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Amour du Prophète Mouhammad . » Paix et Amour entre les peuples

 Amour du Prophète Mouhammad .

25/10/2009

Amour du Prophète Mouhammad.

 Toute réunion où les gens se tiennent compagnie exclusivement pour Allah est tellement chère pour Lui que ça dépasse tout ce que l’on pourrait imaginer. Non seulement notre réunion, mais toutes les réunions tenues pour évoquer Allah, sont extrêmement chères à notre Seigneur.

A titre d’exemple, le Prophète (Que le Salut et la Bénédiction d’Allah lui soient accordés) était un jour chez lui alors qu’un groupe de ses compagnons étaient à la mosquée en train d’évoquer Allah. Tout à coup, le Prophète vint vers eux tout excité et leur demanda : pourquoi vous vous êtes réunis ici ?  Nous sommes restés pour évoquer Allah, répondirent les compagnons étonnés. Par Allah, rien que pour ça ? leur demanda-t-il

Là, j’interviens pour vous appeler à réviser vos motifs et à enraciner cette intention: nous ne sommes venus ici rien que pour Allah. Si vous êtes venus pour Allah, alors Il ne vous laissera rentrer que s’Il vous pardonne un péché, vous fasse gravir d’un échelon, ou vous fixe une bonne volonté au coeur .

Les compagnons du Prophète dirent: Au nom d’Allah, nous sommes restés ici uniquement pour cette raison. Ce n’est pas pour vous accuser que je vous interroge, leur dit le Prophète, mais je viens d’apprendre qu’Allah a fait savoir aux anges qu’Il est fier de vous.

Cette nation a vu le jour il y a 1400 ans avec la naissance de notre bien aimé Muhammad (Que le Salut et la Bénédiction d’Allah lui soient accordés). Nous voudrions tant que cette nation récupère sa vitalité perdue. Que devons-nous donc faire ?

Je vais vous raconter la vie de notre bien aimé Muhammad (Que le Salut et la Bénédiction d’Allah lui soient accordés). Je vais parler du Prophète: sa vie et sa mort. Vous trouverez sa mort très touchante, et au cours de sa vie, vous allez vous rendre compte du nombre de difficultés qu’il a dû affronter. Mais je ne vais pas raconter en me contentant de faire un récit. J’irai plus loin pour atteindre deux objectifs, à savoir :

1. Que nous tous; en quittant ces lieux; nous éprouvons, un amour débordant pour le Prophète (Que le Salut et la Bénédiction d’Allah lui soient accordés).

2. Que la Sunna du Prophète (Que le Salut et la Bénédiction d’Allah lui soient accordés) nous soit extrêmement chère, que l’on s’efforce de l’imiter en tout.

C’est pourquoi notre discours tournera autour de ces deux axes : l’aimer et l’imiter. Pendant que je parle de lui, imaginez que vous le voyez de vos propres yeux, et priez Allah en disant :“Allah. Accorde-moi l’amour du Prophète.”

Tout d’abord, je voudrais éclaircir un certain nombre de points :

Si l’on cherche, au cours de l’Histoire, quelqu’un à prendre pour exemple, chacun de nous pourrait trouver une personnalité dont les caractéristiques l’attirent et se mettrait par la suite à l’imiter alors qu’une centaine d’autres personnes pourraient trouver que cette même personnalité ne convient à aucun d’entre elles en tant que modèle à suivre. Or, il existe, dans tout cet univers, une seule personne dont la vie touche, à chacune de ses étapes, tout le monde, voire toute l’humanité. Pourquoi ?

C’est qu’Allah, au cours de 23 ans (la période de l’apostolat)  a doté notre Prophète de tout ce dont un être humain pourrait avoir besoin jusqu’au Jour du Jugement dernier.

Toute attitude au cours de votre vie : que vous soyez jeunes, vieux, adultes, enfants, responsables, faibles, forts, pauvres, riches.. Tout ce que vous cherchez à savoir dans votre vie trouvera nécessairement sa réponse dans la vie du Prophète (Que le Salut et la Bénédiction d’Allah lui soient accordés). C’est qu’Allah a rassemblé au cours des années de la mission du Prophète (Que le Salut et la Bénédiction d’Allah lui soient accordés) tout ce dont chacun de vous aura besoin jusqu’à sa mort. Ceci dit, il n’y a pas lieu à qui que ce soit de prétendre qu’il ne peut pas prendre la vie du Prophète pour exemple et modèle.

Aucune personne ne peut rassembler dans sa vie tous les détails dont tout être humain aurait besoin. Même parmi les Prophètes, il n’y a aucun d’entre eux dont la vie peut servir d’exemple au niveau de chaque étape de la vie de l’homme dans sa diversité.

a] A titre d’exemple, on peut prendre le Prophète Suleyman pour exemple du riche reconnaissant, du roi juste, mais pouvez-vous trouver en lui l’exemple du pauvre démuni? Pourquoi ? Parce que cet élément n’existe pas dans sa vie. Trouvez-vous en lui l’exemple du pauvre opprimé ? On ne pourrait pas non plus, puisque cet aspect est inexistant dans sa vie.

b] Prenons l’exemple du Prophète Jésus. On peut bien le prendre pour exemple en tant que jeune homme ascète, patient, éloigné des péchés. Mais peut-on suivre son exemple en tant que père ou grand-père ? Bien sûr que non puisqu’il ne s’est pas marié.

Or, qui est le seul Prophète chez qui nous pourrions trouver tout ce que nous cherchons dans ce monde? C’est le Prophète Muhammad (Que le Salut et la Bénédiction d’Allah lui soient accordés).

Vous pouvez bien vous guider par son exemple en tant que pauvre et riche, fort et faible, gouvernant et gouverné, mari et grand-père, époux de plusieurs femmes. Vous pouvez suivre son exemple quand la vie lui sourit, et vous pouvez le faire également quand tout le monde lui tourne le dos. Quand son épouse meurt, quand il perd sept de ses enfants. Vous pouvez suivre son exemple aussi bien en temps de paix qu’en temps de guerre. Chaque élément de sa vie est susceptible de vous servir de modèle à suivre.

Vous avez dû remarquer que c’est aussi le seul prophète qui n’avait pas de secrets. En effet, tous les détails de sa vie nous ont été révélés : Comment il traitait son épouse quand elle était indisposée, Comment il la traitait quand il faisait le jeûne, Comment il se lavait avec son épouse, Embrassait-t-il son épouse ou pas, Comment et quand il l’embrassait, Quel était son statut financier, Comment était-il lors de son décès? Il n’y avait rien de privé dans sa vie. Pourquoi donc ne pas le prendre pour exemple ? D’où le premier but de cette leçon : Il faut que son exemple soit pour nous, un guide.

 Quant au second but, c’est que vous l’aimiez. Mais est-ce que cet amour doit être profond ? A ce propos, je vais vous donner un exemple :

Un jour, le Prophète (Que le Salut et la Bénédiction d’Allah lui soient accordés) marchait en compagnie d’un groupe de ses compagnons, dont Umar Ibn Al Khattab, connu - comme tout le monde le sait - par sa rudesse. Le Prophète, visant à assouplir ce caractère, commença donc par tenir la main d’Umar alors qu’ils marchaient côte à côte. Il la lui serra avec tellement de tendresse et d’affection que Umar, sans prélude, déclara à haute voix: Au nom d’Allah. Je vous aime ô Messager d’Allah .Là, le Prophète lui demanda : M’aimes-tu plus que ta famille, Umar ?- Oui Messager d’Allah -Plus que tes enfants, Umar? - Oui  - Plus que ta fortune, Umar?- Oui- Plus que ta propre personne, Umar ?- Non. Messager d’Allah .Et le Prophète lui dit : - Non, Umar ta foi ne sera complète, que quand je te serais plus cher que ta personne, ta famille, ta fortune et tes enfants.

Après Allah (Que son Nom soit Béni et Exalté), la personne qui doit vous être la plus chère au monde, est nécessairement, le Prophète (Que le Salut et la Bénédiction d’Allah lui soient accordés).

D’après Ibn (1) Omar Ibn Al Khattab, Omar se retira et se mit à réfléchir, puis il retourna vers le Prophète et lui annonça au vu et au su de tous les compagnons : - Au nom d’Allah ô Messager d’Allah, tu m’es maintenant plus cher que ma propre personne ! Là le Prophète lui dit : - C’est maintenant Omar: “ce n’est que maintenant que ta foi est devenue complète”.

Mais comment ceci est-il arrivé ? Chacun de nous est-il en mesure de contrôler son coeur  de façon à ce que le Prophète soit pour lui l'être le plus cher ? Ibn Omar fut très étonné de l’attitude de son père, qui a été capable d’orienter si simplement son coeur , à tel point qu’il l’interrogea là-dessus. Alors Omar lui répondit:

- Je me suis posé la question : de qui ai-je le plus besoin: de moi-même ou du Messager d’Allah ?

J’ai trouvé que j’étais égaré et que c’est le Messager d’Allah qui m’a tendu la main pour me mettre sur la bonne voie. Il m’est donc plus utile que mon âme.J’ai de même pensé au Jour du Jugement dernier auquel je serais livré : Si Allah le veut, Il me permettrait d’accéder au Paradis d’Eden (2), mais comment pourrais- je le faire ? Je ne pourrais y accéder que par le biais de mon amour pour le Messager d’Allah (Que le Salut et la Bénédiction d’Allah lui soient accordés);Et comme j’ai réalisé que j’avais besoin de lui plus que de ma propre personne, je l’ai donc aimé plus que je ne m’aime moi-même.

Je voudrais maintenant faire l’exégèse de 23 ans, période de l’apostolat du Prophète (Que le Salut et la Bénédiction d’Allah lui soient accordés), de façon à ce que vous réalisiez, en lisant un livre sur sa biographie, que vous êtes au courant de chaque détail, et qu’en suite, vous apprendrez par cœur son histoire puisque ceci représente l'une des raisons de votre amour pour lui. Comment aimer une personne que vous ne connaissez pas ? Comment vous contenter juste de ce que vous avez entendu sur lui ? Mais quand vous lisez sa vie, quand cela vous touche, quand vous racontez sa vie à vos petits, vous l’aimerez effectivement.

A la fin, je vais terminer par sa mort. Pourquoi ? Parce que ceci doublera votre amour pour lui. Vous verrez comment, à l’agonie, il se souciait du sort de ceux qui lui succèderaient, c'est-à-dire nous. Il nous aimait tellement qu’il s’adressait, aux derniers moments de sa vie, non pas à ses compagnons, mais à nous.

Commençons donc…

C’est à l’âge de 40 ans que la Révélation a débuté, mais il avait déjà consacré les dix ans entre l’âge de 30 et 40 ans à la contemplation dans la grotte de Hira’a (Ghar Hira’a), située au bout des entiers tellement accidentés, que même un jeune homme aurait de la difficulté à escalader. Une fois arrivé à la grotte, la perspective qui s’offrirait à vos yeux est la Kaâba qui apparaît clairement au milieu d’un vaste univers qui s’ouvre devant vous.

Mais que faisait le Prophète à Ghar Hira’a? Se vouait-il au culte d’Allah ? Dans le temps, il n’y avait ni prière ni jeûne. Il pratiquait un culte qui, de nos jours, a malheureusement sombré dans l’oubli, à savoir : la méditation sur les créations d’Allah. Il regardait le ciel, contemplait, et méditait à propos des créations d’Allah.Il a donc consacré des jours, des mois et des années à une adoration qui l’a prédisposé à être Prophète.

Une nuit, dans ce lieu désertique, pendant la nuit, l’ange se manifesta. Songez donc : un ange vient se manifester devant vous dans un lieu pareil. Imaginez le degré de peur qui s’emparerait de vous. Mais écoutons-le décrire ces instants :

 J’étais dans la grotte, quand l’ange vînt irradier l’horizon, à chaque fois que je levais les yeux au ciel, il ne quittait pas le champ de ma vue. Il me disait : - Muhammad ! tu es le Messager d’Allah et je suis Gabriel(Djibril) , puis il me dit : Lis . Je ne sais pas lire, répondis-je .Il me prit, me serra si étroitement que je me sentis étouffé.” Là, le Prophète trembla, les battements de son cœur  palpitant s’accélérèrent. L’ange me lâcha ensuite et répéta :- Lis. Je ne sais pas lire, répondis-je. Il me reprit, me serra si fortement que je crus que c’était la mort, puis il me relâcha et dit :- Lis . Je ne sais pas lire, répondis-je. Il me reprit pour une troisième fois, et me serra si fortement que je crus que c’était la mort, et me répéta :- Lis. J’avais tellement peur que je lui dis cette fois: - Qu’est ce que je lis ? Là il me dit :

{ Lis, au nom de ton Seigneur qui a créé, qui a créé l’Homme d’une adhérence.

Lis! Ton Seigneur est le Très Noble, qui a enseigné par la plume [le calame],

A enseigné à l’Homme ce qu’il ne savait pas.. }

Puis il disparut complètement. Le Prophète reprit :  Je m’en retournai, le cœur  tremblant.

Mais pourquoi le début fut-il si fort ? Pourquoi fut-il si secouant ? Si effrayant ? Allah voulait ainsi lui montrer qu’il s’agissait d’une affaire sérieuse. Il s’agissait de tirer l’humanité de son sommeil pour la préparer au Jour du Jugement dernier.

Je voudrais vous transmettre le même sens. Vous êtes la nation responsable de sauver l’humanité. Il faut donc prendre l’Islam au sérieux. Déjà toute la vie du Prophète nous sert de message, non ? Nous devons donc imiter ses débuts. Cette religion est précieuse. Votre patrie est chère. Aimez votre pays. Œuvrez à le promouvoir. Notre nation doit être plus sérieuse à tous les niveaux : celui des études, du travail et même du sport.C’est pourquoi l’amorce était dure comme si Allah voulait lui dire :“prends cette affaire au sérieux”.

Ainsi, le Prophète prit, depuis lors, et durant23 ans tout au sérieux: le matin, il prêchait, la nuit, il veillait, faisant la prière entre les mains d’Allah. Tel fut son rythme jusqu’à sa mort.

Pareillement, donc, le matin doit être pour nous, consacré au travail, non seulement pour gagner notre vie , mais pour favoriser le redressement , la renaissance et la reforme de notre nation .Quant à la nuit, il suffit de prier avec l’épouse, même si vous ne faites que deux génuflexions, elles seront suffisantes pour récupérer cet amour que les foyers ont hélas, perdu, et dissiper la froideur qui s’installe entre les époux.

Le Prophète prêchait le matin et priait la nuit. Imitez donc votre Prophète. Soyez un exemple au travail, pendant la journée, afin de montrer aux gens que le musulman qui remporte un succès est à l’origine, un être pieux. La nuit, priez avec vos épouses, juste deux génuflexions avant de vous coucher.

Le Prophète a vécu ainsi. Il dormait si peu que Khadîdja lui demanda : - Tu ne vas pas dormir, ô Messager d’Allah ? Et il lui répondit par ces agréables termes  :-Je n’ai plus le temps de dormir.

Le monde ici bas est destiné au labeur qui doit nous permettre d’accéder au niveau le plus élevé au paradis. En consultant le Coran, nous trouverons qu’il souligne ce même sens dans le verset :

{Ô toi l’enveloppé [dans tes vêtements]! }

De même dans le verset :

{ Ô toi homme couvert d’un manteau, lève-toi }

Et dans celui :

{ Quand tu te libères, donc, lève-toi}

Tout le Coran a véhiculé ce même sens.

C’est justement pourquoi nous voilà entrain d’appeler nos mères, nos filles et nos jeunes à bouger pour servir cette nation. Travaillez et réussissez. Nous souhaitons engendrer des champions qui remportent des succès au niveau du monde entier.

De retour vers les versets qui traitent le même sujet :

Le matin : { Lève-toi et avertis }

Et le soir : { Lève-toi [pour prier], toute la nuit, excepté une petite partie }

Puis après : { Quand tu te libères, donc,lève-toi}, l’ordre n’est donc pas : quand tu te libères, repose-toi.C’est que dans l’ici bas, il n’y a pas de repos. Le repos est exclusivement au paradis.

Une fois, on posa à l’imam Ahmad Ibn Hanballa la question suivante :

- Quand est-ce que la personne savoure-t-elle le repos ?

- Quand elle met le premier pas au paradis, affirma-t-il, Avant ce moment, point de repos.

Je dis aux gens qui cherchent à mener une vie de repos dans ce bas monde, vous ne comprenez pas la nature de ce monde. L’ici-bas est un lieu d’examen et de lutte, et le repos n’est qu’au paradis. Là où l’on pourrait se délecter et se reposer auprès du Prophète (Que le Salut et la Bénédiction d’Allah lui soient accordés) et de ses compagnons dans l’ombrage d’Allah.

C’est ainsi que le Prophète (Que le Salut et la Bénédiction d’Allah lui soient accordés) demeura tout le long de ces dernières 23 années, dépensant extraordinairement toutes ses forces. Le Coran qui lui fut inspiré dit :

{ Tu vas peut-être te consumer de chagrin parce qu’ils se détournent de toi et ne croient pas en ce discours ! }

« Pour qu’ils croient en Allah ». On dirait qu’Allah le consolait en lui disant : “ne te tourmente pas ”.

Nous voilà entrain de stimuler des gens à bouger alors qu’Allah demande au Prophète de ne pas se tracasser. Le Prophète (Que le Salut et la Bénédiction d’Allah lui soient accordés), quant à lui, continuait à exhorter en secret, les gens trois années à la suite, au bout desquelles le nombre de musulmans devînt alors quarante personnes.

Or, nous qui sommes devenus un milliard et six cent millions (de musulmans), nous continuons à dire : “il n’y a plus rien à espérer”.

Quant à eux, ils étaient à peine une quarantaine, dont les 4 premiers à suivre le Prophète furent : une femme, un enfant, un esclave et un ami. Le premier converti à l’islam fut une femme, chose qui témoigne du fait que les femmes sont très importantes et extrêmement efficaces. Le premier à se prosterner entre les mains d’Allah après le Prophète fut une femme. Et qui fut le deuxième ? Ce fut un enfant de 7 à 10 ans environ. Ne prenez donc pas à la légère le rôle des enfants et des jeunes. Le troisième fut un esclave. Ne sous estimez donc personne.  Le quatrième fut un ami. Nouez donc des amitiés et de fortes relations sociales. On dirait que c’est essentiellement sur ces catégories là que l’islam se base.

Comment se faisait donc la prière ? L’imam (3) était le Prophète (Que le Salut et la Bénédiction d’Allah lui soient accordés),à côté de lui Abu Bakr et Ali Ibn Abi Taleb, et  Khadîdja derrière eux.

Ensuite, le verset :{ Expose donc clairement ce qu’on t’a commandé et détourne-toi des associateurs } fut inspiré au Prophète, mettant ainsi fin à la phase de la discrétion. Alors que l’ idolâtrie régnait , le Prophète sortit pour annoncer l’islam, non pas à un nombre restreint, mais, cette fois la, au monde entier. Ce fut sur la montagne la plus connue de toutes, celle d’Al Safa, qu’il se dressa et se mit à appeler:

- ô descendants de tel ! ô descendants de tel !

Après que toutes les tribus de la Mecque se soient rassemblées, il leur dit :

- Si je vous dis que, derrière cette montagne, une armée s’est mobilisée pour lancer une attaque contre vous, allez vous me croire ?

- Nous ne t’avons jamais entendu mentir, répondirent-ils.

Et c’est justement l’élément le plus important au niveau de la profession de foi, à savoir : les bonnes mœurs .Ils dirent “nous ne t’avons jamais vu mentir”, nous te croyons même si tu dis que toute une armée se cache derrière cette petite montagne. Et ce fut avec le maximum de force et de fierté qu’il leur annonça qu’il était porteur d’un message d’Allah. Et depuis lors, les offenses commencèrent contre le Prophète qui, sera exposé à tous les genres de tourments .

Je vais vous citer quelques exemples de ce qu’il a dû affronter, ceci toucherait peut être votre cœur et vous l’aimerez. Il a supporté tout ceci pour que nous soyons musulmans :

Une fois, le Prophète était entrain de prier à la Kaâba quand Ukba Ibn Abi Maait, l’un des idolâtres qui offensait le plus le Prophète, saisit l’occasion où le Prophète se prosternait, enleva sa cape, la tordît, et l’enroula autour du cou du Prophète pour l’étrangler.

- je suis tombé à genoux, je ne pouvais plus respirer, décrivit le Prophète plus tard.

 Une autre fois, alors qu’il se prosternait dans sa prière à la Kaâba, vînt Ukba avec les entrailles d’un chameau mort et les jeta sur le dos du Prophète (Que le Salut et la Bénédiction d’Allah lui soient accordés). Le Prophète décrivit ceci en disant :

- je ne pus me lever pour ne pas salir le reste de mon corps.

C’est pourquoi, il est resté prosterné dans l’espoir que l’un des musulmans, très peu nombreux en ce moment là, vienne lui enlever ces saletés. Il est resté prosterné très longtemps jusqu’à ce que sa fille Zaynab arrive pour le trouver prosterné alors que les Koraïchites se moquaient de lui. Le visage baigné de larmes, elle nettoya le dos du Prophète (Que le Salut et la Bénédiction d’Allah lui soient accordés) de ces saletés repoussantes, alors qu’il l’apaisait en disant :

- Ne pleure pas ma petite, Allah exaucera ton père et lui accordera la victoire.

Un jour, alors qu’il traversait une des ruelles de la Mecque, un autre idolâtre, caché derrière un mur, le guettait, une sacoche pleine de sable à la main, et dès que le Prophète approcha, il versa sur lui le sable qui couvrit entièrement son corps.

Un autre l’attendait avec un tas de poussière qu’il lui jeta au visage quand il traversait. Il rentra donc chez lui, le visage tout couvert de poussière. A sa vue, ses filles pleurèrent à chaudes larmes et se mirent à épousseter le visage de leur père alors qu’il leur disait :

- Ne pleurez pas fillettes, Allah protègera votre père.

Le pire lui fut arrivé : les Koraïchites changèrent son nom et le dénommèrent : “le dénigré”(4), pour le railler et se moquer de lui. Ses compagnons, affligés, pleuraient, alors que le Prophète, quant à lui, les apaisait en leur disant :

- Laissez-les, ils insultent un certain “dénigré”, et je suis “Muhammad”.

Imaginez… C’est pour vous que tout ceci est arrivé au Prophète.

Durant dix années, ils ont continué à l’offenser, et ils ne se sont pas limités à sa personne, mais, ils ont fait subir les plus dures tortures à ses compagnons. Les uns furent aveuglés. La première à l’être fut une femme: Mahdiya. Sous l’effet de la torture, elle fut frappée de cécité. Nombreux furent tués. La première à l’être fut Soumaya.

Pourquoi les débuts étaient ils consacrés exclusivement aux femmes ? C’est que les femmes constituent la moitié de la société et sont chargées d’élever la seconde moitié. Allah a voulu transmettre aux femmes un message très important, à savoir : si tu te mets sur la bonne voie. Tout le monde te suivra.

La première convertie à l’Islam fut une femme.

La première martyre en Islam fut une femme.

La première à sacrifier sa vue pour l’Islam fut une femme.

Et les compagnons du Prophète continuèrent à endurer toutes sortes de supplices avec patience et ténacité.

C’est ainsi que Koraïche se rendra compte plus tard que toutes ces tortures étaient vaines : ils torturèrent un grand nombre de musulmans, mais ceux-ci continuaient à leur opposer une ferme résistance.

Pourquoi tout ceci leur fut arrivé ? Pourquoi tout ceci fut arrivé au Prophète, le bien aimé d’Allah ? On dirait qu’Allah vous adresse un message pour vous dire : si tout ceci est arrivé à votre Prophète, êtes-vous tellement incapables de faire la prière à l’aube ? D'éviter de sombrer dans le péché ? Ou de porter un regard indécent sur ce qui est interdit ?

Si Soumaya a sacrifié sa vie pour l’Islam, voulez-vous donc au moins mettre le voile ? Si la Mahdiya a perdu ses yeux pour l’Islam, pourquoi refusez-vous d’adorer Allah ?

Imaginez les souffrances qu’ils ont endurées pour que nous soyons musulmans. Or nous, nous ne voulons absolument rien faire.

L’Islam ne nous a pas été apporté sur un plat d’Argent. C’est pour que nous soyons musulmans que ces gens ont été brutalisés. Que l’on agisse donc, au moins par reconnaissance.

Où est votre loyauté envers Abu Bakr et Soumaya ?

Les tortures continuèrent encore 10 ans et la tribu de Koraïche réalisa que plus les tortures s'intensifiaient, plus les musulmans devenaient forts. Quelle ténacité !

Les Koraïchites décidèrent donc d’utiliser une nouvelle méthode : ils proposèrent au Prophète d’entamer les négociations, qui furent en fait une forme de chantage. Ils lui dirent:

- Muhammad, si tu cherches à être riche, nous te rassemblerons une fortune, et tu seras le plus riche parmi nous, à condition que tu abandonnes cette affaire. Si tu aspires au pouvoir, nous te nommerons roi. Si tu désires te marier, nous te marierons avec la plus belle des femmes.

Notons la discipline du Prophète avant de répondre. Il commença tout d’abord par dire à son interlocuteur :

- Vas-y, Abal Walid, je t’écoute.

Et il ne l’a pas interrompu une seule fois. Et quand celui-ci se tut, le Prophète lui demanda :

- Tu as terminé Abal Walid?

- Oui, répondit-il

- Veux-tu donc m’écouter ? lui dit le Prophète

Pouvez–vous vous munir de cette discipline raffinée ?

Et le Prophète répliqua en récitant quelques versets du Coran, de la sourate “Foussilat". Le visage de l’homme changeait au fur et à mesure que le Prophète lisait. Il fut ému par cette récitation qui émanait du fond du cœur du Prophète. Jusqu’à ce que le Prophète arrive au verset

{ S’ils s’en détournent, alors dis-leur:« Je vous ai avertis d’une foudre semblable à celle qui frappa les Aadet les Thamūd” }

Là l’homme effrayé, mit sa main sur la bouche du Prophète et lui dit : « je te supplie d’arrêter ».Il eut peur des paroles du Prophète ; il fut tellement remué par le Coran que le Prophète lisait sur son visage la peur qui s’emparait de lui.

Cette méthode n’était donc pas la bonne. Il fallait à Koraïche une autre.

Ils eurent recours à l’oncle du Prophète, Abou Taleb, pour lui demander de faire pression sur son neveu et le faire taire. Le vénérable oncle, quant à lui, les calma par des propos gentils et leur promit d’avertir son neveu mais tout en laissant ce dernier agir à son gré. Mais ils revinrent chez lui une deuxième fois puis une troisième. La situation devenant ainsi critique, l'oncle alla dire au Prophète : Je t’ai beaucoup défendu mon neveu, veux-tu donc abandonner cette affaire car, dorénavant, je ne pourrai plus te soutenir .Fondant en larmes, le Prophète répondit : « par Allah, Oncle, même s’ils mettaient le soleil sur ma main droite et la lune sur ma main gauche, je n’abandonnerai jamais cette mission, jusqu’à ce qu’Allah la fasse triompher ou que je périsse en l’accomplissant ».

Ceci dit, cette méthode s’avérant aussi inefficace, Les Koraïchites en essayèrent une quatrième : ils isolèrent le Prophète et ses compagnons dans une région appelée “cheab Bani Taleb”, un lieu désertique, dénudé, sans eau, ni végétation. Comment donc ne pas aimer le Prophète ?Au cheab Bani Taleb, il n’y avait pas de quoi se nourrir, ils ne mangeaient donc que l’herbe, les feuilles d’arbres. Eux, les compagnons du Prophète, eux à qui le paradis fut promis. Le Prophète était avec eux et Koraïche n’a fait exception de personne sauf une seule, à savoir Khadîdja, c’est que Koraïche voulait lui épargner cette vie de souffrance. Quant à elle, elle a refusé la proposition de Koraïche et dit : « Non, je demeure avec eux », et ne pouvant supporter ces privations, elle succomba.

Ils mangeaient les feuilles des arbres, et nous, nous négligeons de faire le jeûne du Lundi et du Jeudi pour la plate excuse qu’il fait chaud !

Toutes les tentatives de Koraïche essuyèrent des échecs sans précédents.

Revenons au Prophète : nous voilà à la dixième année de la Révélation. La situation à la Mecque devient extrêmement difficile après toute cette série de tourments. Quelque chose de plus pénible arriva au Prophète : les deux êtres qui lui étaient le plus cher au monde moururent l’un après l’autre au cours du même mois: sa femme Khadîdja et son oncle Abou taleb. Abou taleb, celui qui prenait le Prophète sous sa protection contre les offenses dans les ruelles, contre les tentatives d’assassinat. Et Khadîdja, le cœur  chaleureux qui le consolait et le rassurait.  C’est comme s’Il disait à son messager qui comptait énormément sur l’aide de sa femme et la protection de son oncle : A présent que tu es seul, sur qui vas-tu compter ? Tu n’as personne que Moi pour t’aider !
Allah nous enseigne par cet incident que nous ne devons pas compter sur le soutien de nos semblables qui sont en fin de compte aussi faibles que nous, mais de toujours nous tourner vers Lui dans nos prières et nos prosternations.

Mais qu’allait faire le prophète (Que la Grâce et le Salut lui soient accordés) après ce triste événement ? Allait-il désespérer et abandonner son but? Au contraire, le prophète se remit très vite à son projet et accompagné de Zaïd Ibn Harita se dirigea vers A-Taif, ville située à 100 Km de la Mecque, et tout décidé d’accomplir la mission dont Allah l’a chargée, le prophète y alla à pied ! Le prophète (que la Grâce et le Salut lui soient accordés) avait à ce moment 50 ans ! Arrivé à A-Taif, il rencontra trois hommes qui étaient les chefs de la ville. Le prophète leur présenta l’Islam, leur récita des versets du Saint Coran et attendit leurs avis. L’un d’eux s’exclama : « Allah n’a pas trouvé mieux que toi pour lui allouer l’honneur d’être son messager ?» ; le deuxième répliqua sèchement : « Par Allah, même si je te vois accroché à la parure de la Kaâba jurant que tu es prophète, je ne te croirais pas ! » ; le troisième, cynique, dit: « Ou tu es réellement un prophète et donc tu es trop digne pour que je te parle, ou bien tu ne l’es pas et alors tu es trop indigne pour que je t’adresse la parole ! »
« Si vous ne voulez pas embrasser l’Islam soit, mais n’informez pas Koraïche de ma venue ! » Leur demanda le prophète découragé par leurs réponses.
« Par Allah, nous leur dirons ! » rétorquèrent-ils avec véhémence.
Les trois chefs ne se contentèrent pas de ce refus, ils défendirent au prophète (que la Grâce et le Salut lui soient accordés) de partir. Ils rassemblèrent les gens de la ville et les arrangèrent en deux rangs parallèles sur la route et leur ordonnèrent de jeter des pierres sur le prophète jusqu’à ce qu’il sorte de la ville !

Est-ce que vous arrivez à imaginer cette scène? Etes-vous choqués par ce qui est arrivé à notre prophète (que la Grâce et le Salut lui soient accordés) ? Figurez-vous qu’après tout ce qu’il a enduré pour que l’Islam arrive jusqu’à vous aussi facilement, vous n’êtes toujours pas convaincus de devoir suivre sa Sunna?
Imaginez que c’est votre père qui est passé par cette situation, que serait votre reconnaissance envers lui ?

Le prophète, accompagné de Zaïd, quitte la ville sous une pluie de pierres et d’insultes, Zaïd tout en marchant essayait d’empêcher les pierres d’atteindre le prophète, mais malgré tous ses efforts, le prophète fut blessé. Lorsqu’ils purent enfin s’éloigner, ils allèrent se réfugier sous les arbres d’un jardin situé à la sortie de la ville.
Le prophète se sentant abandonné dit cette prière : « Ô Allah, à Toi j'exprime ma faiblesse et mon impuissance et la dureté des gens envers moi; à qui laisses-Tu le soin de me protéger ? A un ennemi qui me brutalise ou bien à un parent qui décide de mon sort ? Si Tu n’es pas fâché contre moi, cela m’est égal ; mais ta bienveillance est plus bonne pour moi… »

Un garçon travaillant dans le jardin eut pitié du prophète et lui apporta un peu de nourriture. Le prophète accepta son offre et avant de manger il dit : « Au nom d’Allah », le garçon surpris dit : «Je n’ai jamais entendu quelqu’un de ce pays prononcer ce mot ! »
Le prophète lui demanda gentiment :
-Quel est ton nom ?
- Addas.
-De quel pays es-tu Addas ?
-Je suis originaire de la ville de Ninaoua
-C’est la ville De Younous ibn Matta
-Comment connaissez-vous Younous ibn Matta? S’enquit le garçon intrigué.
-C’est mon frère. Il était prophète et je suis prophète. Répondit Le prophète gentiment.
Le garçon ému se jeta sur les pieds du prophète et les embrassa. Ces mêmes pieds qui, quelques instants plus tôt étaient violemment criblés de pierres et qui saignaient encore, étaient à présent vénérés et embrassés !
Ceci était une réponse à la prière du prophète, Allah lui envoie le petit garçon pour le consoler.
C’est ainsi que fait Allah pour chaque personne qui se prosterne devant Lui et recherche auprès de Lui apaisement et réconfort !

Un moment après, l'Ange des montagnes vint voir le prophète, le salua et lui dit : "O Muhammad! Allah a bien entendu les propos de tes compatriotes et les réponses qu'ils t'ont faites; et je suis l'Ange des montagnes et ton Seigneur m’a envoyé vers toi pour me dicter ton ordre à leur sujet. Désires-tu que je fasse replier sur eux ces deux grandes montagnes?".- "Non, répondit le prophète, car de ces impies, j'espère qu'Allah fera sortir des fidèles qui L'adoreront sans Lui donner d'associés".
Le prophète a supporté cette dureté pour nous, il espérait que nous serions de bons musulmans, seulement, le sommes nous vraiment ?!

Sur le chemin du retour à la Mecque, le prophète (que la Grâce et le Salut lui soient accordés) faisait la prière de la nuit. Les djinns l’entendirent et embrassèrent l’Islam, ce fut une nouvelle consolation pour le prophète. Allah loué soit-Il dit : « Dis: «Il m’a été révélé qu’un groupe de djinns prêtèrent l’oreille, puis dirent: «Nous avons certes entendu une Lecture [le Coran] merveilleuse, qui guide vers la droiture. Nous y avons cru, et nous n’associerons jamais personne à notre Seigneur.» Sourate Al- Jinn versets 1,2.

Le prophète (Que la Grâce et le Salut lui soient accordés), continua à redoubler d’efforts et alla présenter l’Islam dans différentes tribus en espérant trouver du soutien sans résultat. Ces recherches infructueuses durèrent trois années.

Un jour il rencontra six jeunes hommes venus de Médine, il n’hésita pas à leur présenter l’islam malgré leur jeune âge, ils acceptèrent rapidement d’embrasser l’Islam et lui offrirent tout de suite leurs services. Mais le prophète leur demanda de retourner à Médine et d’essayer d’en parler à d’autres personnes. Quand ils revinrent l’année suivante, ils étaient au nombre de douze ! Cette fois le prophète (Que la Grâce et le Salut lui soient accordés) demanda à l’un de ses compagnons de les accompagner à Médine pour leur apprendre l’Islam. L’année d’après ils étaient 72 hommes et deux femmes. Encouragé par leur nombre, le prophète leur promit de les rejoindre bientôt à Médine.
Le jour où Le prophète arriva à Médine, chaque maison de la ville abritait au moins un musulman ! Tout ceci était l’œuvre de six jeunes personnes !
Cela signifie que si les jeunes de chaque génération sont sérieux et responsables, la Umma se porterait bien !

Installé à Médine, le prophète ne pensa pourtant pas à se reposer, il commença dix ans de Jihad continu ; bataille après bataille.
La première bataille, Badr, eut lieu à 150 Km de Médine, le prophète (Que la Grâce et le Salut lui soient accordés) avait 55 ans. N’ayant pas assez de montures, chaque trois compagnons devaient se relayer sur la même monture, c’est-à-dire que chacun devait marcher les deux tiers du chemin, soit 100 Km ! Le prophète (Que la Grâce et le Salut lui soient accordés) se relayait avec deux compagnons : Ali ibn Taleb et Martad ibn Abi Martad, dont l’âge ne dépassait pas les 21 ans. Soucieux du confort du prophète, ils lui proposèrent de monter tout le chemin, le prophète leur dit : « Vous n’êtes pas plus forts que moi, et je n’ai pas moins besoin de récompense que vous ! »

A l’âge de 56 ans, le prophète (Que la Grâce et le Salut lui soient accordés) sortit pour une rencontre qui se déroula à Uuhud. Durant cette bataille, il eut un moment de panique. Toute l’armée musulmane s’est repliée laissant le prophète seul en face de l’ennemi. Quelques compagnons l’entourèrent pour le protéger, mais cela était malaisé et la situation du prophète demeurait critique. Une femme, Umm Omara, qui était entrain de s’occuper des blessés, voyant le prophète seul, s’empressa d’aller le couvrir. A ce moment un homme s’approchait, elle prit machinalement une épée qu’elle trouva par terre et se mit devant cet ennemi. L’homme surpris de voir surgir une femme au milieu de la bataille voulut l’éviter mais elle ne bougea pas, l’homme la frappa sur son épaule plusieurs fois avant qu’elle ne tombe par terre affaiblie par ses blessures. Son fils accourut vers elle mais elle lui cria : va protéger le prophète ! Le prophète l’entendit et lui dit : « Qui peut souffrir ce que tu souffres, ô Umm Omara ? » elle répondit : « Je souffrirai encore et encore mais je vous demande d’être avec vous au paradis ! » Le prophète (Que la Grâce et le Salut lui soient accordés) lui dit : « Oui, toi et tous les tiens». Puis il leva ses mains vers le ciel et dit : « Ô Allah, Je Te prie de les loger elle et sa famille près de moi au paradis ; ô Allah, je Te prends comme témoin que je suis satisfait d’elle et des siens ! »

Il vous est demandé d’avoir le même sentiment que cette femme, pas envers le prophète, mais envers sa Sunna. Est-ce que vous savez comment le prophète (Que la Grâce et le Salut lui soient accordés), priait, mangeait, se comportait, … . N’avez-vous jamais pensé qu’il fallait l’imiter ?

La vie du prophète se succéda ainsi. Un mélange de travail, de lutte, d’enseignement, d’effort, de sueur, de pensées, de sincérité, de foi…
Le prophète (que la Grâce et le Salut lui soient accordés), durant toutes ces années, perdit beaucoup de ses proches : son oncle, sa femme Khadîdja, ses fils, deux de ses filles, son oncle Hamza, des compagnons qu’il aimait beaucoup….pourquoi donc le prophète, l’être le plus aimé d’Allah dû souffrir toutes ces peines ? Cela nous enseigne que les chagrins ou les peines qui peuvent nous arriver, sont des épreuves pour tester notre foi mais aussi un privilège de la part d’Allah, pour nous gratifier d’un rang plus élevé dans le paradis.

A soixante ans, le prophète (Que la Grâce et le Salut lui soient accordés) fut très heureux de la naissance de son fils Ibrahim, il fut tellement heureux qu’il le prenait quelque fois dans ses bras et allait voir ses compagnons en leur disant : « regardez mon fils ! » lorsque Ibrahim finit sa deuxième année, il tomba très malade. Le prophète alla le voir chez sa femme Maria, il resta là triste et résigné regardant son fils mourir dans les bras de sa mère. Après la mort de son fils, Maria se mit à pleurer très fort, le prophète lui dit doucement : « Tu peux pleurer, mais saches qu’Allah terminera l’allaitement de mon fils Ibrahim jusqu’à ce qu’il entre au paradis ».Le soir il leva les bras vers le ciel et invoqua Allah avec ces belles paroles : « Grand Allah ! Me voici répondant à Ton appel. Les bienfaits T'appartiennent… ».

Au milieu de tous ses chagrins, le prophète était d’une nature douce, il traitait tout le monde avec respect et prévenance, et en particulier les siens. Aicha (Qu’Allah soit satisfait d’elle) nous raconte : « Une fois le prophète me proposa de faire la course, j’ai accepté et je l’ai gagné, la semaine d’après il insistait pour que je mange essentiellement de la viande sans que j’en saisisse la raison, jusqu’à ce j’aie pris du poids, il me proposa alors de faire la course une nouvelle fois, cette fois c’est lui qui la gagna. Il me dit en souriant: « A présent, nous sommes quittes ! »
Nous devons prendre le prophète pour modèle à cause de toutes ces raisons, chaque partie de sa vie représente une leçon, un conseil… .Ses manières, ses qualités, sa bienveillance, sa délicatesse… Sa patience, sa persévérance…Nous avons besoin de l’imiter dans tous les aspects de sa vie !

Dans les dernières années de sa vie, le prophète (Que la Grâce et le Salut lui soient accordés) ne pouvait plus faire la prière de la nuit debout, il disait : « Je suis affaibli parce que je me soucie beaucoup pour les gens ». Omar lui rend visite un jour et remarqua quelques cheveux blancs dans les cheveux du prophète, il lui dit amusé : « Vous avez vieilli ô messager d’Allah ! » le prophète répondit : « Oui, Omar, un verset dans la sourate « Hud » m’a vieillit : « Demeure sur le droit chemin comme il t’est commandé, ainsi que ceux qui sont revenus [à Allah] avec toi.» Verset 112.

Lors de son pèlerinage à la Mecque, il récita le verset connu de tous les musulmans : « Aujourd'hui, J'ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait. Et J'agrée l'Islam comme religion pour vous. » ( Sourate Al-Ma-idah Verset 3).
Abu Bakr écoutant ce verset ne pu retenir ses larmes, les compagnons étonnés lui demandèrent la raison de sa tristesse alors que c’était un jour de fête. Il leur répondit : « Ceci est l’annonce de la mort proche du messager d’Allah ! »
En effet, neuf jours seulement avant son décès, le prophète lira à ses compagnons le dernier verset du Saint Coran ; le verset numéro 281 de la sourate Al-Baqara : « Et craignez le jour où vous serez ramenés vers Allah. Alors chaque âme sera pleinement rétribuée de ce qu’elle aura acquis. Et ils ne seront point lésés. »

Le prophète tomba très malade, il souffrait d’une terrible migraine. Un jour et malgré sa douleur, il alla visiter l’endroit où étaient enterrés les martyrs de la bataille de Uhud. Il les salua et dit : «Vous avez devancé, et nous allons si Allah le veut vous rejoindre ».
En rentrant le prophète (que la Grâce et le Salut lui soient accordés) pleurait.
-Qu’est-ce qui vous fait pleurer, ô messager d’Allah ? S’enquirent les compagnons inquiets.
-Mes frères me manquent ! Répondit le prophète
-Ne sommes-nous pas vos frères ! Dirent les compagnons
-Non, Vous êtes mes compagnons, mes frères sont des gens qui viendront après moi, croiront en moi sans me voir !

Savez-vous de qui veut parler le prophète (que la Grâce et le Salut lui soient accordés) ? Il parle de nous, nous lui manquons ! Mais vous ! Quels sont vos sentiments envers lui ? Est-ce qu’il vous manque ? Vous avez envie de le voir, de lui parler ? Avez-vous envie qu’il soit content de vous ? Et, bien c’est très simple, aimez-le et prenez soin de sa Sunna !

Arrivé chez lui, dans la maison de Maymouna, il réunit ses épouses et leur demanda la permission de se faire soigner chez Aicha, elles furent toutes d’accord. Le prophète essaya de se lever mais n’y parvint pas, alors deux des compagnons le portèrent, les gens en voyant le prophète porté, se groupèrent alarmés dans l’enceinte de la mosquée et voulurent savoir ce qui est arrivé au prophète (Que la Grâce et le Salut lui soient accordés).
Le prophète installé chez Aicha, était couvert de sueur, Aicha lui prenait la main et lui essuyait le front avec, on lui demanda la raison, elle répondit :La main du prophète est plus vénérable que la mienne.

Le prophète entendant du bruit dehors s’enquit auprès de sa femme :
-Qu’ont donc les gens à élever la voix de la sorte ?
-Ils s’inquiètent pour toi ô messager d’Allah !
Le prophète ordonna qu’on le portât dehors, il rassembla ses forces pour rester debout et il prononça son dernier discours.
Mais écoutez ce sermon très attentivement, ce sont des paroles pleines d’émotion et d’amour.

« Ô gens, celui à qui j’ai fouetté le dos, voici mon dos qu’il prenne sa revanche; ô gens, celui à qui j’ai insulté l’honneur, voici mon honneur qu’il prenne sa revanche, ô gens, celui à qui j’ai emprunté de l’argent, voici mon argent qu’il prenne son dû ».
Mais craignant que les gens soient embarrassés le prophète (Que la Grâce et le Salut lui soient accordés) dit : « Ô gens, ne craignez point de ressentiment de ma part, je veux seulement rencontrer mon Seigneur sans aucune dette envers quelqu’un ici-bas ». Alors un homme se leva et dit : «Ô messager d’Allah, Vous me devez trois dirhams. » Le prophète (Que la Grâce et le Salut lui soient accordés) dit : «Qu’Allah te récompense » Et il ordonna qu’on lui paie son dû.
Le prophète reprit son discours : « Ô gens, j’ai l’impression que vous êtes inquiets pour moi….Les gens se mirent à pleurer, le prophète attendri continua : « Ô gens, votre rendez-vous avec moi n’est pas ici, ma rencontre avec vous est près du bassin, c’est comme si je le voyais de l’endroit où je suis ! Ô gens, Par Allah! Ce n'est pas la pauvreté que je redoute pour vous; je redoute plutôt que les biens d'ici-bas ne vous soient largement offerts comme ils l'ont été à vos devanciers et que, dans votre émulation à les acquérir, vous ne trouviez, comme eux, votre perte !.... Ô gens, soyez pieux et ne manquez jamais la prière, craignez Allah et soyez bienveillants à l’égard des femmes…..Ô gens, Allah a demandé à un serviteur de choisir entre la vie ici-bas et Sa rencontre, et il a choisi la rencontre d’Allah ».

Personne ne devina qui était ce serviteur dont le prophète parlait excepté Abu Bakr, qui se mit à pleurer si fort que les gens ne pouvaient plus entendre ce que disait le prophète, puis ne pouvant plus se retenir il se leva et se mit à répéter ces mots : « Je te protège avec ma vie, je te protège avec la vie de mes enfants, je te protège avec….. »

Les gens surpris que quelqu’un ose interrompre le sermon du prophète regardèrent Abu Bakr avec dureté, mais le prophète (Que la Grâce et le Salut lui soient accordés) ému par son ardeur prit sa défense : « Ô gens, laissez Abu Bakr, il n’est personne qui m’aie rendu un service sans que je l’aie largement récompensé sauf Abu Bakr, je n’ai pas pu le récompenser alors j’ai laissé sa récompense à Allah…Que toutes les portes qui donnent sur la mosquée se ferment sauf la porte d’Abu Bakr . » A la fin de son sermon, le prophète se mit à prier pour ses compagnons : « Qu’Allah vous protège, qu’Allah vous garde, qu’Allah vous récompense… Ô gens, transmettez mon salut pour quiconque me suit et croit en moi jusqu’au jour de la Résurrection. »

Le prophète rentra chez lui exténué, il s’étendit et mit sa tête dans les bras de sa femme Aicha (Qu’Allah soit satisfait d’elle). Ce sont les derniers instants de sa vie, on pourrait penser qu’il mourra en faisant sa prière, en priant ou en lisant le Coran…mais non, il mourra dans les bras de sa femme ! Cependant, le frère de Aicha, Abderrahman vint voir le prophète, il s’assit près de lui, le prophète vit dans ses mains un morceau de siwâk, Aicha comprit que le prophète voulait le demander mais n’y parvenait pas, elle prit le siwâk, le mit dans sa bouche pour l’amollir puis le tendit au prophète.
Pendant toute sa vie, le prophète a honoré sa femme et même la façon dont il allait mourir est un témoignage de respect et de tendresse à son égard !

Le prophète (Que la Grâce et le Salut lui soient accordés) ordonna qu’on le laissât seul avec sa femme. Puis Aicha entendit le prophète dire : « Qu’Allah te salue ô Gabriel», elle comprit que Gabriel était présent. Gabriel dit au prophète : « L’ange de la mort demande la permission d’entrer » Le prophète lui accorda la permission. L’ange de la mort vint près du prophète et dit : « Allah te donne le choix entre la vie ici-bas et Sa rencontre ? » Le prophète répéta : «Sa rencontre, Sa rencontre… ».

L’ange se mit derrière la tête du prophète (que la Grâce et le Salut lui soient accordés) ainsi qu’il fera pour chacun de nous, puis dit : « Ô toi, âme apaisée, âme de Mohamed ibn Abdillah, retourne vers ton Seigneur, satisfaite et agréée. »
Aicha sentant la tête du prophète alourdie dans ses bras comprit que c’était fini, le prophète était mort. Elle fut prise d’une terrible panique, ne sachant quoi faire, elle remit la tête du prophète sur le lit et s’élança hors de sa chambre en s’écriant : « Le prophète est mort, le prophète est mort !» Toute la mosquée explosa en sanglots ! Ali, voulait se lever mais n’en eut pas la force, il était comme paralysé ; Uthman allait et venait ne sachant quoi faire ; Omar brandissait son épée et s’écriait au milieu de la mosquée : « je couperai la tête à celui qui ose dire que le prophète est mort ! Il est simplement parti rencontrer Allah comme Moïse et il reviendra… »

Le seul qui garda son sang froid fut Abu Bakr, il entra voir le prophète, lui découvrit le visage et l’embrassa sur son front. Puis il le serra affectueusement dans ses bras et dit en pleurant : « Ô mon ami, ô mon prophète, ô mon aimé… » . Ensuite il retourna dans la mosquée et dit à haute voix : « Ô gens, Celui qui adorait Muhammad, certes Muhammad est mort ; et celui qui adorait Allah, certes Allah est Vivant et ne meurt point.

 

Catégorie : AMOUR DU PROPHETE MOUHAMMAD (pbsl)

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