentation en intimité (wialaya). Allah ne vous défend pas d’être bienfaisants et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures. Car Allah aime les justes. Allah vous défend seulement de prendre pour amis ceux qui vous ont combattus pour la religion, chassés de vos demeures et aidé à votre expulsion. Ceux qui prennent ces derniers pour amis, sont alors les véritables injustes.

(AI Moumtahana 8 et 9) Que disent nos Imams qui appellent à l’inimité, lorsque Allah les autorise à se marier avec des chrétiennes et des juives, et qu’iI les encourage à inviter les croyants parmi les gens du Livre à leur table et manger à la leur ? « Vous sont permises aujourd’hui, les bonnes choses : la nourriture des gens du Livre vous est permise, et votre propre nourriture leur est permise. Vous sont permises également les femmes vertueuses croyantes, et les femmes vertueuses parmi les gens du Livre d’avant vous, à condition que vous leur donniez leur dû en mariés, non en débauchés ni en amants. Et quiconque abjure la foi, ses actes sont frappés de nullité, et il sera dans l’au-delà, parmi les perdants. » (AI-Maïda 51) Ainsi, les ignorants présentent le visage obscur de l’Islam, alors qu’en vérité il est aussi brillant que le soleil ! Le Coran les appelle pourtant à la tolérance dans plus d’un verset : Dis : « Ô gens du Livre, ne soyez pas extrémistes dans l’exercice de votre religion, (et n’allez pas) en contre-vérité. Ne suivez pas les passions des gens qui se sont égarés avant vous, qui ont égaré beaucoup de monde et qui se sont égarés du droit chemin. » (AI Maïda 77). Porter le hijab, la barbe et le kamis, ou peupler les mosquées et les inonder de discours pieux, n’est pas la fin de l’Islam. « La bonté pieuse ne consiste pas à tourner vos visages vers le levant ou le couchant. Mais la bonté pieuse est de croire en Allah, au Jour dernier, aux Anges, au Livre et aux Prophètes ; de donner de son argent, aussi aimé soit-il, aux proches, aux orphelins, aux nécessiteux, aux voyageurs, au mendiant et pour libérer les assujettis, d’accomplir la prière et de s’acquitter de la Zakât (aumône légale). Par ailleurs, ceux qui tiennent leurs contrats Iorsqu’ils se sont engagés, ceux qui résistent malgré la misère, la souffrance et en période de guerre, ce sont ceux-la les (croyants) sincères et les véritables pieux ! » (AI-Bakara 177)

Et le Messager de préciser : « Les plus proches de moi le Jour de la Résurrection, ce sont les meilleurs dans leur comportement : Les plus modestes qui savent aimer et se faire aimer. » Si l’héritage de la terre et son commandement a échappé aux musulmans, pour passer aux mains des kafirines, c’est que ces derniers en sont plus dignes ! C’est le Coran qui le dit : « Et Nous avons bien écrit dans le Zabür, après l’avoir mentionné dans le Livre (céleste), que la terre sera héritée par Mes bons serviteurs ; Il y a en cela un avis aux adorateurs. » (AI Anbia 105). Ceux-là à qui, si Nous leur donnons le pouvoir sur terre, ils font au mieux la prière, s’acquittent de l’aumône légale (la Zakat), ordonnent le droit et interdisent le blâmable. Et c’est à Allah que revient toute chose. (AI-Haj 41)

 

Par Mohammed Messen

Source : http://www.elwatan.com

Avis des lecteurs...

Le 27.09.2009 à 17h46

Tolérance et loyauté

Cette réaction est rédigée à vif, peut-être trop vite et sûrement en deçà de tous les aspects que vous passez en revue. Votre article appelle des commentaires multiples à l’image de la multiplicité des aspects qu’il passe en revue. Les pages « Idées débat » sont belles, elles illustrent la richesse et l’espoir, le potentiel du mieux à venir après les ignorances des « Imams » et autres, au-delà des dégâts qu’ils ont provoqués et continueront de provoquer tant qu’un changement radical n’a pas eu lieu qui suppose une nouvelle ère politique. Il suffit d’avoir regardé et écouté à la télévision l’actuel ministre « des affaires religieuses » qui n’a pas l’étoffe de la tâche, qui donne le sentiment d’être un écolier de l’école primaire qui fait une récitation apprise par cœur ! Oui, nous faisons tous l’expérience de ces « Imams » qui ne savent pas assez, mais alors selon vous comment faire pour avoir des imams vrais, pas seulement ces, parfois, vulgaires fonctionnaires qui attendent leur salaire mensuel sans compter les… « Pourboire » de fidèles naïfs autant que généreux etc. Seulement ils n’ont pas tous comme vous et autres la chance ou l’occasion d’avoir voyagé, connu des êtres non musulmans. Et ils n’ont pas de voisins juifs ou autres etc. J’ignore votre âge, cher Frère, je suis moi de la génération qui avait en 1962 l’âge de garder mémoire du tableau, horrible, qui caractérisait le peuple d’El Jazaïr, les maux que vous dénoncez viennent pour beaucoup de ce tableau là, mais comme l’expriment votre écrit et d’autres semblables nous avons parmi nous bien des êtres susceptibles de sauver leur société des ignorances, inexpériences, errements etc. Il est certain que notre pays a pour le moment sous estimé la fonction « Imamat », qu’il y faut en vérité des universitaires pas seulement avec le diplôme, des imams qu’on aura pris soin d’éveiller à la complexité du monde, qu’on fera même préalablement voyager puisque leur rôle est basique, immense, ajouté, puisque vous citez abondamment Le Messager d’Allah que l’une des conditions de base concerne le sommet de l’édifice, l’organe dirigeant qui doit (Normalement) appliquer la législation divine. Le petit imam d’une petite mosquée pour important qu’il soit n’est qu’un élément du rouage, et notre malheur collectif, (Nous ne sommes pas le seuls, donnez moi un seul exemple d’état musulman qui s’inspire du Messager d’Allah dans la façon de gérer, légiférer et agir alors que Le Messager doit être la référence et l’exemple par excellence pas pour embellir les livres et les journaux mais pour gouverner !). La question n’est pas plus simple entre nous qu’avec les dits « Infidèles », parmi lesquels vous avez bien fait de le rappeler il n’y a pas que des « Ennemis », il y a parmi eux beaucoup d’innocents et malheureux, victimes de l’échec de l’église, qui aspirent sincèrement à trouver la bonne voie. Le Coran est un Livre divin complexe, souple, mais il s’y trouve des affirmations sans appel, claires et nettes comme « La Religion pour Allah est l’Islam et quiconque adopte une religion autre que l’Islam ne sera pas agréé, et dans l’Au-delà il fera partie des perdants ». Quant aux droits d’un dit musulman dans un pays non musulman, vous ouvrez un débat immense. J’ai vécu une scolarité en France de la dernière année du primaire à l’université, l’école française ne m’a rien appris en ce qui concerne mon moi de « Mohammed », mon « moi musulman », il m’a fallu beaucoup d’efforts en parallèle pour conserver mes attaches à la langue arabe et pour apprendre l’Islam, son histoire etc. En fait à travers les maux que vous mentionnez, d’ignorances, d’inconsciences, d’inexpériences, celui qui sait un tant soit peu l’histoire sait qu’ils sont le prix que nous payons pour la faute de nos ancêtres qui avaient régressé, perdu le souffle initial, l’élan de l’Islam du début qui aura donné au monde le plus bel exemple sur ce que signifie « Civilisation », et les données sont entrain de s’accumuler, (Scolarisation massive, etc.), qui vont tôt ou tard permettre au meilleur Islam de retrouver vie. En attendant, soyez patients avec les « Haut-parleurs », voire les… Beaux parleurs : Car l’Islam est action plus que paroles, il signifie simplement un cœur sain bien disposé à l’égard de toutes les créatures. Dans la vie du Messager d’Allah, nous lisons une belle histoire de chatte, il avait une chatte nommée Moïzza. Celle-ci s’était endormie sur son burnous alors qu’il faisait la sieste avant la prière du Dhor. Lorsque l’heure de prier est venue, il n’a pas réveillé la chatte, il a préféré déchirer le morceau de son burnous sur lequel elle dormait et ne pas déranger son sommeil : Ce n’est pas un imam ni un auteur arabe qui me l’a appris, j’ai découvert l’histoire dans un livre sur les chats écrit par un suisse francophone ! Parcourez nos villes, nos cités et nos quartiers, vous verrez beaucoup de chatons malheureux, perdus, affamés ou assoiffés : Le grand-père du Messager d’Allah n’allait-il pas jusqu’à donner à boire aux oiseaux du désert… Bref, mille et un détails, y compris les prêches des « Imams » crient que nous sommes loin, loin du bon Islam et comment faire, que faire ? On en arrive toujours à la « case départ » : L’organe dirigeant. Impossible de n’avoir que des individus capables, voilà pourquoi un hadith compare la société à un troupeau de mouton qui dépend du berger. Tout dépend du Berger ! De ses qualités morales, son cœur, son niveau en science, toutes les sciences, pas seulement le Fikh, et comme nous sommes au figuré tout dépend de ses compagnons, toute l’équipe dirigeante du sommet à la base. Je vous serai reconnaissant de nous écrire un article sur le Kadar « Khéirihi ou charrihi », sur La Fatalité.

 

 

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