L’Islam est manifestement une religion de dialogue. » Paix et Amour entre les peuples

 L’Islam est manifestement une religion de dialogue.

4/4/2010

 

L’Islam est manifestement une religion de dialogue.

1. Il vénère l’être humain, pour lui-même, et le respecte en tant que tel et quel qu’il soit, en le considérant comme étant honoré, conformément à la volonté de Dieu. En effet, Allah le Très-Haut a dit : "Certes, Nous avons honoré les fils d’Adam "(Al-Isrâ) v . 70.

2. Il confirme la différence que Dieu a établie comme caractéristique inhérente aux humains et comme une des règles de l’univers. Dieu le Très-Puissant a dit : "Et si ton Seigneur avait voulu, Il aurait fait des gens une seule communauté. Or, ils ne cessent d’être en désaccord (entre eux), sauf ceux à qui ton Seigneur a accordé miséricorde. C’est pour cela qu’Il les a créés"  Sourate 11 (Hûd), v. 118 et 119.

Cette différence s’étend même jusqu’à toucher la conviction religieuse (‘aqîda) . Dieu le Très-Haut a dit :  "Et si ton Seigneur l’avait voulu, tous ceux qui sont sur la terre auraient cru. Est-ce à toi de contraindre les gens à devenir croyants ? "Sourate 10 (Yûnus), v . 99.

3. Il remet le sort de cette différence en matière de religion à l’appréciation et au jugement du Créateur le Très-Haut, Lui qui a dit : "Au Jour de la Résurrection, ton Seigneur jugera certainement au sujet ce dont ils divergeaient " Sourate 16 (An-Nahl), v. 124.

"Car c’est ton Seigneur qui connaît le mieux celui qui s’égare de Son sentier et C’est Lui qui connaît le mieux ceux qui sont bien guidés " Sourate 16 (An-Nahl) v. 125).

4. En dépit de tout cela, l’Islam associe la foi en Dieu et en Son Noble Envoyé à la croyance aux autres Livres révélés et en les Messagers antérieurs. Dieu le Très-Haut a dit : "Le Messager a cru en ce qu’on fait descendre vers lui venant de son Seigneur, et aussi les croyants : tous ont cru en Allah, en Ses anges, à Ses livres et en Ses messagers; (en disant) : Nous ne faisons aucune distinction entre Ses messagers " sourate 2 (Al-Baqarah) v. 285).

5. Ce faisant, il stigmatise le fanatisme quelle qu’en soit la nature. Il exhorte à la cohabitation, à la convivialité et à l’échange des intérêts et des profits, dans une acception nettement globale et extrêmement étendue qui se ramène à la connaissance mutuelle dont le Très-Haut a valorisé la dimension à telle enseigne qu’elle subsume toutes formes de différence. Aussi, Dieu le Très-Puissant a-t-il dit: "Ô hommes ! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre-connaissiez. Le plus noble d’entre vous, auprès d’Allah, est le plus pieux" sourate 49 (Al-Hujurât) v. 13.

6. Ainsi, la première manifestation de cette connaissance mutuelle réside en effet dans la propagation de l’affection et de la sympathie parmi les humains, dans un esprit d’amitié et de fraternité. A ce propos, Dieu le Très-Haut a dit: "Les croyants et les croyantes sont alliés les uns des autres "(At-Tawbah) v. 71).

"Les croyants ne sont que des frères "(Al-Hujurât) v. 10.

Cette alliance fraternelle des croyants va même jusqu’à ce qu’ils soient considérés comme un seul corps, comme l’a bien dit l’Auguste Envoyé de Dieu (Prière et salut d’Allah sur Lui) : "Dans leur affection, leur compassion et leur sympathie, les uns envers les autres, les croyants sont tels un même corps, lorsqu’un organe en souffre, l’ensemble de l’organisme en pâtit par l’insomnie et la fièvre "(Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim, d’après An-Nu’mân ibn Bashîr).

7. Il en résulte alors le fait que la communauté se caractérise par la solidarité qui implique que les uns portent assistance aux autres ; ce qui préserve à tous un minimum vital des intérêts fondamentaux et des droits nécessaires qui conditionnent la vie en dignité et en noblesse. Une telle solidarité est également de nature à repousser les nuisances qui entravent cette vie saine, dans la perspective de la respectabilité honorable à laquelle aspire tout individu. Cette solidarité acquiert une importance telle qu’elle atteint un degré où la foi en est tributaire. En effet, Le Prophète (Prières et Salut d’Allah sur Lui) a dit : "Nul d’entre vous ne peut être croyant tant qu’il n’aime pas pour son frère ce qu’il aime pour lui-même "(Rapporté par Al-Buhkârî, Muslim Ad-Darâmî et Ibn Hanbal, d’après Anas).

8 .Une telle solidarité entre les membres de la communauté ne dispense personne de se sentir responsable et d’assumer sa responsabilité dans les limites de ses compétences et de ses latitudes, conformément aux propos de l’Envoyé de Dieu (Prière et salut d’Allah sur Lui) : "Vous êtes tous des pâtres et vous êtes tous responsables de votre bétail. Le prince est un pâtre; l’homme est le pâtre de sa famille, la femme est pâtre sur le foyer de son époux et sur les enfants de celui-ci. Ainsi, vous êtes tous des pâtres et vous êtes tous responsables de vos sujets "(Rapporté par Al-Bukhârî, Muslim, At-Tarmidhî, Abû Dawûd et Ibn Hanbal,d’après Ibn ‘Umar).

9. Dans les limites de cette responsabilisation, l’Islam permet et confirme tous les droits, à commencer par le droit à la liberté qu’il estime inhérente à l’homme par nature et instinct; comme cela est bien ressorti du propos de ‘Umar Ibn Al-Khattâb (Que Dieu l’agrée) qui a dit, tout indigné de voir abolir cette liberté et la spolier à l’être humain : "Depuis quand vous asservissez les gens alors que leurs mères les ont enfantés libres ? ".

A cet égard, il suffit de signaler la liberté d’expression que le Saint-Coran considère comme un bienfait qu’il cite immédiatement après le privilège de la création. Ainsi, Dieu le Très-Haut a dit : "Le Tout Miséricordieux. Il a enseigné le Coran. Il a créé l’homme. Il lui a appris à s’exprimer clairement "(Ar-Rahmân), v. 1 à 4. Mieux, cette liberté va même jusqu’à concerner la religion. Dieu le Très-Haut a dit : "Nulle contrainte en religion ! "(Al-Baqarah), v. 256.

10. Dans le contexte de cette liberté, l’Islam exhorte au dialogue serein et à la discussion la plus amicale avec les non-musulmans et il interdit toute autre modalité qui va à l’encontre de cette attitude. Dieu le Très-Haut a dit :
"Par la sagesse et la bonne exhortation appelle (les gens) au sentier de ton Seigneur. Et discute avec eux de la meilleure façon "(An-Nahl), v. 125.

Il dit aussi : "Et ne discutez que de la meilleure façon avec les gens du Livre "(Al-‘Ankabût), v. 46.

Nul doute que c’est la meilleure orientation méthodique pour mener un dialogue.

11. Ainsi, l’Islam exhorte à éviter toutes les raisons de dissension et de conflits qui ne servent l’intérêt de personne. Le Tout-Puissant a dit à ce propos : "Et craignez une calamité qui n’affligera pas exclusivement les injustes d’entre vous "(Al-Anfâl), v. 25.

12. Toutefois, en matière de tractations avec les non musulmans, l’Islam établit une nette distinction entre ceux qui combattent les musulmans et ceux qui sont pacifistes à leur égard. Dieu le Très- Puissant a dit :
"Allah ne vous défend pas d’être bienfaisants et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures. Car Allah aime les équitables. Allah vous défend seulement de prendre pour alliés ceux qui vous ont combattus pour la religion, chassés de vos demeures et ont aidé à votre expulsion. Et ceux qui les prennent pour alliés sont les injustes "(Al-Mumtahanah), v. 8 et 9.

Ce comportement tolérant va même jusqu’à l’alliance parentale avec les gens du Livre et au partage de leur nourriture. Dieu le Très-Haut a dit : "Vous sont permises, aujourd’hui, les bonnes nourritures. Vous est permise la nourriture des gens du Livre, et votre propre nourriture leur est permise. (Vous sont permises) les femmes vertueuses d’entre les croyantes, et les femmes vertueuses d’entre les gens qui ont reçu le Livre avant vous "(Al-Mâ’idah), v. 5. Voir A. Al-Jirârî, Mafhûm at-Ta’âyuch fî al-‘Islâm [Le concept de la cohabitation en Islam], Publications de l’ISESCO, 1996 (1417 H)).

En définitive, le dialogue, tel qu’il se présente en Islam, est le moyen idéal pour parvenir à la vérité. En effet, lorsque, de nos jours, on médite sur la réalité de la vie et de l’humanité à la lumière du dialogue, on se résout à en admettre qu’il est indispensable pour établir l’inter-compréhension, pour renforcer la coopération et pour rapprocher les gens en dépit de leurs divergences. Ceci est d’autant plus probant que les distances se sont dissipées, ou presque, entre les continents et les communautés et que les moyens de communication se sont renforcés et se sont multipliés partout dans le monde. C’est ainsi que peut se réaliser la connaissance mutuelle à laquelle l’Islam ne cesse d’inviter et par laquelle la paix authentique va s’établir.

 

http://www.isesco.org.ma/francais/publications/dialogue/Chap5.php 

 

Category : COEXISTENCE DES PEUPLES | Write a comment | Print

Comments

| Contact author |