"Tourne ta langue sept fois dans ta bouche"
7/7/2008
"Tourne ta langue sept fois dans ta bouche..."
Le Messager d’Allah (swallallâhou ‘alayhi wasallam) a dit : « Celui qui croit en Allah et au Jour Dernier, qu’il dise du bien ou qu’il se taise ! » (Boukhari)
Mon frère, ma sœur,
Tu l’as maintes fois entendu : « C’est important de faire attention à ce que tu dis ! » Le Hadith ci-dessus ne nous donne finalement le choix qu’entre 2 choses : une parole de bien ou le silence. Ce sont 2 belles choses après lesquelles il n’y a pas de 3ème !
C’est pourquoi un frère me dit souvent : « Si ce que tu as à dire n’est pas plus beau que le silence, alors tais-toi ! »
Assure-toi alors que ce que tu vas dire est une parole utile et une parole de bien ! C’est lorsque ces précautions essentielles ne sont pas prises que l’on assiste malheureusement à une dégradation dans les relations sociales entre les gens : mentir, médire, calomnier, colporter, trahir…
Il est donc nécessaire que l’on s’abstienne de toute parole mensongère, mauvaise et futile !
D’ailleurs, à ce propos, peut-être as-tu déjà entendu l’histoire des 3 filtres ? Histoire que j’ai lue il y a quelques jours et qui m’a fait beaucoup réfléchir :
« Il était une fois, à l’époque des califes abbassides, dans la capitale musulmane Bagdad, un grand savant connu pour sa sagesse. Cet homme avait passé toute sa vie à étudier le Coran et les paroles du Prophète (swallallâhou ‘alayhi wasallam) et il était très pieux.
Jamais on ne l’entendait dire du mal de quelqu’un, se moquer de quelqu’un ou encore répéter des paroles inutiles. Tout le monde l’aimait, car il avait toujours pour les gens qu’il rencontrait une parole gentille ou un sourire. Il était également toujours prêt à aider les autres.
Un jour, lÂ’un de ses voisins vint le trouver et le saluaÂ…
-« Sais-tu ce qu’on vient de me dire à propos de ton ami Abdallah ? » poursuivit le voisin.
-« Attends un peu ! » répliqua le savant. « Je vois que tu brûles d’envie de me dire quelque chose. Mais avant que tu ne me le dises, j’aimerai te faire passer un petit test. Cela s’appelle le test des trois filtres ! »
-« Des trois filtres ? » s’étonna le voisin.
-« Exactement ! » poursuivit le savant. « Avant que tu ne me parles de mon ami, ce serait une bonne idée de prendre le temps de filtrer ce que tu as à me dire. Nous allons faire passer ce que tu voulais me dire dans trois filtres. Ce qui en restera, tu pourras me le dire. C’est pourquoi, je l’appelle le test des trois filtres ! Tu es prêt ? »
-« Oui ! » répondit l’homme, de plus en plus étonné. En effet, il n’avait jamais passé telle épreuve avant de parler !
-« Commençons ! », dit le savant. « Le premier filtre est celui de la vérité. As-tu bien vérifié que ce que tu veux me dire est vrai ? »
-« Non ! » répondit l’homme. « En fait, on vient de me le raconter et… »
-« Bien ! » dit le savant. « Donc, tu n’es pas du tout sûr que ce soit vrai. Le filtre de la vérité ne peut donc garder ce que tu veux me dire.
Essayons maintenant le second filtre, celui du bien. Est ce que ce que tu voulais me dire sur mon ami est quelque chose de bien ? »
-« Euh, non, au contraire… »
-« Ah ! » poursuivit le savant. « Donc tu voulais me dire quelque chose de mal sur mon ami, et en plus, tu n’es pas certain que ce soit vrai ! Je ne sais pas si je vais pouvoir continuer à t écouter…Mais peut être que tu réussiras quand même le test, car il reste encore un filtre : le filtre de l’utilité ! Ce que tu veux me dire à propos de mon ami, me sera-t-il utile ou non ? »
-« Euh, bien…non, pas vraiment… »
-« Alors, » conclut le savant. « Si ce que tu voulais me dire, n’est pas vrai, n’est pas bien et n’est même pas utile, ce n’est pas la peine de me le dire, tu ne crois pas ? Les paroles peuvent faire beaucoup de mal, et il ne faut pas les répandre n’importe comment. Une parole qui n’est ni vraie, ni bonne, ni utile ne vaut pas la peine d’être dite. Alors, avant de dire quoi que ce soit ou de répéter ce qu’on t’a raconté, n’oublie pas de soumettre tes paroles au test des trois filtres ! Cela t’évitera certainement des péchés !
Allah nous dit dans le Coran :
« O vous qui croyez ! Ne vous moquez pas les uns des autres, car il se peut que ceux-ci soient meilleurs que ceux-là . Que les femmes ne se moquent pas les unes des autres, car il se peut que celles-ci soient meilleures que celles-là ! Ne vous calomniez pas les uns les autres, et ne vous donnez pas de sobriquets injurieux. Quel vilain mot que « perversion », quand on a déjà la foi. Ceux qui ne se repentent pas, voilà les injustes ». (S. 49 / V. 11)
Le Très Haut dit aussi : « Ô vous qui avez cru ! Si un pervers vous apporte une nouvelle, alors cherchez la preuve… » (S. 49 / V. 6)
Assure-toi alors avant tout, mon frère, ma sœur, que ce que tu vas dire est vérifié, et n’est pas tout simplement la récolte de choses entendues ici et là !
Et le Prophète (swallallâhou ‘alayhi wassallam) a dit : « Il suffit à l’homme d’être considéré menteur à partir du moment où il rapporte tout ce qu’il a entendu » (Boukhari)
Le voisin, un peu confus, rentra chez lui, et réfléchit longuement aux paroles du savant. Effectivement, ce qu’il avait voulu raconter n’était même pas vérifié, mais plutôt la récolte de choses entendues ici et là ! Bref, il avait reçu une bonne leçon et depuis ce jour, il étonna ses voisins en cessant d’écouter les bavardages inutiles et en demandant à ceux qui voulaient lui raconter quelque chose : « Attends un peu, ce que tu vas me dire, est ce que c’est vrai ? Est ce que c’est bien ? Est-ce que c’est utile ? » Le test des 3 filtres tel qu’il l’avait appris !
Et c’est ainsi que cet homme, dont les gens avaient l’habitude de se méfier à cause de sa mauvaise langue, devint aimé et respecté de tous…
Mon frère, ma sœur,
Réfléchis donc avant de parler et considère :
Premièrement, ce que tu dis,
Deuxièmement, comment tu le dis,
Troisièmement, pourquoi tu le dis,
Quatrièmement, à qui tu le dis,
Cinquièmement, quand tu le dis,
Sixièmement, de qui tu le tiens,
Septièmement, ce qui en résultera de tes paroles.
Bref, il a dit vrai celui qui a dit : « Tourne ta langue sept fois dans ta bouche avant de parler !»
Source : http://www.nasiha-islam.com
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ENSEIGNEMENTS DU PROPHETE
Si vous saviez ce que je sais; vous ririez peu et pleureriez beaucoup.
9/11/2007
Si vous saviez ce que je sais,
vous ririez peu et pleureriez beaucoup...
Abou Dharr (radhia Allâhou anhou) dit : Le Prophète
Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) a affirmé : "Certes, je vois ce que vous ne voyez pas et
j'entends ce que vous n'entendez pas. Et, certes, le ciel craque – et il est en
droit de craquer – Par Celui qui détient ma vie dans Sa main, il n'y a pas dans
le ciel un espace de quatre doigts qui ne soit pas occupé par un ange avec le
front posé en prosternation devant Allah. Par Dieu, si vous saviez ce que je
sais, vous ririez peu et pleureriez beaucoup; vous ne prendriez pas (non plus) plaisir dans l'intimité avec (vos) épouses et vous sortiriez plutôt dans les rues pour implorer à haute
voix l'aide de Dieu. (Abou
Dharr (radhia Allâhou anhou) ajoute alors : ) "J'aurai aimé être un arbre qui soit coupé (un jour et finisse ainsi son existence)." (Mousnad Ahmad, Tirmidhi, Ibn Mâdjah)
Commentaires :
La mission première de chaque Prophète (alayhis
salâm) consiste à communiquer aux autres serviteurs de Dieu les réalités
invisibles qui lui sont montrées par le Créateur et à transmettre les
commandements et injonctions qui lui sont transmis par voie de Révélation.
Quant à ceux, d'entre leurs communautés et peuples
respectifs, qui acceptent d'apporter foi en lui (alayhis salâm), leur
responsabilité consiste à reconnaître comme véridique et à croire tout ce qui
leur est transmis par ce Prophète (alayhis salâm), pour ensuite bâtir toute
leur existence autour des ces énoncés révélés. En effet, la portée des moyens qu'Allah
a doté les êtres humains pour l'acquisition et le développement de la
connaissance (comme les capacités
sensorielles et la raison…) se limitant à ce seul monde visible (ils ne peuvent accéder directement à la dimension de
l'Invisible), ceux-ci ne disposent d'aucune autre alternative pour
connaître les réalités de l'Autre monde que d'avoir confiance en l'exactitude
et la véracité des informations et données transmises par les Prophètes
(alayhimous salâm).
Le début du présent Hadith met en valeur une des
sagesses liées à cet état de fait : Allah ayant destiné l'humanité à une
mission de gérance dans ce monde et la réalisation de celle-ci n'étant possible
que si les Hommes sont en mesure de vivre sereinement ici-bas, c'est notamment
pour cette raison que les réalités terrifiantes d'al âkhirah (telles que le
nombre inouï de créatures complètements soumises à Allah qui peuplent
l'immensité des cieux, ou les conditions terribles du Jour Dernier, ou encore
les horribles châtiments de la tombe et de l'Enfer …) ont été dissimulées de la
plupart des gens.
En effet, comme l'indique le Prophète Mouhammad
(sallallâhou alayhi wa sallam), si celles-ci étaient directement accessibles
aux capacités sensorielles de chacun, personne ne pourrait plus mener une
existence digne de ce nom. Les gens en arriveraient à perdre complètement goût
à la vie, à un point tel, comme le souligne le Messager d'Allah (sallallâhou
alayhi wa sallam), qu'ils ne seraient même plus en mesure de s'acquitter de
leurs devoir conjugaux. C'est toute leur activité quotidienne qui serait ainsi
interrompue, leur unique préoccupation étant de se préparer à affronter ce qui
les attendent dans al âkhirah, depuis les premières étapes de la tombe
jusqu'aux scènes terrifiantes du Jour Final… Et, dans ces conditions, il ne
leur serait plus possible de mener à bien la très importante mission qui leur a
été confiée.
D'ailleurs, la crainte d'al âkhirah qu'inspirait ces
propos du Messager d'Allah (sallallâhou alayhi wa sallam) sur le Compagnon Abou
Dharr (radhia Allâhou anhou) qui les rapporte était telle que, parfois,
celui-ci disait qu'il aurait aimé être un simple arbre, dont l'existence
prendrait définitivement fin lorsqu'il serait coupé (et qui n'aurait ainsi pas
à être confronté au jugement et à la rétribution de l'Au-delà ).
En ce qui concerne le Messager d'Allah (sallallâhou
alayhi wa sallam) (comme pour les autres Prophètes (alayhimous salâm)
d'ailleurs), les choses étaient bien différentes : La réalisation de sa mission
nécessitait qu'il (sallallâhou alayhi wa sallam) devienne un témoin visuel de
bon nombre de réalités de l'Autre Monde. Cependant, dans Sa Sagesse Infinie,
Allah a si bien raffermi et renforcé le cœur de Son Messager (sallallâhou
alayhi wa sallam) que, malgré tout ce qu'il (sallallâhou alayhi wa sallam) a pu
voir et entendre, il (sallallâhou alayhi wa sallam) a continué à mener une
existence si parfaite et équilibrée ici-bas, que celle-ci constituera jusqu'au
Jour Dernier un modèle et une référence pour l'ensemble de l'espèce humaine…
Le contenu de cette Tradition doit exhorter chaque
croyant et croyante à faire un effort permanent pour essayer de vivre
respectant les injonctions divines, et ce, par le rappel constant de
l'insignifiance de ce monde -dounyâ- (et de tout ce qui y est lié) face Ã
l'immensité de l'Autre –al âkhirah. C'est cette dynamique qui, Incha Allah,
permettra à chacun de protéger la vitalité de son cœur et de sa conscience
(dont l'un des témoins est la diminution du rire et l'augmentation des pleurs
par crainte d'Allah) et contribuera à ce qu'on ne se laisse pas tromper par les
attraits et les plaisirs éphémères de ce monde apparent.
(Adaptation
française d'un passage du "Ma'ârif oul Hadîth" de Cheikh Mandhoûr
Nou'mâni (rahimahoullâh))
Extrait du site de Mouhammad
Patel : http://www.muslimfr.com
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ENSEIGNEMENTS DU PROPHETE
Les meilleurs hommes (les plus aimés par Allah)
10/10/2007

Les meilleurs hommes (
les plus aimés par Allah )
L'Islam est venu pour faire accomplir Ã
l'humanité des pas de géant vers une vie scintillant de vertus et de règles de
bienséance. Car, il considère que ces étapes conduisant à ce noble but relèvent
de la substance de son Message, et estime que le non respect de ces règles
éloigne de sa Foi. C'est dire que la morale n'est pas un luxe dont on peut se
passer. Elle est plutôt la source de la vie agréée par la religion qui honore
ceux qui la pratiquent. D'autant plus que l'Islam a recensé les vertus et
incite ses adeptes à s'attacher à elles une à une.
D'ailleurs, si nous nous mettions Ã
rassembler les paroles du Prophète (BP sur lui) sur la conformité aux nobles
caractères moraux, nous finirions par avoir dans les mains un volume sans
équivalent du plus grand maître parmi les réformateurs. Mais, avant d'entrer
dans les détails au sujet de ces vertus et de mentionner les traditions
rapportées à propos de chacune d'elles, nous voulons évoquer une part de son appel
vivant en faveur des nobles caractères moraux et des qualités sublimes.
Usâma Ibn Sharîk (qu’Allah soit satisfait
de lui) rapporte ceci :
" Pendant que nous étions assis
auprès du Prophète (BP sur lui) - qu'Allah lui accorde la Grâce et la Paix - en
gardant un silence grave, des hommes sont venus et lui ont demandé : Quel est
le serviteur le plus aimé par Allah - qu'Il soit exalté ? Il a dit : Celui qui
a le meilleur caractère moral" [ Rapporté par At-Tabarânî ].
Dans une autre version:
"Quelle est la meilleure chose donnée
à l'homme ? Il a dit: Un bon caractère moral" [Rapporté par Ibn
Hibbân].
Il (BP sur lui) a dit également :
"L'indécence et l'obscénité n'ont
rien à voir avec l'Islam. Et le meilleur musulman parmi les hommes est celui
qui a le meilleur caractère" [ Rapporté par At-Tirmidhî ].
On lui a demandé :"Quel est le croyant dont la Foi est la plus parfaite ?
et il a dit :"Celui qui a le meilleur caractère" [Rapporté par
A-Tabarânî ].
`Abdallâh Ibn 'Amr (qu’Allah soit
satisfait de lui) rapporte ceci :
"J'ai entendu l'Envoyé d'Allah (BP
sur lui) dire : Voulez-vous que je vous indique qui m'est d'entre vous le plus
cher, qui sera le plus proche de moi au Jour de la Résurrection ? - et il a
répété cela deux ou trois fois - Les gens présents lui ont dit : Oui, ô Envoyé
d'Allah. Il leur a dit : Celui d'entre vous qui a le meilleur caractère"
[Rapporté
par Ahmad ].
Il (BP sur lui) a dit aussi :
" Rien ne pèsera dans la balance du
croyant au Jour de la Résurrection comme le bon caractère. Car Allah déteste
l'homme obscène et grossier. Et l'homme doté d'un bon caractère atteindra par
cette qualité le degré de celui qui jeûne et prie" [Rapporté par
Ahmad].
Si une telle déclaration émanait d'un
philosophe concerné par l'éthique et la réforme de la morale seulement, cela ne
provoquerait pas l'étonnement. Mais, ce qui est extraordinaire, c'est quand
elle émane d'un grand fondateur de religion. Car les religions s'appuient, en
premier lieu dans leur réalité, sur l'adoration pure.
Or, le Prophète de l'Islam a appelé pour l'observance de nombreux actes
d'adoration et instauré un Etat fondé sur un long combat contre des ennemis
multiples. Aussi, si malgré l'ampleur des tâches de sa foi et la diversité des
aspects de l'action devant ses disciples, il trouve le moyen de leur indiquer
que le bon caractère pèsera beaucoup dans leurs balances au Jour de la
Résurrection, cela montre clairement la place qu'occupe la bonne morale en
Islam.
A vrai dire, si la religion est question de bon caractère entre un homme et un
autre, elle est dans sa nature céleste un lien sublime entre l'homme et son
Seigneur. Ainsi, les deux cas se ramènent à la même vérité.
Il est vrai qu'il y a des religions qui annoncent qu'embrasser un dogme
particulier remet les péchés et qu'accomplir certains actes d'adoration efface
les fautes. Mais l'Islam ne le confirme que si le dogme embrassé constitue un
axe pour faire le bien et accomplir le devoir, et que si l'adoration proposée
conduit à se purifier du mal et à se préparer pour la perfection recherchée.
C'est-à -dire que les mauvaises actions ne sont annihilées que par les bonnes
actions assumées par l'homme, ce qui lui permet de s'élever vers un niveau
meilleur.
Le Prophète (BP sur lui) a tenu à insister sur ces principes justes pour que sa
Communauté les assimilent bien, de manière à ce qu'elle ne sous-estime pas la
valeur de l'éthique et afin que la valeur des actes cultuels soit rehaussée.
Anas (qu’Allah soit satisfait de lui) rapporte que l'Envoyé d'Allah (BP sur
lui) a dit :
"Le serviteur peut, grâce à son bon
caractère, atteindre les sommets des degrés de la Vie future et les plus
sublimes demeures, tout en ayant une adoration faible. Mais il peut, par son
mauvais caractère, s'enfoncer dans les abîmes de l'Enfer" [ Rapporté par
At-Tabarânî ].
De même, Aïcha [qu'Allah soit
satisfait d'elle] rapporte ceci :
"J'ai entendu l'Envoyé d'Allah (BP
sur lui) dire : Le fidèle croyant peut, grâce à son bon caractère, atteindre le
degré de celui qui jeûne et passe ses nuits dans la prière". Dans une
autre version : " Le fidèle croyant peut, grâce à son bon caractère,
atteindre les degrés de celui qui prie la nuit et jeûne le jour" [Rapporté par Abû
Dâwud].
Ibn 'Omar (quÂ’Allah soit satisfait de
lui) rapporte ceci :
"J'ai entendu l'Envoyé d'Allah (BP
sur lui) dire : Le musulman économe dans son adoration peut atteindre le degré
de celui qui jeûne et passe ses nuits à prier en récitant les versets d'Allah,
et ceci grâce uniquement à son bon caractère et à la noblesse de sa
nature" [ Rapporté par Ahmad ].
Abû Hurayra (qu’Allah soit satisfait de lui) rapporte que le Prophète (BP sur
lui) a dit:
"la noblesse du croyant c'est sa Foi.
Sa grandeur d'âme, c'est son entendement. Et sa lignée, c'est son caractère
moral" [ Rapporté par Al-Hâkim ].
De
même Abû Dhar (qu’Allah soit satisfait de lui)
rapporte qu'il (BP sur lui) a dit :
"L'homme qui a réussi est celui qui a
voué son cœur sincèrement à la Foi, qui a rendu son cœur sain, sa langue
véridique, son âme apaisée et son naturel droit" [ Rapporté par
Ibn Hibbân ].
Dans la société, le bon caractère n'est pas fondé
à coup d'enseignements prescrits, de simples ordres ou d'interdictions. Car il
ne suffit pas, pour imprégner les âmes de vertus, que le maître dise à l'élève
: Fais cela ou ne fais pas cela. En effet, l'éducation utile exige une longue
initiation et des soins continus. En plus, aucune éducation ne réussit que si
elle s'appuie sur un bon modèle. Ainsi, l'homme mauvais ne peut laisser un bon
effet sur les âmes autour de lui. On ne peut attendre un bon effet que de celui
vers lequel les regards se tournent pour être saisis par sa politesse et ravis
par sa noblesse. Alors, par admiration pour ses qualités, les regards
s'inspirent de son attitude et par amour sincère ils suivent ses traces. C'est
dire que, pour que le suiveur acquiert beaucoup de vertus, il faut que celui
qui est suivi comme modèle en possède davantage.
Or, le Prophète de l'Islam était au milieu de ses Compagnons (qu’Allah soit
satisfait d’eux) un modèle suprême pour l'éthique à laquelle il appelait. En
effet, il enracinait cette morale sublime chez ses Compagnons d'abord par son
noble comportement et ensuite par ses sagesses et ses exhortations.
A ce sujet, `Abdallâh Ibn 'Amr (qu’Allah
soit satisfait de lui) disait :
"L'Envoyé d'Allah (BP sur lui) n'était
ni grossier ni obscène. Il disait : Les meilleurs d'entre vous sont ceux qui
possèdent le meilleur caractère" [ Rapporté par Al-Bukhârî ].
Anas (quÂ’Allah soit satisfait de lui)
rapporte pour sa part :
"J'ai servi le Prophète (BP sur lui)
pendant dix années. Par Allah ! Il ne m'a jamais dit : Ouf ! et ne m'a jamais
interpellé en ces termes : Pourquoi as-tu fait cela ? ou tâches de faire cela
?" [ Rapporté par Muslim ].
Anas (qu’Allah soit satisfait de lui) disait également : "Il arrivait
qu'une femme prenait la main de l'Envoyé d'Allah (BP sur lui) et le conduisait
là où elle voulait. De même, quand un homme se mettait en face de lui et lui
serrait la main, il ne la retirait pas avant que cet homme ait retiré la sienne
et il ne détournait pas son visage avant que cet homme ne le fisse. De même, on
ne l'a jamais vu adopter une position assise hautaine en présence d'un
visiteur" [ Rapporté par At-Tirmidhî ].
De son côté Aicha [qu'Allah soit satisfait d'elle] disait :
"Chaque fois qu'il avait à choisir entre
deux choses, l'Envoyé d'Allah (BP sur lui) optait pour la plus aisée, tant
qu'elle ne comportait pas de péché. Si cette chose comportait un péché, il
était d'entre les hommes celui qui s'en éloignait le plus. De même, l'Envoyé
d'Allah (BP sur lui) n'a jamais sévi pour lui-même. Il ne sévissait que
lorsqu'une prescription divine était violée. De même, l'Envoyé d'Allah (BP sur
lui) n'a jamais frappé de sa main aucune chose, ni femme, ni serviteur, sauf
quand il combattait dans le chemin d'Allah" [Rapporté par
Muslim].
Anas (quÂ’Allah soit satisfait de lui) disait aussi:
"Je marchais à côté de l'Envoyé
d'Allah qui portait un manteau avec des bordures dures. Un homme l'a rattrapé
et l'a tiré brutalement vers lui, au point que j'ai vu les traces laissées par
les bordures du manteau sur le cou de l'Envoyé d'Allah. L'homme lui a dit : Ô
Muhammad ! ordonne en ma faveur une part de l'argent dont tu disposes !
l'Envoyé d'Allah s'est tourné vers lui, a souri et il a ordonné une part pour
lui" [ Rapporté par Al-Bukhârî ].
Aïcha [qu'Allah soit satisfait d'elle] rapporte que l'Envoyé d'Allah (BP sur lui)
a dit :
"Allah est bienveillant et aime la
bienveillance. Il donne pour la bienveillance ce qu'Il ne donne pas pour la
violence ou pour toute autre chose" [ Rapporté par Muslim].
Dans une autre version : "Chaque fois
que la douceur se trouve dans une chose elle l'anoblit, et chaque fois qu'elle
y est arrachée elle l'altère".
Jarîr rapporte que le Prophète (BP sur
lui) a dit :
" Allah - qu'Il soit exalté et
magnifié - donne pour la bienveillance ce qu'Il ne donne pas pour la stupidité.
Et quand Allah aime un serviteur, Il lui donne la bienveillance. Chaque fois
que les gens d'une maison sont privés de la bienveillance, ils sont privés de
tout le bien" [ Rapporté par At-Tabarânî ].
On a interrogé `Aïcha - qu'Allah soit
satisfait d'elle :
" Que faisait l'Envoyé d'Allah quand
il était chez lui ? Elle a répondu : Il était au service des membres de sa
famille. Quand sonnait l'heure de la prière, il faisait ses ablutions et sortait
pour l'accomplir".
`Abdallâh Ibn Harith rapporte : "Je n'ai jamais vu un homme
plus souriant que l'Envoyé d'Allah (BP sur lui) " [Rapporté par
Muslim].
Anas (quÂ’Allah soit satisfait de lui)
disait :
"De tous les hommes, l'Envoyé d'Allah
était celui qui avait le meilleur caractère. J'avais un jeune frère surnommé Abû Umayr qui avait un oiseau
malade appelé al-Nughayr. Or, l'Envoyé d'Allah cajolait ce jeune enfant et lui
disait : ô Abû Omayr ! qu'a fait al-Nughayr ?" [ Rapporté par
Al-Bukhârî ].
Parmi ses qualités bien connues, l'Envoyé
d'Allah (BP sur lui) était généreux et ne refusait jamais quelque chose. Il
était courageux et ne revenait jamais sur un droit. Il était juste et ne
manquait jamais d'équité dans son jugement. II était véridique et loyal dans
tous les moments de sa vie.
Allah ordonne, d'ailleurs, aux musulmans
de se conformer à ses hautes qualités et à ses nobles vertus :

"Vous avez dans l'Envoyé d'Allah un
beau modèle pour celui qui aspire à Dieu et au jour du Jugement et qui invoque
beaucoup Dieu". [Sourate 33. Al-Ahzâb - les Coalisés - verset 21]
Le Qadi 'Iyâdh disait:
" Le Prophète (BP sur lui) était le
meilleur des hommes, le plus généreux des hommes, le plus courageux des hommes.
Une nuit les habitants de Médine furent alerté par un bruit. Certaines
personnes sont allées vers la source de ce bruit. Mais l'Envoyé d'Allah (BP sur
lui) les a croisés à son retour, après avoir été le premier à arriver sur les
lieux et vérifier qu'il s'agissait d'une jument détachée d'Abû Talha qui avait
une épée plantée au collier. Il a dit alors à ces personnes : N'ayez
crainte".
Alî (qu’Allah soit satisfait de lui)
disait : "Au comble de la bataille nous nous protégions derrière l'Envoyé
d'Allah (BP sur lui) qui se trouvait le plus exposé face à l'ennemi".
Jâbir Ibn `Abdallâh (qu’Allah soit
satisfait de lui) disait: "On n'a
jamais rien demandé au Prophète (BP sur lui) et qu'il ait répondu par :
non".
Son épouse Khadîja [qu'Allah soit
satisfait d'elle] lui a dit un jour : "Tu supportes le plus dur, tu
donnes au plus démuni et tu assistes dans les moments les plus
difficiles". On lui a apporté un jour soixante-dix mille Dirhams qu'on a
mis sur un paillasson. Il s'est levé et les a distribués jusqu'au dernier
centimes, sans renvoyer un seul demandeur.
Un jour un homme vint lui demander un peu
d'argent. Il lui dit: "Je n'ai rien, mais emprunte en mon nom et quand
nous aurons quelque chose nous le réglerons". 'Omar (qu’Allah soit
satisfait de lui) lui dit: "Allah ne t'a pas chargé de ce que tu ne peux
supporter". Le Prophète (BP sur lui) n'a pas aimé cela. Un homme des
Ansârs (auxiliaires) se leva et dit : "Ô Envoyé d'Allah ! Dépense et ne
crains pas une raréfaction de don de la part du Maître du Trône". L'Envoyé
d'Allah (BP sur lui) sourit, son visage s'illumina et il dit : "C'est
ainsi qu'on m'a ordonné de faire" .
De même l'Envoyé d'Allah (BP sur lui)
s'employait à rapprocher ses Compagnons et à ne pas les diviser. Il honorait le
plus illustre de chaque groupe et lui confiait sa direction. Il mettait aussi
les gens en garde et s'en méfiait, mais sans en priver aucun de son sourire et
de son bon caractère. Il s'enquerrait de la situation de ses Compagnons et
accordait à ses visiteurs une place de mérite, de sorte que chacun d'eux
pensait qu'il était le plus honoré auprès de lui.
Il était patient avec son visiteur,
jusqu'à ce qu'il partait de son plein gré. Celui qui lui demandait quelque
chose ne partait jamais sans cette chose ou au moins avec des paroles
apaisantes. Sa bonté et sa libéralité ont gagné les gens, au point qu'il était
un père pour eux et qu'ils sont devenus égaux en droit auprès de lui. Il était
toujours souriant, de nature simple, facilement abordable, ni grossier, ni dur,
ni criard, ni obscène, ni réprobateur, ni distributeur de compliments. Il
fermait les yeux devant ce qu'il n'aimait pas et son visiteur ne désespérait
jamais de lui.
Aïcha [qu'Allah soit satisfait d'elle] disait :
"Personne n'avait de meilleur bon
caractère que l'Envoyé d'Allah (BP sur lui), jamais aucun de ses Compagnons ou
des membres de sa Famille ne l'avait appelé sans qu'il ne répondisse par : je
suis à toi".
Jarir Ibn Abdallâh (qu’Allah soit
satisfait de lui) disait :
"Jamais l'Envoyé d'Allah (BP sur lui)
ne s'est détourné de moi depuis que j'ai embrassé l'Islam. Il souriait chaque
fois qu'il me voyait".
Il plaisantait avec ses Compagnons, se
mêlait à eux et les ménageait. Il jouait avec leurs enfants et les mettait sur
ses genoux. II répondait à la demande de l'homme libre, de l'esclave, de la
servante et du déshérité, rendait visite aux malades au fin fond de Médine et
acceptait l'excuse de celui qui la présente.
Anas (quÂ’Allah soit satisfait de lui)
disait :
"Jamais l'Envoyé d'Allah (BP sur lui)
n'a détourné la tête face à un homme qui lui parlait en confidence à l'oreille
avant que cet homme ne détourne la tête le premier. Jamais il n'a retiré sa
main à un homme qui la lui serrait avant que celui-ci ne retire la sienne. En
plus, il commence toujours par saluer celui qu'il rencontre et serre le premier
la main de ses Compagnons".
De même, on ne l'a jamais vu allonger les
pieds au milieu de ses Compagnons, de manière à gêner l'un d'eux. Il honorait
celui qui entrait chez lui. Il lui arrivait même d'étaler pour lui son manteau,
ou de lui donner l'oreiller sur lequel il était adossé et de l'inviter à s'y
asseoir s'il refusait. Il surnommait ses Compagnons et les appelait par leurs
meilleurs noms pour les honorer. Il ne coupait jamais la parole à quiconque
avant que celui-ci s'arrête de parler ou se lève pour s'en aller.
Anas (quÂ’Allah soit satisfait de lui)
disait:
"Lorsqu'on lui apportait un cadeau,
le Prophète (BP sur lui) disait : Portez-le à la maison d'une telle, car elle
était une amie de Khadîja ; elle aimait Khadîja".
Aïcha [qu'Allah soit satisfait d'elle] disait:
"Je n'étais jalouse d'aucune femme
autant que de Khadîja en raison de ce que je l'ai entendu dire d'elle. Il lui
arrivait d'immoler une chèvre et de la donner en cadeau à ses amies. Un jour,
sa sœur (de Khadîja) a demandé qu'il la reçoive et il a été réjoui par elle. Un
autre jour il a aimablement reçu une femme et l'a longuement interrogé sur sa
situation. Après son départ, il a dit : Elle venait nous voir du vivant de
Khadîja. Or, la fidélité au pacte fait partie de la Foi".
De même, il était attentif et bienveillant
avec les gens de sa lignée, mais sans les préférer à ceux qui ont du mérite.
Abû Qatâda (qu’Allah soit satisfait de lui) rapporte ceci :
"Quand la délégation du Négus
(al-Najâchî) est venu à Médine, le Prophète (BP sur lui) se leva pour les
servir. Ses Compagnons lui dirent : nous pouvons assumer cette tâche à ta
place. Il leur dit : Ils ont honoré nos Compagnons et j'aime les
récompenser".
Abû Umâma (qu’Allah soit satisfait de lui)
rapporte ceci :
"L'Envoyé d'Allah (BP sur lui) est
sorti vers nous et nous nous sommes levés. Il nous a dit alors : Ne vous levez
pas comme le font les non-Arabes pour s'honorer les uns les autres".
Il a dit également :
"Je ne suis qu'un serviteur qui mange
comme tout serviteur, et je m'assoies comme s'asseoit tout serviteur".
Il montait également à dos d'âne, montait à deux sur le dos d'une monture,
rendait visite aux démunis, tenait compagnie aux pauvres, se mêlait à ses
Compagnons et s'asseyait là où il y avait une place.
De même l'Envoyé d'Allah (BP sur lui) a accompli un pèlerinage à dos de chameau
avec une selle usée, sur laquelle il y avait une couverture qui ne valait pas
quatre Dirhams. II a dit à cette occasion : "C'est un pèlerinage sans la
moindre hypocrisie ni ostentation".
Quand il a conquis la Mecque, il y entra
la tête tellement baissée sur sa monture qu'elle touchait presque le bois placé
devant la selle, par modestie envers Allah.
Il gardait souvent le silence et ne parlait
pas inutilement. II se détournait également de celui qui proférait de mauvais
propos. Son rire était du sourire et son discours était tranchant, là où il n'y
a ni indiscrétion ni insuffisance. Le rire de ses Compagnons en sa présence
était du sourire, par égard pour lui et par conformité à lui. Les séances qu'il
tenait étaient des séances de magnanimité, de bien et de fidélité, où les voix
ne s'élevaient point et où on ne portait pas atteinte aux honneurs. Quand il
parlait, ses Compagnons présents baissaient la tête en restant immobiles et
silencieux. Quand il se déplaçait, il marchait en entier et on savait en le
regardant marcher qu'il n'était ni las, ni paresseux.
Ibn Abû Hâla (qu’Allah soit satisfait de
lui) disait :
"Il gardait le silence pour quatre
choses par magnanimité, par prudence, par égard et par réflexion".
Aïcha [qu'Allah soit satisfait d'elle] disait :
"Quand il
parlait d'une chose ses mots pouvaient être comptés".
II aimait le parfum et les bonnes odeurs
et en usait beaucoup. Toutes les richesses de la vie d'ici-bas lui ont été
offertes, mais il s'est détourné de leurs attraits et mourût en ayant son
bouclier hypothéqué chez un juif en échange de dépenses en faveur des siens.
Catégorie :
ENSEIGNEMENTS DU PROPHETE