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 Le succès et la réussite dans l'autre vie

23/9/2008

 


Le succès et la réussite dans l'autre vie


Le Prophète  a dit :

[rapporté par Ibnou Hibban et Al-Bayhaqiyy] ce qui signifie : "Celui qui veut être éloigné de l'enfer et entrer au paradis, qu'il fasse en sorte de mourir en ayant la croyance en Allah et en le jour dernier et en ayant agi envers les gens comme il aimerait qu'on agisse envers lui".

Ce hadith comporte des choses et des significations précieuses. Celui qui veut être sauvé de l'enfer et se retrouver au paradis doit agir conformément à la parole du Prophète , croire en Allah et en le jour dernier, c'est-à-dire persévérer dans la croyance en Allah et en le jour dernier jusqu'à la mort avec tout ce que la croyance comporte et ce qui en découle. Et puis agir envers les gens comme il aimerait que les gens agissent envers lui, c'est-à-dire qu'il agisse en bien envers les gens, avec le bon comportement et les caractères louables comme il aimerait qu'ils agissent envers lui. Les gens aiment qu'on leur pardonne et qu'on agisse bien avec eux, qu'on les croit, qu'on ne fraude pas avec eux, qu'on ne les trahisse pas et qu'on n'agisse pas envers eux avec ruse et tromperie. Mais le plus souvent, quand on voit les gens agir les uns envers les autres, ce n'est pas de cette façon, avec de bonnes manières comme ils aimeraient que les autres agissent envers eux.

Le Prophète  a dit :

[rapporté par Abou Dawoud] ce qui signifie : "Les croyants dont la foi est la plus complète sont ceux qui ont le meilleur comportement".

Et que Allah fasse miséricorde à l'Imam Zaynou l-^Abidin ^Aliyy Ibnou l-Houçayn, que Allah l'agrée, que l'on surnomme As-Sajjad (Le Prosterné). Il était parmi les meilleurs quant au comportement et parmi les gens les plus généreux. Il était respecté du fait de son état exceptionnel. Un homme un jour l'a humilié de plein front et Zaynou l-^Abidin s'est tu, n'a rien répondu et n'a pas pris de revanche. Puis l'homme lui a dit : "Eh ! C'est à toi que je parle". Alors Zaynou l-^Abidin lui a répondu : "C'est sur toi que je ferme les yeux". C'est-à-dire : je me tais exprès et ne te réponds pas de même. Lorsque cet homme a vu un tel comportement de Zaynou l-^Abidin, il regretta et s'en voulut. Puis il a blâmé ses passions et s'est excusé auprès de l'imam.

Source: islamsunnite.over-blog.com

 

Catégorie : ENSEIGNEMENTS DU PROPHETE

 "Tourne ta langue sept fois dans ta bouche"

7/7/2008

 

"Tourne ta langue sept fois dans ta bouche..."

 

Le Messager dÂ’Allah (swallallâhou ‘alayhi wasallam) a dit : « Celui qui croit en Allah et au Jour Dernier, quÂ’il dise du bien ou quÂ’il se taise ! Â» (Boukhari)

 Mon frère, ma sœur,

 Tu lÂ’as maintes fois entendu : « CÂ’est important de faire attention à ce que tu dis ! Â» Le Hadith ci-dessus ne nous donne finalement le choix quÂ’entre 2 choses : une parole de bien ou le silence. Ce sont 2 belles choses après lesquelles il nÂ’y a pas de 3ème !

CÂ’est pourquoi un frère me dit souvent : « Si ce que tu as à dire nÂ’est pas plus beau que le silence, alors tais-toi ! Â»

 Assure-toi alors que ce que tu vas dire est une parole utile et une parole de bien ! CÂ’est lorsque ces précautions essentielles ne sont pas prises que lÂ’on assiste malheureusement à une dégradation dans les relations sociales entre les gens : mentir, médire, calomnier, colporter, trahirÂ…

 Il est donc nécessaire que lÂ’on sÂ’abstienne de toute parole mensongère, mauvaise et futile !

 DÂ’ailleurs, à ce propos, peut-être as-tu déjà entendu lÂ’histoire des 3 filtres ? Histoire  que jÂ’ai lue il y a quelques jours et qui mÂ’a fait beaucoup réfléchir :

« Il était une fois, à l’époque des califes abbassides, dans la capitale musulmane Bagdad, un grand savant connu pour sa sagesse. Cet homme avait passé toute sa vie à étudier le Coran et les paroles du Prophète (swallallâhou ‘alayhi wasallam) et il était très pieux.

 Jamais on ne lÂ’entendait dire du mal de quelquÂ’un, se moquer de quelquÂ’un ou encore répéter des paroles inutiles. Tout le monde lÂ’aimait, car il avait toujours pour les gens quÂ’il rencontrait une parole gentille ou un sourire. Il était également toujours prêt à aider les autres.

 Un jour, lÂ’un de ses voisins vint le trouver et le saluaÂ…

-« Sais-tu ce quÂ’on  vient de me dire à propos de ton ami Abdallah ? Â» poursuivit le voisin.

 -« Attends un peu ! Â» répliqua le savant. « Je vois que tu brûles dÂ’envie de me dire quelque chose. Mais avant que tu ne me le dises, jÂ’aimerai te faire passer un petit test. Cela sÂ’appelle le test des trois filtres ! Â» 

 -« Des trois filtres ? Â» s’étonna le voisin.

 -« Exactement ! Â» poursuivit le savant. « Avant que tu ne me parles de mon ami, ce serait une bonne idée de prendre le temps de filtrer ce que tu as à me dire. Nous allons faire passer ce que tu voulais me dire dans trois filtres. Ce qui en restera, tu pourras me le dire. CÂ’est pourquoi, je lÂ’appelle le test des trois filtres ! Tu es prêt ? Â»

-« Oui ! Â» répondit lÂ’homme, de plus en plus étonné. En effet, il nÂ’avait jamais passé telle épreuve avant de parler !

 -« Commençons ! Â», dit le savant. « Le premier filtre est celui de la vérité. As-tu bien vérifié que ce que tu veux me dire est  vrai ? Â»

 -« Non ! Â» répondit lÂ’homme. « En fait, on vient de me le raconter etÂ… Â»

 -« Bien ! Â» dit le savant. « Donc, tu nÂ’es pas du tout sûr que ce soit vrai.  Le filtre de la vérité ne peut donc garder ce que tu veux me dire.

 Essayons maintenant le second filtre, celui du bien. Est ce que ce que tu voulais me dire sur mon ami est quelque chose de bien ? Â»

 -« Euh, non, au contraireÂ… Â»

 -« Ah ! Â» poursuivit le savant. Â« Donc tu voulais me dire quelque chose de mal sur mon ami, et en plus,  tu nÂ’es pas certain que ce soit vrai ! Je ne sais pas si je vais pouvoir continuer à t Ã©couterÂ…Mais peut être que tu réussiras quand même le test, car il reste encore un  filtre : le filtre de lÂ’utilité ! Ce que  tu veux me dire à propos de mon ami,  me sera-t-il utile ou non ? Â»

 -« Euh, bienÂ…non, pas vraimentÂ… Â»

 -« Alors, Â» conclut le savant. « Si ce que tu voulais me dire, nÂ’est pas vrai, nÂ’est pas bien et nÂ’est même pas utile, ce nÂ’est pas la peine de me le dire, tu ne crois pas ? Les paroles peuvent faire beaucoup de mal, et il ne faut pas les répandre nÂ’importe comment. Une parole qui nÂ’est ni vraie, ni bonne, ni utile ne vaut pas la peine d’être dite. Alors, avant de dire quoi que ce soit ou de répéter ce quÂ’on tÂ’a  raconté, nÂ’oublie pas de soumettre tes paroles au test des trois filtres ! Cela t’évitera certainement des péchés !

 Allah nous dit dans le Coran :

 Â« O vous qui croyez ! Ne vous moquez pas les uns des autres, car il se peut que ceux-ci soient meilleurs que ceux-là. Que les femmes ne se moquent pas les unes des autres, car il se peut que celles-ci soient meilleures que celles-là ! Ne vous calomniez pas les uns les autres, et ne vous donnez pas de sobriquets injurieux. Quel vilain mot que « perversion Â», quand on a déjà la foi. Ceux qui ne se repentent pas, voilà les injustes Â». (S. 49 / V. 11)

 Le Très Haut dit aussi : « Ã” vous qui avez cru ! Si un pervers vous apporte une nouvelle, alors cherchez la preuveÂ… Â» (S. 49 / V. 6)

Assure-toi alors avant tout, mon frère, ma sœur, que ce que tu vas dire est vérifié, et nÂ’est pas tout simplement la récolte de choses entendues ici et là !

 Et le Prophète (swallallâhou ‘alayhi wassallam)  a dit : « Il suffit à lÂ’homme d’être considéré menteur à partir du moment où il rapporte tout ce quÂ’il a entendu Â»  (Boukhari)

Le voisin, un peu confus, rentra chez lui, et réfléchit longuement aux paroles du savant. Effectivement, ce quÂ’il avait voulu raconter n’était même pas vérifié, mais plutôt la récolte de choses entendues ici et là ! Bref, il avait reçu une bonne leçon et depuis ce jour, il étonna ses voisins en cessant d’écouter les bavardages inutiles et en demandant à ceux qui voulaient lui raconter quelque chose : « Attends un peu, ce que tu vas me dire, est ce que cÂ’est vrai ? Est ce que cÂ’est bien ? Est-ce que cÂ’est utile ? Â» Le test des 3 filtres tel quÂ’il lÂ’avait appris !

 Et cÂ’est ainsi que cet homme, dont les gens avaient lÂ’habitude de se méfier à cause de sa mauvaise langue, devint aimé et respecté de tousÂ…

 Mon frère, ma sœur,

 Réfléchis donc avant de parler et  considère : 

Premièrement, ce que tu dis,

Deuxièmement, comment tu le dis,

Troisièmement,  pourquoi tu le dis,

Quatrièmement, à qui tu le dis,

Cinquièmement, quand tu le dis,

Sixièmement, de qui tu le tiens,

Septièmement, ce qui en résultera de tes paroles.

 Bref, il a dit vrai celui qui a dit : « Tourne ta langue sept fois dans ta bouche avant de parler !»

 

Source : http://www.nasiha-islam.com

 

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 Si vous saviez ce que je sais; vous ririez peu et pleureriez beaucoup.

9/11/2007

 

Si vous saviez ce que je sais, vous ririez peu et pleureriez beaucoup...
  

Abou Dharr (radhia Allâhou anhou) dit : Le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) a affirmé : "Certes, je vois ce que vous ne voyez pas et j'entends ce que vous n'entendez pas. Et, certes, le ciel craque – et il est en droit de craquer – Par Celui qui détient ma vie dans Sa main, il n'y a pas dans le ciel un espace de quatre doigts qui ne soit pas occupé par un ange avec le front posé en prosternation devant Allah. Par Dieu, si vous saviez ce que je sais, vous ririez peu et pleureriez beaucoup; vous ne prendriez pas (non plus) plaisir dans l'intimité avec (vos) épouses et vous sortiriez plutôt dans les rues pour implorer à haute voix l'aide de Dieu. (Abou Dharr (radhia Allâhou anhou) ajoute alors : ) "J'aurai aimé être un arbre qui soit coupé (un jour et finisse ainsi son existence)." (Mousnad Ahmad, Tirmidhi, Ibn Mâdjah)

Commentaires :

La mission première de chaque Prophète (alayhis salâm) consiste à communiquer aux autres serviteurs de Dieu les réalités invisibles qui lui sont montrées par le Créateur et à transmettre les commandements et injonctions qui lui sont transmis par voie de Révélation.

Quant à ceux, d'entre leurs communautés et peuples respectifs, qui acceptent d'apporter foi en lui (alayhis salâm), leur responsabilité consiste à reconnaître comme véridique et à croire tout ce qui leur est transmis par ce Prophète (alayhis salâm), pour ensuite bâtir toute leur existence autour des ces énoncés révélés. En effet, la portée des moyens qu'Allah a doté les êtres humains pour l'acquisition et le développement de la connaissance (comme les capacités sensorielles et la raison…) se limitant à ce seul monde visible (ils ne peuvent accéder directement à la dimension de l'Invisible), ceux-ci ne disposent d'aucune autre alternative pour connaître les réalités de l'Autre monde que d'avoir confiance en l'exactitude et la véracité des informations et données transmises par les Prophètes (alayhimous salâm).

Le début du présent Hadith met en valeur une des sagesses liées à cet état de fait : Allah ayant destiné l'humanité à une mission de gérance dans ce monde et la réalisation de celle-ci n'étant possible que si les Hommes sont en mesure de vivre sereinement ici-bas, c'est notamment pour cette raison que les réalités terrifiantes d'al âkhirah (telles que le nombre inouï de créatures complètements soumises à Allah qui peuplent l'immensité des cieux, ou les conditions terribles du Jour Dernier, ou encore les horribles châtiments de la tombe et de l'Enfer …) ont été dissimulées de la plupart des gens.

En effet, comme l'indique le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam), si celles-ci étaient directement accessibles aux capacités sensorielles de chacun, personne ne pourrait plus mener une existence digne de ce nom. Les gens en arriveraient à perdre complètement goût à la vie, à un point tel, comme le souligne le Messager d'Allah (sallallâhou alayhi wa sallam), qu'ils ne seraient même plus en mesure de s'acquitter de leurs devoir conjugaux. C'est toute leur activité quotidienne qui serait ainsi interrompue, leur unique préoccupation étant de se préparer à affronter ce qui les attendent dans al âkhirah, depuis les premières étapes de la tombe jusqu'aux scènes terrifiantes du Jour Final… Et, dans ces conditions, il ne leur serait plus possible de mener à bien la très importante mission qui leur a été confiée.

D'ailleurs, la crainte d'al âkhirah qu'inspirait ces propos du Messager d'Allah (sallallâhou alayhi wa sallam) sur le Compagnon Abou Dharr (radhia Allâhou anhou) qui les rapporte était telle que, parfois, celui-ci disait qu'il aurait aimé être un simple arbre, dont l'existence prendrait définitivement fin lorsqu'il serait coupé (et qui n'aurait ainsi pas à être confronté au jugement et à la rétribution de l'Au-delà).

En ce qui concerne le Messager d'Allah (sallallâhou alayhi wa sallam) (comme pour les autres Prophètes (alayhimous salâm) d'ailleurs), les choses étaient bien différentes : La réalisation de sa mission nécessitait qu'il (sallallâhou alayhi wa sallam) devienne un témoin visuel de bon nombre de réalités de l'Autre Monde. Cependant, dans Sa Sagesse Infinie, Allah a si bien raffermi et renforcé le cœur de Son Messager (sallallâhou alayhi wa sallam) que, malgré tout ce qu'il (sallallâhou alayhi wa sallam) a pu voir et entendre, il (sallallâhou alayhi wa sallam) a continué à mener une existence si parfaite et équilibrée ici-bas, que celle-ci constituera jusqu'au Jour Dernier un modèle et une référence pour l'ensemble de l'espèce humaine…

Le contenu de cette Tradition doit exhorter chaque croyant et croyante à faire un effort permanent pour essayer de vivre respectant les injonctions divines, et ce, par le rappel constant de l'insignifiance de ce monde -dounyâ- (et de tout ce qui y est lié) face à l'immensité de l'Autre –al âkhirah. C'est cette dynamique qui, Incha Allah, permettra à chacun de protéger la vitalité de son cœur et de sa conscience (dont l'un des témoins est la diminution du rire et l'augmentation des pleurs par crainte d'Allah) et contribuera à ce qu'on ne se laisse pas tromper par les attraits et les plaisirs éphémères de ce monde apparent.

(Adaptation française d'un passage du "Ma'ârif oul Hadîth" de Cheikh Mandhoûr Nou'mâni (rahimahoullâh))

 

 

Extrait du site de Mouhammad Patel : http://www.muslimfr.com 

 

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 Les meilleurs hommes (les plus aimés par Allah)

10/10/2007

 

 

 

Les meilleurs hommes ( les plus aimés par Allah )

 

L'Islam est venu pour faire accomplir à l'humanité des pas de géant vers une vie scintillant de vertus et de règles de bienséance. Car, il considère que ces étapes conduisant à ce noble but relèvent de la substance de son Message, et estime que le non respect de ces règles éloigne de sa Foi. C'est dire que la morale n'est pas un luxe dont on peut se passer. Elle est plutôt la source de la vie agréée par la religion qui honore ceux qui la pratiquent. D'autant plus que l'Islam a recensé les vertus et incite ses adeptes à s'attacher à elles une à une.

D'ailleurs, si nous nous mettions à rassembler les paroles du Prophète (BP sur lui) sur la conformité aux nobles caractères moraux, nous finirions par avoir dans les mains un volume sans équivalent du plus grand maître parmi les réformateurs. Mais, avant d'entrer dans les détails au sujet de ces vertus et de mentionner les traditions rapportées à propos de chacune d'elles, nous voulons évoquer une part de son appel vivant en faveur des nobles caractères moraux et des qualités sublimes.

Usâma Ibn Sharîk (qu’Allah soit satisfait de lui) rapporte ceci :

" Pendant que nous étions assis auprès du Prophète (BP sur lui) - qu'Allah lui accorde la Grâce et la Paix - en gardant un silence grave, des hommes sont venus et lui ont demandé : Quel est le serviteur le plus aimé par Allah - qu'Il soit exalté ? Il a dit : Celui qui a le meilleur caractère moral"  [ Rapporté par At-Tabarânî ].

Dans une autre version:

"Quelle est la meilleure chose donnée à l'homme ? Il a dit: Un bon caractère moral" [Rapporté par Ibn Hibbân].

Il (BP sur lui) a dit également :

"L'indécence et l'obscénité n'ont rien à voir avec l'Islam. Et le meilleur musulman parmi les hommes est celui qui a le meilleur caractère"  [ Rapporté par At-Tirmidhî ].

On lui a demandé :"Quel est le croyant dont la Foi est la plus parfaite ? et il a dit :"Celui qui a le meilleur caractère"
[Rapporté par A-Tabarânî ].

`Abdallâh Ibn 'Amr (qu’Allah soit satisfait de lui) rapporte ceci :

"J'ai entendu l'Envoyé d'Allah (BP sur lui) dire : Voulez-vous que je vous indique qui m'est d'entre vous le plus cher, qui sera le plus proche de moi au Jour de la Résurrection ? - et il a répété cela deux ou trois fois - Les gens présents lui ont dit : Oui, ô Envoyé d'Allah. Il leur a dit : Celui d'entre vous qui a le meilleur caractère" [Rapporté par Ahmad ].

Il (BP sur lui) a dit aussi :

" Rien ne pèsera dans la balance du croyant au Jour de la Résurrection comme le bon caractère. Car Allah déteste l'homme obscène et grossier. Et l'homme doté d'un bon caractère atteindra par cette qualité le degré de celui qui jeûne et prie" [Rapporté par Ahmad].

Si une telle déclaration émanait d'un philosophe concerné par l'éthique et la réforme de la morale seulement, cela ne provoquerait pas l'étonnement. Mais, ce qui est extraordinaire, c'est quand elle émane d'un grand fondateur de religion. Car les religions s'appuient, en premier lieu dans leur réalité, sur l'adoration pure.

Or, le Prophète de l'Islam a appelé pour l'observance de nombreux actes d'adoration et instauré un Etat fondé sur un long combat contre des ennemis multiples. Aussi, si malgré l'ampleur des tâches de sa foi et la diversité des aspects de l'action devant ses disciples, il trouve le moyen de leur indiquer que le bon caractère pèsera beaucoup dans leurs balances au Jour de la Résurrection, cela montre clairement la place qu'occupe la bonne morale en Islam.

A vrai dire, si la religion est question de bon caractère entre un homme et un autre, elle est dans sa nature céleste un lien sublime entre l'homme et son Seigneur. Ainsi, les deux cas se ramènent à la même vérité.

Il est vrai qu'il y a des religions qui annoncent qu'embrasser un dogme particulier remet les péchés et qu'accomplir certains actes d'adoration efface les fautes. Mais l'Islam ne le confirme que si le dogme embrassé constitue un axe pour faire le bien et accomplir le devoir, et que si l'adoration proposée conduit à se purifier du mal et à se préparer pour la perfection recherchée. C'est-à-dire que les mauvaises actions ne sont annihilées que par les bonnes actions assumées par l'homme, ce qui lui permet de s'élever vers un niveau meilleur.

Le Prophète (BP sur lui) a tenu à insister sur ces principes justes pour que sa Communauté les assimilent bien, de manière à ce qu'elle ne sous-estime pas la valeur de l'éthique et afin que la valeur des actes cultuels soit rehaussée. Anas (qu’Allah soit satisfait de lui) rapporte que l'Envoyé d'Allah (BP sur lui) a dit :

"Le serviteur peut, grâce à son bon caractère, atteindre les sommets des degrés de la Vie future et les plus sublimes demeures, tout en ayant une adoration faible. Mais il peut, par son mauvais caractère, s'enfoncer dans les abîmes de l'Enfer" [ Rapporté par At-Tabarânî ].

De même, Aïcha [qu'Allah soit satisfait d'elle] rapporte ceci :

"J'ai entendu l'Envoyé d'Allah (BP sur lui) dire : Le fidèle croyant peut, grâce à son bon caractère, atteindre le degré de celui qui jeûne et passe ses nuits dans la prière". Dans une autre version : " Le fidèle croyant peut, grâce à son bon caractère, atteindre les degrés de celui qui prie la nuit et jeûne le jour" [Rapporté par Abû Dâwud].

Ibn 'Omar (quÂ’Allah soit satisfait de lui)  rapporte ceci :

"J'ai entendu l'Envoyé d'Allah (BP sur lui) dire : Le musulman économe dans son adoration peut atteindre le degré de celui qui jeûne et passe ses nuits à prier en récitant les versets d'Allah, et ceci grâce uniquement à son bon caractère et à la noblesse de sa nature" [ Rapporté par Ahmad ].


Abû Hurayra (qu’Allah soit satisfait de lui) rapporte que le Prophète (BP sur lui) a dit:

"la noblesse du croyant c'est sa Foi. Sa grandeur d'âme, c'est son entendement. Et sa lignée, c'est son caractère moral" [ Rapporté par Al-Hâkim ].

 De même Abû Dhar (quÂ’Allah soit satisfait de lui)  rapporte qu'il (BP sur lui) a dit :

"L'homme qui a réussi est celui qui a voué son cœur sincèrement à la Foi, qui a rendu son cœur sain, sa langue véridique, son âme apaisée et son naturel droit" [ Rapporté par Ibn Hibbân ].

Dans la société, le bon caractère n'est pas fondé à coup d'enseignements prescrits, de simples ordres ou d'interdictions. Car il ne suffit pas, pour imprégner les âmes de vertus, que le maître dise à l'élève : Fais cela ou ne fais pas cela. En effet, l'éducation utile exige une longue initiation et des soins continus. En plus, aucune éducation ne réussit que si elle s'appuie sur un bon modèle. Ainsi, l'homme mauvais ne peut laisser un bon effet sur les âmes autour de lui. On ne peut attendre un bon effet que de celui vers lequel les regards se tournent pour être saisis par sa politesse et ravis par sa noblesse. Alors, par admiration pour ses qualités, les regards s'inspirent de son attitude et par amour sincère ils suivent ses traces. C'est dire que, pour que le suiveur acquiert beaucoup de vertus, il faut que celui qui est suivi comme modèle en possède davantage.
Or, le Prophète de l'Islam était au milieu de ses Compagnons (qu’Allah soit satisfait d’eux) un modèle suprême pour l'éthique à laquelle il appelait. En effet, il enracinait cette morale sublime chez ses Compagnons d'abord par son noble comportement et ensuite par ses sagesses et ses exhortations.

A ce sujet, `Abdallâh Ibn 'Amr (quÂ’Allah soit satisfait de lui)  disait :

"L'Envoyé d'Allah (BP sur lui) n'était ni grossier ni obscène. Il disait : Les meilleurs d'entre vous sont ceux qui possèdent le meilleur caractère" [ Rapporté par Al-Bukhârî ].

Anas (quÂ’Allah soit satisfait de lui) rapporte pour sa part :

"J'ai servi le Prophète (BP sur lui) pendant dix années. Par Allah ! Il ne m'a jamais dit : Ouf ! et ne m'a jamais interpellé en ces termes : Pourquoi as-tu fait cela ? ou tâches de faire cela ?" [ Rapporté par Muslim ].


Anas (qu’Allah soit satisfait de lui) disait également : "Il arrivait qu'une femme prenait la main de l'Envoyé d'Allah (BP sur lui) et le conduisait là où elle voulait. De même, quand un homme se mettait en face de lui et lui serrait la main, il ne la retirait pas avant que cet homme ait retiré la sienne et il ne détournait pas son visage avant que cet homme ne le fisse. De même, on ne l'a jamais vu adopter une position assise hautaine en présence d'un visiteur"
[ Rapporté par At-Tirmidhî ].


De son côté Aicha 
[qu'Allah soit satisfait d'elle] disait :

"Chaque fois qu'il avait à choisir entre deux choses, l'Envoyé d'Allah (BP sur lui) optait pour la plus aisée, tant qu'elle ne comportait pas de péché. Si cette chose comportait un péché, il était d'entre les hommes celui qui s'en éloignait le plus. De même, l'Envoyé d'Allah (BP sur lui) n'a jamais sévi pour lui-même. Il ne sévissait que lorsqu'une prescription divine était violée. De même, l'Envoyé d'Allah (BP sur lui) n'a jamais frappé de sa main aucune chose, ni femme, ni serviteur, sauf quand il combattait dans le chemin d'Allah" [Rapporté par Muslim].


Anas (quÂ’Allah soit satisfait de lui) disait aussi:

"Je marchais à côté de l'Envoyé d'Allah qui portait un manteau avec des bordures dures. Un homme l'a rattrapé et l'a tiré brutalement vers lui, au point que j'ai vu les traces laissées par les bordures du manteau sur le cou de l'Envoyé d'Allah. L'homme lui a dit : Ô Muhammad ! ordonne en ma faveur une part de l'argent dont tu disposes ! l'Envoyé d'Allah s'est tourné vers lui, a souri et il a ordonné une part pour lui" [ Rapporté par Al-Bukhârî ].


Aïcha
[qu'Allah soit satisfait d'elle] rapporte que l'Envoyé d'Allah (BP sur lui) a dit :

"Allah est bienveillant et aime la bienveillance. Il donne pour la bienveillance ce qu'Il ne donne pas pour la violence ou pour toute autre chose" [ Rapporté par Muslim].

Dans une autre version : "Chaque fois que la douceur se trouve dans une chose elle l'anoblit, et chaque fois qu'elle y est arrachée elle l'altère".

Jarîr rapporte que le Prophète (BP sur lui) a dit :

" Allah - qu'Il soit exalté et magnifié - donne pour la bienveillance ce qu'Il ne donne pas pour la stupidité. Et quand Allah aime un serviteur, Il lui donne la bienveillance. Chaque fois que les gens d'une maison sont privés de la bienveillance, ils sont privés de tout le bien" [ Rapporté par At-Tabarânî ].

On a interrogé `Aïcha - qu'Allah soit satisfait d'elle :

" Que faisait l'Envoyé d'Allah quand il était chez lui ? Elle a répondu : Il était au service des membres de sa famille. Quand sonnait l'heure de la prière, il faisait ses ablutions et sortait pour l'accomplir".

 `Abdallâh Ibn Harith rapporte : "Je n'ai jamais vu un homme plus souriant que l'Envoyé d'Allah (BP sur lui) " [Rapporté par Muslim].

Anas (quÂ’Allah soit satisfait de lui) disait :

"De tous les hommes, l'Envoyé d'Allah était celui qui avait le meilleur caractère. J'avais un jeune frère  surnommé Abû Umayr qui avait un oiseau malade appelé al-Nughayr. Or, l'Envoyé d'Allah cajolait ce jeune enfant et lui disait : ô Abû Omayr ! qu'a fait al-Nughayr ?" [ Rapporté par Al-Bukhârî ].

Parmi ses qualités bien connues, l'Envoyé d'Allah (BP sur lui) était généreux et ne refusait jamais quelque chose. Il était courageux et ne revenait jamais sur un droit. Il était juste et ne manquait jamais d'équité dans son jugement. II était véridique et loyal dans tous les moments de sa vie.

Allah ordonne, d'ailleurs, aux musulmans de se conformer à ses hautes qualités et à ses nobles vertus :

"Vous avez dans l'Envoyé d'Allah un beau modèle pour celui qui aspire à Dieu et au jour du Jugement et qui invoque beaucoup Dieu". [Sourate 33. Al-Ahzâb - les Coalisés - verset 21]


Le Qadi 'Iyâdh disait:

" Le Prophète (BP sur lui) était le meilleur des hommes, le plus généreux des hommes, le plus courageux des hommes. Une nuit les habitants de Médine furent alerté par un bruit. Certaines personnes sont allées vers la source de ce bruit. Mais l'Envoyé d'Allah (BP sur lui) les a croisés à son retour, après avoir été le premier à arriver sur les lieux et vérifier qu'il s'agissait d'une jument détachée d'Abû Talha qui avait une épée plantée au collier. Il a dit alors à ces personnes : N'ayez crainte".

Alî (qu’Allah soit satisfait de lui) disait : "Au comble de la bataille nous nous protégions derrière l'Envoyé d'Allah (BP sur lui) qui se trouvait le plus exposé face à l'ennemi".

Jâbir Ibn `Abdallâh (quÂ’Allah soit satisfait de lui)  disait: "On n'a jamais rien demandé au Prophète (BP sur lui) et qu'il ait répondu par : non".

Son épouse Khadîja  [qu'Allah soit satisfait d'elle] lui a dit un jour : "Tu supportes le plus dur, tu donnes au plus démuni et tu assistes dans les moments les plus difficiles". On lui a apporté un jour soixante-dix mille Dirhams qu'on a mis sur un paillasson. Il s'est levé et les a distribués jusqu'au dernier centimes, sans renvoyer un seul demandeur.

Un jour un homme vint lui demander un peu d'argent. Il lui dit: "Je n'ai rien, mais emprunte en mon nom et quand nous aurons quelque chose nous le réglerons". 'Omar (qu’Allah soit satisfait de lui) lui dit: "Allah ne t'a pas chargé de ce que tu ne peux supporter". Le Prophète (BP sur lui) n'a pas aimé cela. Un homme des Ansârs (auxiliaires) se leva et dit : "Ô Envoyé d'Allah ! Dépense et ne crains pas une raréfaction de don de la part du Maître du Trône". L'Envoyé d'Allah (BP sur lui) sourit, son visage s'illumina et il dit : "C'est ainsi qu'on m'a ordonné de faire" .

De même l'Envoyé d'Allah (BP sur lui) s'employait à rapprocher ses Compagnons et à ne pas les diviser. Il honorait le plus illustre de chaque groupe et lui confiait sa direction. Il mettait aussi les gens en garde et s'en méfiait, mais sans en priver aucun de son sourire et de son bon caractère. Il s'enquerrait de la situation de ses Compagnons et accordait à ses visiteurs une place de mérite, de sorte que chacun d'eux pensait qu'il était le plus honoré auprès de lui.

Il était patient avec son visiteur, jusqu'à ce qu'il partait de son plein gré. Celui qui lui demandait quelque chose ne partait jamais sans cette chose ou au moins avec des paroles apaisantes. Sa bonté et sa libéralité ont gagné les gens, au point qu'il était un père pour eux et qu'ils sont devenus égaux en droit auprès de lui. Il était toujours souriant, de nature simple, facilement abordable, ni grossier, ni dur, ni criard, ni obscène, ni réprobateur, ni distributeur de compliments. Il fermait les yeux devant ce qu'il n'aimait pas et son visiteur ne désespérait jamais de lui.

Aïcha [qu'Allah soit satisfait d'elle] disait :

"Personne n'avait de meilleur bon caractère que l'Envoyé d'Allah (BP sur lui), jamais aucun de ses Compagnons ou des membres de sa Famille ne l'avait appelé sans qu'il ne répondisse par : je suis à toi".

Jarir Ibn Abdallâh (qu’Allah soit satisfait de lui) disait :

"Jamais l'Envoyé d'Allah (BP sur lui) ne s'est détourné de moi depuis que j'ai embrassé l'Islam. Il souriait chaque fois qu'il me voyait".

Il plaisantait avec ses Compagnons, se mêlait à eux et les ménageait. Il jouait avec leurs enfants et les mettait sur ses genoux. II répondait à la demande de l'homme libre, de l'esclave, de la servante et du déshérité, rendait visite aux malades au fin fond de Médine et acceptait l'excuse de celui qui la présente.

Anas (quÂ’Allah soit satisfait de lui) disait :

"Jamais l'Envoyé d'Allah (BP sur lui) n'a détourné la tête face à un homme qui lui parlait en confidence à l'oreille avant que cet homme ne détourne la tête le premier. Jamais il n'a retiré sa main à un homme qui la lui serrait avant que celui-ci ne retire la sienne. En plus, il commence toujours par saluer celui qu'il rencontre et serre le premier la main de ses Compagnons".

De même, on ne l'a jamais vu allonger les pieds au milieu de ses Compagnons, de manière à gêner l'un d'eux. Il honorait celui qui entrait chez lui. Il lui arrivait même d'étaler pour lui son manteau, ou de lui donner l'oreiller sur lequel il était adossé et de l'inviter à s'y asseoir s'il refusait. Il surnommait ses Compagnons et les appelait par leurs meilleurs noms pour les honorer. Il ne coupait jamais la parole à quiconque avant que celui-ci s'arrête de parler ou se lève pour s'en aller.

Anas (quÂ’Allah soit satisfait de lui) disait:

"Lorsqu'on lui apportait un cadeau, le Prophète (BP sur lui) disait : Portez-le à la maison d'une telle, car elle était une amie de Khadîja ; elle aimait Khadîja".

Aïcha [qu'Allah soit satisfait d'elle] disait:

"Je n'étais jalouse d'aucune femme autant que de Khadîja en raison de ce que je l'ai entendu dire d'elle. Il lui arrivait d'immoler une chèvre et de la donner en cadeau à ses amies. Un jour, sa sœur (de Khadîja) a demandé qu'il la reçoive et il a été réjoui par elle. Un autre jour il a aimablement reçu une femme et l'a longuement interrogé sur sa situation. Après son départ, il a dit : Elle venait nous voir du vivant de Khadîja. Or, la fidélité au pacte fait partie de la Foi".

De même, il était attentif et bienveillant avec les gens de sa lignée, mais sans les préférer à ceux qui ont du mérite. Abû Qatâda (qu’Allah soit satisfait de lui) rapporte ceci :

"Quand la délégation du Négus (al-Najâchî) est venu à Médine, le Prophète (BP sur lui) se leva pour les servir. Ses Compagnons lui dirent : nous pouvons assumer cette tâche à ta place. Il leur dit : Ils ont honoré nos Compagnons et j'aime les récompenser".

Abû Umâma (qu’Allah soit satisfait de lui) rapporte ceci :

"L'Envoyé d'Allah (BP sur lui) est sorti vers nous et nous nous sommes levés. Il nous a dit alors : Ne vous levez pas comme le font les non-Arabes pour s'honorer les uns les autres".

Il a dit également :

"Je ne suis qu'un serviteur qui mange comme tout serviteur, et je m'assoies comme s'asseoit tout serviteur".


Il montait également à dos d'âne, montait à deux sur le dos d'une monture, rendait visite aux démunis, tenait compagnie aux pauvres, se mêlait à ses Compagnons et s'asseyait là où il y avait une place.
De même l'Envoyé d'Allah (BP sur lui) a accompli un pèlerinage à dos de chameau avec une selle usée, sur laquelle il y avait une couverture qui ne valait pas quatre Dirhams. II a dit à cette occasion : "C'est un pèlerinage sans la moindre hypocrisie ni ostentation".

Quand il a conquis la Mecque, il y entra la tête tellement baissée sur sa monture qu'elle touchait presque le bois placé devant la selle, par modestie envers Allah.

Il gardait souvent le silence et ne parlait pas inutilement. II se détournait également de celui qui proférait de mauvais propos. Son rire était du sourire et son discours était tranchant, là où il n'y a ni indiscrétion ni insuffisance. Le rire de ses Compagnons en sa présence était du sourire, par égard pour lui et par conformité à lui. Les séances qu'il tenait étaient des séances de magnanimité, de bien et de fidélité, où les voix ne s'élevaient point et où on ne portait pas atteinte aux honneurs. Quand il parlait, ses Compagnons présents baissaient la tête en restant immobiles et silencieux. Quand il se déplaçait, il marchait en entier et on savait en le regardant marcher qu'il n'était ni las, ni paresseux.

Ibn Abû Hâla (qu’Allah soit satisfait de lui) disait :

"Il gardait le silence pour quatre choses par magnanimité, par prudence, par égard et par réflexion".

Aïcha [qu'Allah soit satisfait d'elle] disait :

"Quand il parlait d'une chose ses mots pouvaient être comptés".

II aimait le parfum et les bonnes odeurs et en usait beaucoup. Toutes les richesses de la vie d'ici-bas lui ont été offertes, mais il s'est détourné de leurs attraits et mourût en ayant son bouclier hypothéqué chez un juif en échange de dépenses en faveur des siens.

 

 

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 Nous devons contrôler notre colère !

2/10/2007

 



NOUS DEVONS CONTROLER  NOTRE COLERE...!!!

Selon Aboû Horeîra (que Dieu soit satisfait de lui), un homme dit au Prophète (à lui, bénédiction et salut):
«Fais-moi une recommandation» (religieuse), celui-ci répondit:
«Ne te mets pas en colère».
L'homme revint à la charge plusieurs fois. Le Prophète dit (à chaque fois):
«Ne te mets pas en colère».
(rapporté par Al Boukhari)

Le musulman se distingue par son bon caractère. Il fait preuve de mansuétude et de pudeur, et se montre humble et affectueux avec les gens. Ainsi il est endurent, il s’abstient de faire du mal aux gens, il pardonne alors qu’il est en position de force, il se montre patient dans la difficulté, il refoule sa colère lorsqu’on s’en prend à lui ou lorsqu’on l’irrite, et il est jovial quelques soient les circonstances.

C’est ce que le Messager de Dieu (aws) a recommandé à ce compagnon qui lui demanda conseil. Il lui a donc fait une recommandation par le biais d’une proposition brève : « Ne te mets pas en colère ! »

Al Hassan El Basri a dit : « Celui qui possède quatre qualités, Dieu le protégera contre Satan et il n’entrera pas en Enfer : La maîtrise de soi en cas d’envie, de peur, de désir et de Colère. »


On constate dans le hadith que le Croyant qui questionna le Messager de Dieu reçut cette réponse « ne te mets pas en colère », il comprit la recommandation du prophète et l’accepta. Cependant, il réitéra sa question plusieurs fois, comme s’il n’était pas satisfait de la réponse et qu’il la jugeait insuffisante… Ce qu’il recherchait c’était une recommandation plus profonde et plus utile, afin d’atteindre son but, à savoir l’accès au Paradis. Mais le messager de Dieu n’ajouta rien à sa recommandation, et il l’a répéta plusieurs fois…

C’est à ce moment là que ce croyant censé s’aperçut des raisons de l’insistance du Messager de Dieu, et comprit son but et son dessein.

D’après une version de hadith qu’on trouve chez l’imam Ahmad, ce compagnon a dit :
« Après ce que m’avait dit le prophète, j’ai réfléchi. C’est alors que je me suis aperçu qu’en effet la colère renfermait tous les maux. » Cela signifiait que s’il ne se mettait pas en colère, il renoncerait à tous les maux et obtiendrait tout le bien.


Le fait de se soumettre à la colère symbolise la faiblesse de l’homme, combien même posséderait-il des bras robustes et un corps resplendissant de santé.
El boukhari et Muslim rapportent d’après Abou Horeyra
«Le messager de Dieu a dit : « le fort n’est pas celui qui terrasse les gens dans la lutte, mais le fort est celui qui reste maître de lui-même dans la colère. »


 

 

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