LE MARIAGE EN ISLAM » Paix et Amour entre les peuples

 LE MARIAGE EN ISLAM

3/3/2010

 

bouquet mariageLE MARIAGE EN ISLAM

 Par le Cheikh Abou Bakr Al-Jazairi.

 Objectifs du mariage : Conserver l'espèce humaine par la procréation qui est la conséquence de l'union conjugale.
Le besoin réciproque de deux conjoints de satisfaire le désir sexuel dans l'intention d'éviter de tomber dans l'impudeur.

Participation réciproque des deux conjoints dans l'intention de soigner leur descendance et de répondre à leur besoin.

Réglementer la relation entre homme et femme sur les principes d'échanger les droits et devoirs dans les limites de l'amour et du respect réciproque.

  Les piliers du mariage - Le tuteur On ne peut pas achever un contrat de mariage sans l'approbation du tuteur de la femme. Celui-ci peut-être son père au celui qui a droit à l'héritage, à défaut, ou le représentant des autorités.
Le Prophète (P. et B. d'Allah sur Lui) dit :
«Le contrat de mariage ne peut être accompli sans l'assistance du représentant de la femme» [les auteurs des Sounanes].

Omar que Dieu lui accorde Sa Grâce, dit :
«Aucun mariage n'est conclu que par l'autorisation du tuteur de la femme, ou d'un parent réfléchi, ou d'un représentant des autorités» [Malik, dans son Moutta].

QUALITES REQUISES DU TUTEUR :

1. Il doit être considérable, masculin et sain sur le plan intellectuel et et moral.

2. Il doit demander l'autorisation de la prétendue.

Dans le cas où elle est vierge, son père lui demande l'autorisation d'achever l'acte de mariage avec le prétendant.

Dans le cas où elle est veuve ou divorcée, le père est obligé d'entendre la décision solide et stable à ce sujet.

Si le tuteur n'est pas le père, il ne peut faire le contrat de mariage qu'après entendre une résolution ferme et stable de la femme, qu'elle soit vierge ou veuve.

Le Prophète (P. et B. d'Allah sur Lui) dit :
«La femme qui a quitté son mari, son avis et plus important que celui de son tuteur. Quant à la vierge, on doit la consulter, son silence vaut approbation» [Malik, dans son Moutta].

3. La tutelle d'un parent n'est pas acceptée dans le cas ou il y a un parent plus proche que lui.

Par exemple, on refuse la tutelle d'un demi frère en présence d'un frère germain, ou celle d'un neveu dans le cas où le frère n'est pas absent.

4. Dans le cas où deux tuteurs prennent la responsabilité de mettre en forme le contrat de mariage d'une femme et que chacun d'eux s'est comporté de son côté. On prend en considération le mariage qui a précédé l'autre. Dans le cas où les deux contrats ont été faits au même moment, le mariage sera nul.

- Les témoins : Deux personnes musulmanes et de bonne conduite doivent être témoins à l'établissement du contrat de mariage.

Allah dit : {Assurez-vous du concours de deux témoins de bonnes conduite, choisis parmi vous} [65-la Répudiation: 2].

Le Prophète (P. et B. d'Allah sur Lui) dit :
«Un mariage n'est jamais achevé sans la présence du tuteur de la femme et de deux témoins de bonne conduite» [Daraqotni].

Conditions requises des témoins :

Ils doivent être deux personnes ou plus. Ils doivent avoir une bonne conduite; ne pas être coupable d'un acte répréhensible et évitant, le péché véniel. Le témoignage de la personne déloyale, malhonnête qui se livre aux boissons alcoolisées, est rejeté, car Allah dit: {...Bonne conduite choisis parmi vous}.

- La formule de l'acte de mariage C'est l'époux ou son tuteur qui débute la formule en disant :

- Je prétends la main de votre fille.
Le tuteur répond :
- Je suis d'accord.

Alors l'époux dit :
- Je m'engage à l'épouser.

L'époux doit être de bonne conduite, noble, loyal et honnête.

Le Prophète (P. et B. d'Allah sur Lui) dit: «Mariez le prétendant qui a une bonne conduite, honnête, loyal et noble. Mais le prétendant malhonnête et déloyal fera une dépravation de mœurs et de graves troubles sur terre» [Tirmidi].

Le prétendant peut attribuer une procuration à une autre personne pour accomplir les procédures de l'acte de mariage. En ce qui concerne la femme, elle est représentée par son tuteur.

- La dot : Biens qu’apporte une femme en mariage. Ces biens sont accordés par le prétendant. La dot est obligatoire.
Allah dit: {Remettez à vos femmes leur dot en tout propriété} [5:4].

Le Prophète (P. et B. d'Allah sur Lui) dit à un prétendant: «Va chercher une dot, même un bague en fer! » [Boukhari].

Il est recommandé de rendre la dot facile à atteindre. Le Prophète (P. et B. d'Allah sur Lui) dit: «La plus prodigue des femmes et celle qu'on épouse à moindre frais» [Ahmed].

Les filles et les épouses du Prophète (P. et B. d'Allah sur Lui) ont obtenu pour dot entre 400 et 500 dirhams.

Il est recommandé de déterminer la dot quand on établit le contrat du mariage, selon le hadith du Prophète (P. et B. d'Allah sur Lui) la valeur de la dot ne doit pas être moins de 1/4 de dinar (1,25 g. d'or environ).

La dot peut être payée avec l'achèvement du contrat ou remise à terme.
Allah dit: {Si vous répudiez des femmes à qui vous avez fixé une dot sans avoir pour autant consommé le mariage, la moitié de la dot leur sera acquise} [2:237].

Pourtant, il est préférable d'avancer une partie de la dot avant l'achèvement du mariage, selon le discours du Prophète (P. et B. d'Allah sur Lui) qui demanda à Ali d'attribuer une partie de la dot avant l'accomplissement du mariage. Ce dernier répondit: «Mais je ne possède rien» -Où est ta cuirasse? lui dit le Prophète (P. et B. d'Allah sur Lui), Ali la donna alors à Fatima.

Le mari se charge de payer la dot à l'union charnelle des époux. Dans le cas où les deux époux divorcent sans union charnelle, l'épouse a le droit d'avoir la moitié de la dot déterminée, suivant le verset mentionné ci-dessus.

Dans le cas où le mari meurt après l'accomplissement du contrat de mariage et avant l'union charnelle, l'épouse peut hériter et avoir toute la dot déterminée. Dans le cas où cette dot n'est pas déterminée, elle a droit à une dot équivalente à celle d'une autre femme. 

Conditions insérées dans l'acte de mariage

Dans le cas où elle demande d'être satisfaite matériellement ou sentimentalement; cela est accordé par le contrat.

Dans le cas où ces conditions sont inconciliables avec le contrat de mariage comme celle de ne pas faire l'amour avec son mari ou de ne pas lui faire la cuisine, alors on rejette ces conditions.

Par contre, en ce qui concerne la permission de visiter ses parents ou le refus de résider loin de son pays, on lui accorde ces conditions et elle a le droit de dénoncer le mariage dans le cas où on ne les respecte pas car elles sont licites.

Le Prophète (P. et B. d'Allah sur Lui) dit : «Les conditions qui sont dignes d'être respectées sont celles qui concernent le mariage» [Boukhari].

Il n'est pas recommandé à la femme de demander la répudiation de sa future co-épouse pour accepter de se marier.

Le Prophète (P. et B. d'Allah sur Lui) dit : «Il n'est pas recommandé d'épouser une femme sous condition de répudier une autre» [Ahmed].

Boukhari également rapporte que le Prophète (P. et B. d'Allah sur Lui) a refusé de divorcer une femme dans l'intention de marier une autre.

Droit d'option de dissoudre le mariage :

 Chacun des deux époux a le choix de rompre le contrat de mariage ou de le rendre valable pour les raisons ci-dessous :

La folie, la lèpre, la maladie des organes génitaux de la femme ou des organes privés de virilité, ou un pénis insuffisant pour accomplir l'acte sexuel.

Dans le cas où on met fin au contrat de mariage avant d'achever une union charnelle, l'époux peut reprendre la dot avancée indûment.

Mais dans le cas où il se produit une union charnelle, le mari ne peut rien reprendre car la dot remplace ce que le mari a obtenu de sa femme.

Par contre il peut reprendre la dot du tuteur qui l'a abusé. Omar dit: "La femme atteinte de folie ou de lèpre et dont l'époux ignorait la maladie qu'on lui a cachée, a droit à la dot toute entière en compensation de ce que le mari a obtenu d'elle, l'époux dupé demande son dédommagement au tuteur qui l'a trompé".Cela est valable aussi dans les cas de duperie par exemple : un musulman établit un mariage avec une femme de confession musulmane, puis elle se révèle juive ou chrétienne, ou bien, il épouse une femme libre puis, il la trouve esclave, ou bien une femme saine et elle se révèle infirme.

Dans le cas où le mari est incapable de payer la dot avant l'union charnelle, la femme a le choix d'annuler l'acte de mariage, mais après la consommation du mariage elle perd le droit d'être remboursée mais le mari reste redevable d'acquitter la dot.

Dans le cas où l'époux est incapable de subvenir aux besoins de sa femme, celle-ci éprouve de la patience autant que possible, si les circonstances ne s'améliorent pas, elle a le choix de dissoudre son mariage par le tribunal, selon les compagnons du Prophète (P. et B. d'Allah sur Lui).

Dans le cas où le mari s'absente sans informer du lieu où il se trouve, sans laisser de provisions pour sa femme et sans charger quelqu'un pour subvenir aux frais, l’épouse a le droit de demander la dissolution du mariage. Le juge essaie de la faire patienter, si elle insiste, il formule un procès-verbal après avoir entendu les témoins qui attestent l'absence de l'époux et l’indigence de la femme et prononce le divorce pour rupture de la vie commune.

  Droits de l'époux

 La femme, par contre, a des devoirs envers son mari. Dieu dit: « Elles ont autant de droits que des devoirs » [2-la vache].
De ces devoirs on peut citer :

L'obéissance à son mari dans les limites des attitudes licites qui ne violent pas les décrets divins et qui ne dépassent pas le pouvoir de l'épouse.
Le Prophète (P. et B. d'Allah sur Lui) dit: « S'il m'avait été autorisé de faire quelqu'un se prosterner devant un autre, c'est bien à la femme que j'aurais demandé de le faire devant son mari  » [Tirmidhi].

Surveiller les biens de son époux, son honneur et n'abandonner le foyer conjugal qu'après sa permission.

Allah dit: « Elles maintiennent intact ce que Dieu a prescrit » [4:34].

Le Prophète (P. et B. d'Allah sur Lui) dit: «La meilleure des femmes et celle qui te plait en la regardant, t'obéit en l'ordonnant, et qui, une fois absent, ne souille pas ta couche et garde tes biens» [Ahmed].

L'accompagnement de son époux quand il voyage, dans le cas où il le veut, bien que le contrat de mariage contienne une condition contraire à la volonté de l'époux citée dessus.

Combler la volupté sexuelle de son époux; elle doit se donner à lui quand il le veut, parce que c'est son droit. Le Prophète (P. et B. d'Allah sur Lui) dit: «Quand l'époux veut prendre sa femme pour faire l'amour et qu'elle refuse d'obéir et qu'il passe la nuit mécontent d'elle, les anges ne cessent de la maudire jusqu'au matin» [Boukhari].

Dans le cas où il n'est pas en voyage, elle ne doit pas jeûner qu'après l'autorisation de son époux. Le Prophète (P. et B. d'Allah sur Lui) dit: «Pour jeûner, la femme doit demander l'autorisation de son mari, dans le cas où il est présent» [Boukhari].

 Extrait du livre : La voie du musulman.  

 

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